La situation créée par la présence de Donald TRUMP à la tête de l’une des deux plus grandes puissances mondiales rappelle que les crises expriment souvent le refus du passé de laisser place à l’avenir.
Il ne viendrait certes à l’esprit à personne de s’incliner devant les procédés inadmissibles de ce président; mais sa politique doit conduire le reste du monde à des changements importants de comportement dans au moins deux domaines.
- la place des exportations dans l’équilibre économique d’un pays
- le type de développement que doivent choisir les pays les moins industrialisés de la planète, mais aussi tous les autres, notamment la France.
D’abord la place du commerce international dans l’équilibre économique d’un pays.
Qu’il s’agisse de ce que l’on vend ou de ce que l’on achète à l’étranger, il est dangereux de trop faire dépendre les revenus d’un pays d’un contexte international que l’on ne maîtrise jamais.
Du jour au lendemain, des fournisseurs ou des clients peuvent faire défaut et vous priver de ressources sur les quelles vous comptiez pour satisfaire les besoins de votre population.
La priorité doit être donnée à la production locale pour satisfaire au maximum les besoins locaux, notamment en matière culturelle, alimentaire, sanitaire et énergétique; les échanges internationaux doivent rester limités à ce qui n’est pas vital.
En conséquence, et c’est la deuxième leçon, il est imprudent, pour des dirigeants de quelque pays que ce soit, de faire de la consommation le moteur essentiel de l’activité économique.
Non seulement une telle politique conduit forcément à la dépendance extérieure, parce qu’aucun pays ne peut tout produire, mais surtout nous avons sous les yeux les dérives auxquelles conduit l’exacerbation de la consommation, génératrice de demandes jamais totalement satisfaites, et donc de frustrations dangereuses pour la paix sociale.
Donald Trump nous rappelle incidemment que pour qu’une politique économique réussisse sur le long terme, elle doit être fondée sur le travail local de tous, et une juste répartition des résultats de l’activité de chacun.
Quant à l’environnement, il a tout à y gagner.
Maurice Laouchez
MANMAY AN NOU GADÉ DOUVAN




