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    Entreprises

    COMABAT, 40 ans à bâtir la Martinique

    janvier 27, 2026Aucun commentaire
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    Acteur majeur du BTP martiniquais, COMABAT vient de célébrer ses 40 ans d’existence. Fondée en 1985, l’entreprise a accompagné les grandes transformations du territoire à travers des ouvrages structurants, tout en affirmant un savoir-faire reconnu, une exigence de qualité et un engagement durable. À l’occasion de cet anniversaire, son directeur, Yann Dubertret, revient sur l’ADN de COMABAT, son parcours, les chantiers emblématiques, les défis récents du secteur et les perspectives pour 2026.

    Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours avant d’arriver à la tête de COMABAT ?

    Je suis ingénieur généraliste, diplômé de l’ICAM de Lille en 2006. J’ai débuté ma carrière chez Vinci Constructions France à Marseille, puis j’ai rapidement rejoint l’international avec Sogea Satom en 2010. J’ai passé une douzaine d’années à l’étranger, principalement en Afrique – Tchad, Cameroun, Angola, Côte d’Ivoire – mais aussi à Cuba où je suis resté près de quatre ans pour Bouygues Bâtiment International. J’ai également travaillé pour le groupe Fayat. En 2022, l’opportunité de reprendre la direction de COMABAT s’est présentée. C’était une évolution professionnelle importante et surtout l’occasion de quitter l’environnement des grands groupes pour rejoindre une structure à dimension plus familiale au sein du groupe ETPO.

    Justement, pouvez-vous nous présenter le groupe ETPO et sa position aujourd’hui ?

    Le groupe ETPO, c’était jusqu’à récemment un groupe familial avec plus d’un siècle d’histoire, fondé par un plongeur et spécialisé à l’origine dans les travaux maritimes. Au fil des décennies, le groupe a développé ses activités sur l’ensemble des secteurs de la construction, y compris la promotion immobilière. Il a été racheté par Spie Batignolles en avril 2024. ETPO c’est environ 300 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 850 collaborateurs, tandis que Spie Batignolles pèse environ 10 fois plus. Nous formons aujourd’hui la sixième branche de construction du groupe.

    Une des spécificités d’ETPO, c’est son implantation géographique : 40% du chiffre d’affaires est réalisé hors de l’hexagone, avec des filiales à La Réunion, en Martinique avec COMABAT et Somatras, en Guadeloupe, en Guyane, et en Afrique centrale via notre filiale NEGRI basée à Marseille.

    Canal du Lamentin

    COMABAT a fêté donc ses 40 ans en 2025. Pouvez-vous nous présenter l’entreprise en quelques chiffres ?

    COMABAT a été créée en 1985 et a rejoint le groupe ETPO en 1995, soit 30 ans sous ce pavillon. Nous réalisons un chiffre d’affaires qui fluctue entre 15 et 25 millions d’euros ces dernières années. Notre effectif moyen tourne autour d’une cinquantaine de salariés complété par une vingtaine d’intérimaires en moyenne sur l’année.

    Les trois domaines de compétences qui nous distinguent : les travaux maritimes, qui sont le cœur de métier historique du groupe ; les ouvrages d’art, avec la réalisation d’une grande majorité des infrastructures du territoire – ponts, passerelles – notamment dans les années 2000 ; et dernièrement, nous avons recentré notre activité sur le bâtiment tertiaire, principalement des infrastructures hospitalières, des écoles, des bureaux.

    Nouvel Hôpital Romain-Blondet à Saint-Joseph

    Quels sont les chantiers qui incarnent le mieux l’identité et l’expertise de COMABAT ?

    Parmi les chantiers emblématiques, il y a bien sûr la Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant (MFME) et le plateau technique du CHU, que nous avons réalisés en groupement avec Sogea. Ce sont des opérations de référence par leur taille et leur complexité.

    Nous venons également de livrer la Structure d’Accompagnement Vers la Sortie (SAVS) du centre pénitentiaire de Ducos, une opération de 35 millions d’euros. C’est une structure de semi-liberté d’une capacité de 130 lits, destinée aux détenus en fin de peine. C’est une opération phare non seulement par sa taille, mais surtout par sa technicité : l’environnement carcéral impose des contraintes normatives et techniques notamment en matière de sûreté.

    Ce projet a permis de démontrer la capacité de COMABAT de mobiliser des compétences bien spcécifique à travers son réseau de partenaires et de répondre aux attentes d’un client particulièrement exigeant.

    Vous avez récemment décroché un contrat majeur en ouvrage d’art. Pouvez-vous nous en parler ?

    Oui, c’est l’échangeur de Mangot-Vulcin, dont la première pierre a été inaugurée par le président Serge Letchimy en octobre 2024. C’est le premier ouvrage d’art de longue date en Martinique. Il répond à une problématique d’engorgement du trafic au rond-point de Mangot-Vulcin, un des principaux nœuds routiers de la Martinique.

    L’ouvrage consiste à passer au-dessus du rond-point existant avec un ouvrage mixte d’une portée d’environ 150 mètres linéaires et deux rampes d’accès de 200 mètres de chaque côté. Le montant global avoisine les 30 millions d’euros. Nous avons répondu au lot 1, l’ouvrage d’art, en groupement avec des partenaires historiques : Berthod pour la charpente métallique du tablier et CDC pour les terrassements.

    Nous avons reçu l’ordre de service de démarrage de la période de préparation fin août 2024 pour un marché d’une durée globale de 21 mois. C’était une bataille pour décrocher cette opération, scrutée par l’ensemble des acteurs du secteur, et nous sommes très fiers d’avoir su tirer notre épingle du jeu à travers une variante différenciante.

