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    Home » Le management Maori : 5 principes inspirants pour un leadership plus humain
    Tribunes

    Le management Maori : 5 principes inspirants pour un leadership plus humain

    mars 7, 2024Aucun commentaire
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    Le modèle de management Maori, fondé sur la tradition et l’harmonie, propose une vision inspirante du leadership. Voici 5 principes clés pour cultiver un leadership humain, connecté et tourné vers l’avenir.
    Par Thierry Picq,Dimitri Raffoux,Elodie Piaskowski – Source : www.hbrfrance.fr
    Si les All Blacks, l’équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV, représentent un modèle admiré dans le monde du ballon ovale, que connaissons-nous de leur modèle de leadership, issue d’une tradition ancestrale mais toujours présent aujourd’hui ? Des études réalisées en Nouvelle-Zélande permettent de dresser la liste des 5 principes fondateurs au cœur du modèle de management Maori. Ces principes peuvent inspirer les entreprises, en cette période où le management est repensé.

    Les principes de management Maori

    1/ Être en bonne santé

    Une des clés pour bien se comporter est d’être bien avec soi-même. Selon les Maoris, il faut donc se sentir en bonne santé à tous les niveaux : physique, mental, émotionnel et spirituel. En effet, être en mauvaise condition physique ou mentale peut amener à des erreurs de jugement et des difficultés à gérer ses émotions lors de situations difficiles, avec des risques de problèmes relationnels avec ses équipes et ses collaborateurs.

    Cependant, un leader ne doit pas être un roc indéfectible. Au contraire, chez les Maoris, les leaders forts ne craignent pas de montrer leur vulnérabilité et leur côté sensible. Dans la communauté maorie, les leaders sont admirés non seulement pour leur compétence professionnelle, mais aussi pour leur capacité à maintenir un bien-être global (« Maori Leadership and Decision Making », de Rachel Wolfgramm, Ella Henry, Robert Pouwhare et Chellie Spiller, 2020).

    2/ Être connecté

    Un bon leader doit être quelqu’un qui apporte du liant et suscite l’appartenance à une communauté. Un chef se dit “rangatira”, étymologiquement dérivé du mot “raranga” qui désigne le tissage et du mot “tira” qui signifie le groupe. Le chef est donc celui qui tisse les liens au sein du groupe. Les Maoris disent qu’un bon leader doit aider à construire un whanaungatanga. Cela signifie, construire une relation sincère et forte avec les autres. D’ailleurs, il n’est pas rare qu’une entreprise soit comparée à un whanau. Ce mot qui signifie “famille”, a pour les Maoris une conception plus large que pour nous.

    Cependant, cela ne signifie pas qu’une seule personne est chargée de toute l’unité d’une équipe. Chacun doit contribuer à la bonne connexion du groupe et est appelé à intervenir à différents moments pour exprimer son leadership et se retirer à d’autres moments. La croyance partagée est que nous faisons tous partie d’un mouvement à travers le temps au service de quelque chose de plus grand que nous (« The Spirit of Māori Leadership », de Selwyn Katene, Huia, 2013).

    3/ Être clair

    Un leader doit être quelqu’un d’honnête, ouvert, transparent et clair. En l’absence de clarté, la méfiance et la suspicion peuvent s’installer. Un leader clair peaufine sa communication et son message afin qu’il soit accessible et diffusable. Il explique bien les choses et est capable de trier des informations complexes et de les rendre claires pour les autres. Il doit être dans une démarche de transmission, et notamment envers ses potentiels successeurs.

    Il est également important pour les Maoris qu’un dirigeant soit capable de reconnaître lorsque les choses ne se déroulent pas comme prévu. Il doit accepter de changer la stratégie qu’il avait énoncée précédemment. Sinon, s’obstiner dans une stratégie signifie qu’il s’agit d’un “projet de vanité”, en d’autres termes, ce serait pour ne pas perdre la face, par égoïsme (« Indigenous Insights into Ethical Leadership : A Study of Māori Leaders », Jarrod Haar, Maree Roche & David Brougham, Journal of Business Ethics, 2019).

    4/ Être enraciné

    Il est très important pour les Maoris de rester connectés à leur culture. Ils attendent donc que les leaders néo-zélandais non-maoris connaissent un minimum la culture de cette communauté et ne se comportent pas comme des colons. On pourrait généraliser cette idée en disant qu’un leader doit être attentif à la culture de ses collaborateurs afin de mieux les comprendre.

    Les valeurs culturelles valorisées dans le modèle de management maori sont en priorité : l’humilité, « manaakitanga » qui désigne la capacité à se soucier du bien-être des autres, le fait d’être pono (sincère), tika (juste), respectueux et enfin “kaitiakitanga”, qui signifie protéger l’environnement.

    5/ Être informé

    Un leader doit multiplier et diversifier au maximum ses sources d’information lors d’une prise de décision. De même, il doit être conscient de ses propres limites. S’il manque de certaines compétences, d’expérience ou de connaissances, il doit s’appuyer sur les autres et apprendre du collectif en permanence. Les Maoris insistent en particulier sur l’importance pour les leaders de développer leurs compétences du management « moderne », au travers d’une éducation financière, de capacités de gouvernance, de maîtrise des technologies et de compréhension des processus d’innovation.

