La prise de position de Serge Letchimy contre les sanctions américaines visant Cuba entraîne des réactions contrastées. Au-delà des postures, deux visions s’opposent.
L’une portant sur une pression extérieure injuste, l’autre insistant sur la nécessité d’une analyse plus complète incluant les responsabilités internes du régime cubain.
La solidarité régionale assumée
La tribune de Serge Letchimy qualifie les sanctions américaines de « violence moderne ». L’argument repose sur une dimension morale : l’embargo est une punition collective touchant prioritairement les populations civiles. Cela est incontestable.
Cette position met – à juste titre – en avant l’impact humanitaire des sanctions, affirme une identité caribéenne solidaire et critique les logiques hégémoniques perçues comme contraires à la dignité des peuples.
La solidarité ne dispense pas de lucidité
La vision contradictoire, qui se veut éclairée ne nie pas l’impact des sanctions, mais refuse de les considérer comme cause exclusive de la crise cubaine. Elle souligne les rigidités internes du modèle économique et politique cubain ainsi que les restrictions des libertés publiques.
Dans cette perspective, la solidarité véritable devrait impliquer également une exigence démocratique et une reconnaissance des responsabilités internes.
Le nœud du débat : souveraineté et responsabilité




