En ouvrant le Salon international de l’Agriculture 2026 au pavillon des Outre-mer, le Président de la République a adressé un signal politique fort aux territoires ultramarins. Dans un contexte marqué par la vie chère, la concurrence internationale et les défis climatiques, Emmanuel Macron a détaillé quatre axes stratégiques destinés à renforcer la résilience, la compétitivité et la souveraineté productive des filières agricoles ultramarines.
Consolider les filières historiques et accélérer la diversification
Les filières structurantes – banane, canne-sucre-rhum, élevage et pêche – demeurent un pilier économique et social majeur, notamment en Martinique et en Guadeloupe. Le Président a réaffirmé le maintien des soutiens européens, en particulier via le programme POSEI, tout en appelant à une montée en gamme et à une meilleure valorisation locale.
Il a également insisté sur la nécessité d’accélérer la diversification agricole : développement des fruits et légumes locaux, transformation agroalimentaire, circuits courts et autonomie alimentaire. L’objectif affiché est de réduire la dépendance aux importations tout en créant davantage de valeur ajoutée sur place.
Renforcer la souveraineté alimentaire et productive
Face aux tensions géopolitiques et à l’augmentation des coûts logistiques, la souveraineté alimentaire des Outre-mer a été présentée comme un enjeu stratégique. Les territoires ultramarins restent fortement dépendants des importations pour leur consommation courante.
Le chef de l’État a évoqué un renforcement des dispositifs d’accompagnement à l’investissement, notamment pour les infrastructures de transformation, de stockage et de distribution, afin de favoriser un modèle davantage orienté vers la production et la transformation locales.
Adapter l’agriculture ultramarine au changement climatique
Les Outre-mer sont en première ligne face aux effets du dérèglement climatique : cyclones, sécheresses, érosion des sols ou prolifération des sargasses. Un plan d’adaptation spécifique a été évoqué, intégrant le soutien à l’innovation variétale, l’irrigation raisonnée et la transition agroécologique.
Le renforcement des dispositifs assurantiels face aux catastrophes naturelles a également été mentionné, dans un contexte où le régime d’indemnisation fait l’objet d’alertes récurrentes sur sa soutenabilité financière.
Structurer les filières et renforcer l’attractivité des métiers




