Close Menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Les ateliers d’art contemporain du Marin, l’aboutissement d’une aventure collective d’artistes engagés

    novembre 29, 2025

    Face aux violences faites aux femmes en Outre-mer, il est temps de passer aux actes

    novembre 29, 2025

    Histoire et mémoire coloniales, quel héritage ? Une conférence de Pascal Blanchard organisée par Tous créoles

    novembre 29, 2025
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Art/Culture
      • Ecologie / Environnement
      • Patrimoine
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Édito de Henri PIED
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Caraïbe
    • Newsletter 
    • Publicité
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Pauvreté infantile en Outre-mer : Interview de Karine Lebon, députée de la Réunion
    Actualité

    Pauvreté infantile en Outre-mer : Interview de Karine Lebon, députée de la Réunion

    avril 2, 2024Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Face à la pauvreté infantile en Outre-Mer, les enfants font face à des difficultés alarmantes nécessitant des solutions immédiates. Karine Lebon, députée réunionnaise engagée pour le bien être des enfants, expose les défis et les perspectives pour améliorer la situation des jeunes dans la région.

    Dans les territoires d’Outre-Mer, les enfants font face à des défis majeurs tels que la pauvreté et la violence, avec un taux de mortalité infantile bien plus élevé que dans l’Hexagone. En novembre dernier, l’UNICEF a publié un rapport intitulé “Grandir dans les Outre-mer” afin de mettre en lumière ce sujet. Malgré les alertes et les efforts des associations, aucune mesure significative n’a été prise depuis sa publication. Les élus locaux, comme Karine Lebon, député de la 2ème circonscription de la Réunion (PCF), jouent un rôle essentiel dans la promotion du bien-être des enfants d’Outre-Mer et dans la défense de leurs intérêts au niveau national. Pour améliorer la situation, il est selon elle crucial de renforcer l’éducation et de lutter contre les problématiques telles que le harcèlement scolaire et de résoudre la crise du logement, notamment dans son département qui n’y échappe pas.

    Antilla : A cause de la pauvreté, le taux de mortalité infantile en Outre-Mer est bien plus supérieur à celui de l’hexagone (selon le rapport de l’UNICEF publié en novembre). En Réunion, il s’élève à 6,7%. En tant qu’élu local, pouvez-vous nous donner quelques détails sur ce que vivent les jeunes enfants réunionnais ?

    Karine Lebon : Cela fait plus de 30 ans que la mortalité infantile ne baisse plus à La Réunion. Elle reste, tout de même, un peu moins élevée que dans les autres DOM.

    Sur notre île, plusieurs facteurs peuvent expliquer ce taux élevé. Les grossesses et accouchements de mères mineurs restent fréquents (2,7 % des naissances en 2016) Par rapport à l’Hexagone, davantage de mères sont concernées par l’obésité et le surpoids, ou par des maladies chroniques. On note aussi que les femmes enceintes réunionnaises sont suivies plus tardivement par les professionnels de santé périnatale. Je suis co-rapporteure du rapport d’information constituant un état des lieux des violences exercées sur les mineurs en Outre-mer, publié en mars dernier. Nous avons auditionné 20 structures publiques ou associatives intervenant sur les différents territoires d’Outre-mer. À La Réunion comme dans tous les territoires ultramarins, « on relève des taux importants de violences physiques, psychiques ou sexuelles. Un des constats inquiétants est le niveau élevé des violences intrafamiliales dont les mineurs demeurent les victimes directes et collatérales. »

    Visiblement, il s’agit d’une situation qui nécessite la collaboration entre les élus nationaux et les élus locaux. Le rapport est sorti en novembre, nous sommes aujourd’hui en mars. Y’a t-il eu des mesures qui ont été prises entre temps ?

    Le contexte socio-économique et la persistance de certaines croyances en matière d’éducation sont clairement identifiés comme les causes principales. Nous remarquons aussi que même en matière de protection des enfants, le bon sens au sein de nos institutions et des dispositifs n’est pas toujours de mise. Le manque de coordination, de communication et de moyens met en danger nos enfants. Cela n’a pas changé depuis un an malgré nos alertes et surtout malgré le travail des associations et des agents des services publics qui font le maximum avec peu de moyens.

