Les États-Unis ont saisi le pétrolier Olina dans la Caraïbe, au motif qu’il s’agirait d’un navire appartenant à une « flotte fantôme » (« shadow fleet ») sous sanctions, soupçonné de transporter du pétrole vénézuélien et russe frappé d’embargo, en violation des régimes de sanctions américains et alliés.
Justification officielle immédiate
Les autorités américaines décrivent l’Olina comme un pétrolier de « flotte fantôme » ou « flotte de l’ombre », soupçonné de transporter du pétrole sous embargo et d’avoir tenté d’échapper aux forces américaines après avoir quitté le Venezuela.
La secrétaire à la Sécurité intérieure (DHS), Kristi Noem, et le Commandement Sud des États-Unis ont présenté l’arraisonnement comme une opération visant à faire respecter le droit américain et international, à couper les financements d’activités illicites – y compris le narcoterrorisme – et à « éliminer ces sources de financement ».
Statut de sanctions du navire Olina
Le navire, qui naviguait auparavant sous le nom Minerva M, figure sur plusieurs listes de sanctions nationales, notamment celles des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Union européenne, du Canada, de la Suisse, de l’Australie et d’autres pays, pour le transport de pétrole russe et le recours à des pratiques maritimes à haut risque.
Les registres du gouvernement américain indiquent qu’il a été ajouté à la liste des sanctions américaines en janvier 2025, dans le cadre des mesures ciblant les exportations de pétrole russe et, plus largement, la « flotte fantôme » utilisée pour contourner le plafonnement des prix du pétrole décidé par le G7+ et d’autres restrictions.
Lien avec le Venezuela et la campagne caribéenne
L’Olina a été intercepté dans la mer des Caraïbes après avoir quitté le Venezuela et constitue le cinquième pétrolier sous sanctions saisi dans la région dans le cadre de la campagne américaine actuelle visant à faire pression sur Caracas et à enrayer les exportations de pétrole sous sanctions.
Les responsables présentent ces saisies comme faisant partie d’un effort plus large de blocus et d’application des sanctions autour du Venezuela, combinant des mesures contre les flux de pétrole vénézuélien et russe recourant à des structures de transport opaques et à des pavillons de complaisance.
Objectifs stratégiques affichés par Washington
Les déclarations américaines mettent en avant trois objectifs principaux : faire respecter les sanctions contre la Russie et le Venezuela, perturber la logistique des flottes de l’ombre qui sapent les embargos occidentaux, et envoyer un signal clair indiquant que les pétroliers sanctionnés ne peuvent pas compter sur des pavillons de complaisance ou des structures de propriété opaques pour éviter une interception.
L’affaire de l’Olina est utilisée publiquement pour avertir les armateurs, assureurs et affréteurs que toute implication avec des navires ou cargaisons sous sanctions expose à un risque élevé de saisie et de poursuites judiciaires.




