Dans une interview publiée dans le journal Justice, Laurent Varrin-Doyer, jeune agriculteur installé au Lorrain en Martinique et planteur de bananes depuis 2019, partage son expérience et les réalités de son exploitation. À travers son témoignage, il évoque les difficultés rencontrées par les producteurs, notamment les maladies des cultures, le manque de main-d’œuvre et les contraintes économiques, tout en affirmant sa conviction que l’agriculture martiniquaise possède un véritable avenir à condition de mieux accompagner les jeunes qui souhaitent s’engager dans ce métier.
Un jeune planteur en développement
Laurant Varrin-Doyer s’est installé comme planteur de bananes en 2019 au Lorrain. Il a commencé avec deux hectares de terres et exploite aujourd’hui quatre hectares. Son objectif est de développer son exploitation et d’améliorer les rendements afin de consolider son activité agricole.
Une année 2025 particulièrement difficile
Comme de nombreux agriculteurs martiniquais, il a dû faire face en 2025 à plusieurs difficultés importantes. Les maladies des cultures, notamment la cercosporiose, ont affecté les bananeraies. À ces problèmes s’ajoutent le manque de main-d’œuvre et les contraintes économiques qui pèsent sur les exploitations.
Un métier exigeant mais porteur d’avenir
Malgré ces obstacles, le jeune agriculteur reste convaincu que l’agriculture antillaise possède un véritable potentiel. Selon lui, ce métier connaît des périodes difficiles mais il demeure essentiel pour l’économie et pour l’avenir du territoire.
La nécessité d’un meilleur accompagnement
Il souligne l’importance d’un soutien plus fort aux producteurs, notamment aux jeunes qui souhaitent s’installer. L’accompagnement technique, économique et institutionnel est considéré comme indispensable pour permettre aux exploitations de se développer et de surmonter les difficultés.
L’importance de l’organisation des filières
Selon lui, l’avenir de l’agriculture passe également par une meilleure organisation collective des producteurs. La filière banane bénéficie déjà d’une certaine structuration, mais il estime que l’ensemble des filières agricoles devrait bénéficier d’un encadrement plus solide.
Encourager les jeunes à s’engager
Le planteur insiste sur la nécessité de transmettre l’expérience et de développer la solidarité entre agriculteurs. Les jeunes qui souhaitent se lancer doivent pouvoir s’appuyer sur ceux qui exercent déjà le métier afin d’être accompagnés dans leurs premières années d’activité.
Un message aux pouvoirs publics
Il adresse enfin un message à l’État et aux élus locaux : accompagner les jeunes agriculteurs et lever les obstacles qui freinent leur installation. Selon lui, l’avenir de l’agriculture martiniquaise dépend directement de la capacité du territoire à soutenir cette nouvelle génération de producteurs.