    De votre côté, quelles sont vos perspectives pour permettre aux enfants de la Réunion de mieux vivre ?

    Le sujet de l’éducation est central. J’interpelle le gouvernement et lui propose régulièrement des solutions sur la situation des AESH, la reconnaissance du métier d’enseignant mais aussi sur la lutte contre le harcèlement scolaire. Le plan interministériel de lutte contre le harcèlement scolaire, présenté le 27 septembre dernier n’est pas réaliste. Aucun moyen supplémentaire n’a été alloué alors que ce jour-là une farandole de ministres s’est félicité de ce nouveau plan.

    L’école doit bénéficier de plus de moyens à destination de l’apprentissage des élèves mais aussi de l’inclusion.

    On dénombre à la Réunion plus de 50 000 logements insalubres. Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels sont confrontés les enfants sans domicile ou mal logés en Réunion, et quelles mesures supplémentaires préconisez-vous pour améliorer leur situation et garantir leur bien-être dans votre région ?

    La Réunion, comme l’ensemble de la France, fait face à une crise du logement sans précédent. Il y a actuellement plus de 45.000 demandes de logements sociaux  en attente sur notre île. Bien entendu, cela concerne un grand nombre d’enfants. Un quart des moins de 18 ans habite dans un logement sur occupé. C’est 2 fois plus que dans l’Hexagone. On le sait, la promiscuité participe à tous les types de violences, principalement sexuelles.

    Comptez-vous contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de mesures visant à soutenir les enfants dans d’autres départements d’Outre-Mer, au-delà de la Réunion ?

    Bien entendu. Je suis députée de La Réunion. Je travaille sans relâche pour les Réunionnaises et les Réunionnais, petits et grands. Mais j’ai un profond attachement pour les Outre-mer dans leur ensemble. Nos histoires sont différentes mais nos spécificités nous rassemblent. Nous sommes traités de la même manière à Paris, nous ne sommes pas écoutés et considérés. Nous devons être unis pour faire entendre nos voix et faire avancer nos territoires. Nos populations le méritent et elles y ont droit.

    Propos recueillis par Thibaut Charles

     

    Share this:

    • Facebook
    • X

    Articles similaires

    Partager. Facebook LinkedIn WhatsApp
    Article précèdent DÉSORDRE FONCIER EN MARTINIQUE : SERGE LETCHIMY DEMANDE LA MISE EN PLACE DE MESURES EXCEPTIONNELLES POUR FAIRE FACE À LA SITUATION – Courrier au Préfet
    Article suivant KRÉYOLOMAJ BA Mariz KONDÉ

    ARTICLES SEMBLABLES

    Histoire et mémoire coloniales, quel héritage ? Une conférence de Pascal Blanchard organisée par Tous créoles

    novembre 29, 2025

    COMMUNIQUÉ CTM. Une nouvelle étape décisive franchie pour l’entrée en vigueur de l’adhésion de la Martinique à la CARICOM

    novembre 29, 2025

    BOKANTAJ 2025 : Le rendez-vous incontournable des entrepreneurs du Nord

    novembre 28, 2025
    Ajouter un commentaire

    Comments are closed.

    ABONNEZ-VOUS !
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Nouvelles demandes d’adoption du projet de loi sur la profession juridique en Dominique

    Caraïbe novembre 27, 2025

    Dominica News Online – Josué FranL’avocat Joshua Francis a officiellement interpellé le procureur général…

    Share this:

    • Facebook
    • X

    La ville de Boston hisse le drapeau de la Dominique à l’hôtel de ville ; le maire rend hommage aux dirigeants de la diaspora dominicaine.

    novembre 27, 2025

    La Banque de développement des Caraïbes dévoile un nouveau programme de garantie commerciale destiné à mobiliser les banquiers de la région.

    novembre 27, 2025

    La Commission des réparations de la CARICOM se rend au Royaume-Uni pour une mission de plaidoyer.

    novembre 27, 2025
    Publiez vos annonces Légales
    EXPOSITION à la fondation clément

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2025 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACTEZ-NOUS
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • CONSULTEZ LES ANNONCES LÉGALES

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.