Lors du Forum économique mondial de Davos, du 19 au 23 Janvier 2026, une voix nouvelle s’est fait entendre : celle du Premier Ministre Canadien, Mark CARNEY.
Certes, un discours ne suffit pas à identifier une personnalité.
Mais avant ce discours, le parcours professionnel de Mark CARNEY signalait déjà une personnalité hors norme.
Après de solides études d’économie et de finances, il fut en effet successivement banquier d’affaires et Gouverneur de la Banque du Canada et Gouverneur de la Banque d’Angleterre, fait unique dans l’histoire économique contemporaine.
Son discours à Davos contenait pour l’essentiel l’idée suivante:
Mettons un terme à l’hypocrisie qui présente les relations internationales comme régies par des règles de droit identiques pour tous.
Prenons acte du fait que les grandes puissances bénéficient d’une liberté d’action bien supérieure à celle dont bénéficient les puissances moyennes.
Que ces puissances moyennes unissent leurs efforts pour tenir tête aux grandes puissances dominantes, sans craindre cependant de coopérer avec celles-ci dans le cadre d’accords gagnant/gagnant excluant toute domination.
Mais chaque puissance moyenne doit réaliser chez elle les adaptations, les réformes, souvent profondes, qu’exige une relation sereine avec le reste du monde.
Peu de leaders occidentaux ont évoqué ces problèmes avec une telle clarté, en joignant chez eux l’acte à la parole, comme a commencé à le faire le Canada depuis l’an dernier.
La stratégie proposée par le premier ministre CARNEY ouvre peut-être la voie, certes encore longue et semée d’embûches, vers ce que souhaitent tous les peuples du monde, celle d’une mondialisation heureuse.
Maurice Laouchez
MANMAY AN NOU GADÉ DOUVAN!




