Close Menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Haïti : une « lueur d’espoir » dans la lutte contre les gangs

    mars 20, 2026

    Du droit de vote à l’égalité réelle : le long combat des femmes en Guadeloupe et en Martinique

    mars 20, 2026

    « Avant, le remplacement aurait coûté quelques centaines d’euros » : la réparation des voitures désormais hors de prix

    mars 20, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Newsletter 
    • Publicité
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » CHLORDECONE : GDC rappelle l’action fondamentale de Pierre Davidas, il y a 20 ans déjà ! ( Publié le 02/10/2020.)
    Uncategorized

    CHLORDECONE : GDC rappelle l’action fondamentale de Pierre Davidas, il y a 20 ans déjà ! ( Publié le 02/10/2020.)

    octobre 2, 2020Mise à jouroctobre 2, 2020Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    VOICI le texte référence publié par Gérard Dorwling-Carter, en l’honneur, et en mémoire, de l’action décisive de Pierre Davidas, dénonçant, dans un silence quasi général,  les méfaits du Chlordécone.


    «Quand Pierre Davidas est venu frapper à ma porte, il y a de cela un quart de siècle, il avait sous les bras un énorme dossier avec écrit de travers, de son écriture de scribe :« Chlordécone », je me suis demandé ce que cet homme que j’avais connu dans les rangs de l’émigration consciente, à Paris quelques années auparavant, aux côtés de Marcel Manville, attendait de moi.

    Il m’expliquât que ce pesticide qui était utilisé de façon inconsidérée par les planteurs de bananes (toutes races et toutes surfaces confondues), sans discernement et que le produit était un poison fatal pour la santé publique martiniquaise. Il était surtout axé sur le fait de la création, par le mélange du produit pesticide au chlore mis dans l’eau des stations de traitement pour la purifier, de chaînes moléculaires dont l’homme jusqu’alors n’avait pas mesuré la nocivité : stérilité, troubles de toutes sortes et certainement pensait-il, cause de tous les cancers plus nombreux ici qu’ailleurs, même qu’en Bretagne pourtant mitée déjà à l’époque par les nitrates… Et la phrase qui emportât mon adhésion à la cause fut : « A quoi cela sert-il donc de militer pour la responsabilité des Martiniquais, pour un changement quelconque de statut si le peuple martiniquais est malade ? »

    C’est ainsi que la conséquence de mon appartenance à la cause créa un étonnement dans les milieux auxquels j’appartenais, mais bien vite le journal Antilla ouvrit toutes grandes – et le premier- ses colonnes à Pierre Davidas ; une rubrique que j’ai tenue, « Martinique pays pollué » entretenait les lecteurs de la question de façon quasi hebdomadaire. C’est d’ailleurs à la même époque que les « écologistes » distingués, marris de voir un ancien policier municipal (Pierre Davidas) et un généraliste de l’information (votre serviteur) intervenir sur leur pré clos de l’écologie, réagirent à nos écrits et analyses.

    Ce fut le cas le mon ami Louis Boutrin (devenu depuis un proche) qui n’admettait les critiques sur la qualité des eaux de consommation humaine de la Martinique ! Rappelons en effet que l’angle d’attaque de Pierre Davidas et d’APPELS, l’association qui l’aidait dans cette tâche importante, était d’expliquer que très volatile, le chlore des stations de traitement des eaux ajouté à la chlordécone, envahissait toutes les nappes phréatiques, remontait les rivières et envahissait notre cadre de vie. C’est par caravanes, mégaphone à la bouche que Pierre Davidas sillonnait la Martinique, bourgs et campagne pour expliquer les méfaits de la situation. A mes émissions avec Mano sur RCI , je dénonçais à toutes les occasions la chlordécone, le mélange du chlore, jusqu’au jour où j’ai découvert négligemment abandonnées dans les studios les conclusions d’un rapport d’une officine sollicitée par RCI, selon lesquelles l’auditeur « nouveau » voulait de la légèreté, de la joie ce qui voulait dire à contrario que les donneurs de leçons, les vieilles barbes de la radio tels Mano ou « Avocat Caraïbe »,( nom de micro dont on m’avait affublé) devaient changer de tonalité…Il fallut de peu de temps pour que le temps d’antenne de Mano soit réduit comme peau de chagrin et que l’on m’affuble de deux animateurs formatés « jeunes » et que m’ennuyant à deux millions à l’heure je quittai à l’occasion du premier incident de parcours un rôle que j’avais tenu durant de longues années. >> Exit de l’antenne les questions de Chlordécone, du comportement général de l’homme martiniquais face à ses responsabilités etc.