    La place et l’impact de la tradition dans le management moderne

    Ces 5 principes reflètent l’importance accordée à un équilibre entre tradition et modernité, à l’inclusion et la connexion au sein d’une communauté. Le leader est le garant de ces équilibres. Il a un devoir d’humilité, d’honnêteté, de transparence et d’apprentissage permanent au service du bien-être des collaborateurs.

    Un bon leader doit inscrire ses actions dans le concept de Mana. Selon cette croyance spirituelle, tous nos agissements ont des conséquences sur le futur de notre descendance mais aussi envers nos ancêtres. Chacun possède un mana qui est comme une jauge variable de notre prestige : si j’agis mal, mon mana diminue. Si j’agis bien, mon mana augmente. Mais cette jauge dépend aussi des agissements de notre lignée familiale ! « Lorsqu’on rencontre quelqu’un, on sait très rapidement situer son mana », confie Jodhi Warwick-Ponga (« L’odyssée Managériale », étude qualitative d’Élodie Piaskowski et Dimitri Raffoux, 2023).

    Une personne possédant un fort mana est respectée et considérée comme ayant une puissance spirituelle élevée. Le mana peut être acquis par des succès, des compétences, des connaissances, des comportements d’écoute et de respect des autres.

    Pour mieux comprendre les impacts du mana dans les pratiques managériales d’aujourd’hui, Jodhi Warwick-Ponga rapporte un exemple concret. Elle devait gérer le licenciement d’une personne de son équipe qui était très désinvestie. Pour Jodhi, il est inconcevable de se séparer d’une collaboratrice sans chercher à comprendre profondément les raisons de ce désinvestissement. Cela aurait nui à son mana. Elle a donc pris le temps de discuter longuement avec cette personne.

    Au fur et à mesure de la discussion, et face à la gentillesse et l’écoute de Jodhi, la collaboratrice a confié avoir de nombreux soucis personnels et a reconnu ne pas avoir assuré dans son travail. Elle finit par donner sa démission d’elle-même quelques jours plus tard. Même si le résultat est le même, cet exemple montre comment cette croyance en le mana façonne la façon d’agir des Maoris, qui font toujours leur maximum pour considérer l’autre. Le mana se traduit par un leadership plus humain.

    Quelles leçons pouvons-nous retirer des principes de leadership Maori ?

    • L’importance accordée à la santé physique et mentale du management maori peut sembler étrange de prime abord. Et pourtant, prendre soin de soi quand on est manager est essentiel à une heure où les leaders sont souvent fatigués, stressés, voire soumis à des burn-out. Dans des contextes d’incertitude et de changements fréquents, il est d’autant plus essentiel de veiller à son « hygiène personnelle », en veillant à la qualité de son sommeil, de son alimentation, à sa capacité à récupérer, à se ressourcer et gérer son énergie.
    • Un autre enseignement est celui de l’importance accordée à la qualité des liens pour créer une communauté porteuse de sens en soi. « Leadership is a relationship ». Le rôle d’un leader est de susciter l’appartenance, l’adhésion et l’engagement dans un projet collectif, enjeu majeur dans une relation au travail de plus en plus individualisée dans nos sociétés occidentales. Il est intéressant de voir que dans la culture maorie, le leadership peut être partagé, avec du leadership tournant. Cette caractéristique nous rappelle que le leadership n’est pas un statut, un grade, mais un rôle et une contribution à un projet collectif.
    • Dans la description du leadership maori transparaît une quête d’harmonie, avec soi-même, avec les autres, avec la culture ancestrale et avec l’environnement. Un bon rappel sur l’exigence de cohérence que réclament aujourd’hui les jeunes générations à l’entreprise : cohérence entre les promesses et les actes, alignement de la stratégie avec l’opérationnel et attentes exprimées de transparence, de clarté et respect des engagements.
    • Enfin, l’approche maorie propose une vision du management « par les flux », où les actions s’inscrivent dans un temps long, ancrées dans une culture et une histoire et tournées vers une modernité maîtrisée. Les leaders ne sont que des passeurs, soucieux de la transmission, notamment à leur successeur. Le concept de mana encourage à envisager nos actions comme des contributions à un projet plus global, qui relie les membres d’une communauté. Dans un monde d’instantanéité, cette vision d’inscrire le leadership dans une trajectoire qui nous dépasse est inspirante.

    Évidemment, il ne s’agit pas de copier-coller des pratiques de management issues de différents contextes culturels, mais juste de questionner et faire évoluer ses propres pratiques à l’aune de multiples inspirations.

    Le monde des affaires est de plus en plus chaotique et imprévisible, marqué par de multiples ruptures, la sophistication des développements technologiques et l’accélération du temps qui enferme dans l’action à court terme. Dans un tel contexte, n’est-il pas temps d’être ouverts, curieux, connectés au monde, et de s’inspirer de modèles durables, inscrits dans des temps longs et qui privilégient la sagesse humaine ?

    Toute civilisation qui produit plus de technologie que de sagesse court à sa perte (Isaac Asimov).

    C’est peut-être le message le plus important que nous apporte ce détour par le management Maori.

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