    Un point néanmoins positif est que le Conseil général a entendu les critiques d’ APPELS et qu’à l’occasion de la mise à niveau d’une station d’épuration, le système du charbon actif était venu remplacer le chlore. Enlevant par là même une grande partie de la nocivité des eaux servies au robinet du consommateur. Reste à le faire pour tout le système… Les services sanitaires, silencieusement ont fermé certains points de captage, le directeur des services qui avait feint ignorer la nocivité des eaux de consommation fut remplacé…

    Et il a fallu d’un conteneur de tubercules imbibé de pesticides en provenance de Martinique pour relancer le débat, que des mesures insuffisantes soient mises en œuvre par la puissance publique. Tardive, mais non négligeable, une campagne d’information lancée durant de longues semaines par le quotidien France-Antilles. Le système médiatique Bellepomme est bien connu de ceux qui ont milité à Paris.

    Il suffit d’avoir un bon carnet d’adresses de journalistes, ( avec le net tout est devenu si facile pour communiquer) une bonne thématique : la Martinique déjà ravagée par Dean (pour laquelle les ministres sont venus en nombre avec la presse nationale dans leurs bagages), aussi la notion d’ « empoisonnement » par les pesticides et sous-jacente l’irresponsabilité des responsables de la chose : les Békés ( appelons un chat un chat !), caste étrange aux yeux de tous ceux qui ne sont pas de ce pays qui auraient inondé le marché phytosanitaire d’un produit mortel, pour empocher les bénéfices d’une banane dont ils seraient les seuls exploitants. Mais la réalité est plus subtile, les charançons qui menaçaient la spéculation bananière étaient bien réels et c’est nous tous Blans Kon nouè qui, dans la banane, utilisions les ressources de la chimie pour produire un fruit de qualité et nourrir les 15 000 personnes qui tirent leurs revenus de la banane.

    C’est une responsabilité collective qu’ici-dans nous avons refusé d’assumer, c’est cela qu’il faut tirer comme leçon pour relancer le combat contre la chlordécone. Il s’agit d’une cause nationale martiniquaise, battons-nous ensemble pour vaincre ce péril chimique. Gérard Dorwling-Carter. 2007.

    [Dans Antilla 1541 de janvier 2013. reprenant l’article du même GDC publié, dans notre jnl en 1967]

    Partager :

    • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
    • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X

    Similaire

    ARTICLES SEMBLABLES

    Un Arc Atlantique de l’économie collaborative ? Réflexions et enseignements du Bénin ESS Tour X Rencontres francophones de l’Innovation Sociale 2023

    avril 7, 2023

    Christian Gollier : “le nouveau rapport du GIEC est vraiment indigent du point de vue des sciences économiques”

    mars 24, 2023

    Tarifs Annonces Légales

    janvier 10, 2023
    Ajouter un commentaire
    ECRIVEZ UN COMMENTAIRE

    EN VENTE DES LUNDI OU DISPONIBLE AUX ABONNÉS
    ABONNEZ-VOUS !
    TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Haïti : une « lueur d’espoir » dans la lutte contre les gangs

    Caraïbe mars 20, 2026

    ONU Par Daniel Dickinson Paix et sécurité La libération de territoires préalablement aux mains…

    Partager :

    • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
    • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X

    Anguilla enregistre son premier cas de transmission locale du virus du Nil occidental transmis par les moustiques

    mars 14, 2026

    Sainte-Lucie – Choiseul Jazz fait son retour : Amber Digby annoncée comme première tête d’affiche

    mars 13, 2026

    Le domaine .ai d’Anguilla enregistre une croissance record, ses revenus de février atteignant 32,8 millions de dollars EC.

    mars 13, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACTEZ-NOUS
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • CONSULTEZ LES ANNONCES LÉGALES

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.