    Pont du Prêcheur

    Qu’est-ce qui fait la singularité de COMABAT dans le paysage du BTP martiniquais ?

    COMABAT est reconnu comme un acteur majeur de la construction martiniquaise. Ce qui nous distingue, c’est d’abord notre capacité à réaliser de grosses opérations, mais surtout notre compétence technique.

    Nous sommes reconnus pour notre technicité, la qualité de réalisation de nos ouvrages et la fiabilité de nos interventions. Quand on vient chercher COMABAT, on vient chercher une entreprise dans un souci de garantir un délai et une qualité d’exécution. Nous avons aussi cette capacité à accompagner nos clients, à être à leur écoute et à leur proposer des solutions innovantes, avec une forme de flexibilité contractuelle qui, je pense, nous différencie.

    La qualité, la sécurité et l’environnement sont-ils au cœur de votre stratégie ?

    Absolument. Le volet QSE est une composante intégrée de la politique du groupe. COMABAT est certifié ISO 9001, 14001 et 45001 depuis plus d’une quinzaine d’années. Cela se traduit par un engagement quotidien dans le déploiement d’un système qualité et d’un référentiel de sécurité. Nous avons un responsable QSE à plein temps, nous mobilisons du matériel qui nous permet de répondre à un certain standard qualitatif et sécuritaire, et nous développons une démarche de prévention et de communication auprès des équipes. C’est une exigence de tous les jours sur le terrain en termes de contrôle et de respect du cadre réglementaire, mais surtout des conditions de travail de nos équipes.

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    La question du renouvellement des compétences est cruciale dans le BTP martiniquais. Comment COMABAT vit-elle cette problématique ?

    Nous sommes effectivement dans la même problématique que l’ensemble du secteur. Notre effectif est attaché de longue date à l’entreprise : beaucoup de nos compagnons sont là depuis 20, 25, 30, voire 35 ans. Du coup, notre effectif productif est vieillissant. Environ 65% de nos compagnons ont aujourd’hui plus de 57 ans, avec une moyenne d’âge autour de 55 ans. Vous imaginez bien que d’ici 5 à 10 ans, on aura perdu 60 à 70% de notre capacité de production.

    Il y a donc une réelle nécessité de renouveler les effectifs, mais c’est compliqué dans un contexte d’activité fluctuante. Néanmoins, nous avons profité du rebond d’activité post-Covid : nous avons embauché une quinzaine de personnes en 2023, dont un certain nombre de jeunes, dans une volonté de transmission de compétences de nos anciens vers cette population plus jeune. Nous passons également par les contrats d’apprentissage, avec en moyenne 2 à 3 apprentis en permanence chez COMABAT. Nous essayons évidemment de les fidéliser au terme de leur contrat, mais nous faisons face à cette difficulté commune à tous les acteurs du secteur : trouver un vivier de main-d’œuvre, car la construction est aujourd’hui largement boudée par les jeunes.

    Quel regard portez-vous sur l’année 2024 et la situation actuelle du BTP en Martinique ?

    Nous portons un regard inquiet sur la situation actuelle, dans un contexte de volume d’affaires très limité. La commande publique est morose, et le secteur privé a été largement impacté par les mouvements sociaux de l’année passée, ce qui s’est traduit par des investissements mis en stand-by.

    Concrètement, nous constatons une baisse d’activité de 30% en 2025 par rapport à 2024, mais surtout un niveau de prise de commandes très inquiétant et un volume d’appels d’offres très restreint. La taille des affaires a également diminué, ce qui nous a poussés à revoir à la baisse la granulométrie des projets sur lesquels nous répondons.

    Tout cela pose des problématiques de visibilité, et quand on n’a pas de visibilité, c’est difficile en termes d’organisation, d’engagement sur les investissements, les recrutements, l’orientation qu’on souhaite donner à la structure. À cela s’ajoutent les difficultés de trésorerie liées aux problématiques de délais de paiement. C’est un ensemble pesant sur l’organisation et la robustesse des entreprises.

    Pont sur la Rivière-Salée

    Quelles sont vos priorités et vos espoirs pour 2026 et les années à venir ?

    L’espoir, c’est principalement la concrétisation des projets. Des projets, il y en a beaucoup, et de beaux projets : l’hôpital de la Trinité qui se concrétise aujourd’hui, le collège du Gros-Morne, la cité administrative à Saint-Joseph, l’hôtel de la Pointe du Bout, des écoles élémentaires aux Prêcheur et à Schœlcher… Ce sont des projets structurants pour le territoire, ciblés de longue date. Notre espoir, c’est que ces projets sortent enfin et nous alimentent en termes de prise de commande.

    Pour faire face aux difficultés, nous avons, comme je l’ai dit, revu à la baisse nos exigences en termes de granulométrie d’affaires. Nous allons également développer ce qu’on appelle au sein du groupe Spie Batignolles le « service de proximité », c’est-à-dire rééquilibrer notre part d’activité entre les grands projets et les services de proximité.

    Que représentent ces 40 ans pour vous en tant que dirigeant de COMABAT ?

    C’est évidemment une fierté. Le secteur du BTP est compliqué, difficile, on ne traverse pas 40 ans par hasard. C’est avant tout une belle aventure entrepreneuriale qui s’appuie sur une capacité à relever des défis et qui a donné lieu à de belles réussites à travers la réalisation de projets d’envergure, de projets structurants pour le territoire martiniquais.

    Mais il ne faut pas oublier les années difficiles, les périodes de crise : 1998, 2016, 2020-2021 avec le Covid, et la période que nous traversons actuellement. COMABAT a souffert durant ces années, mais ce sont aussi ces périodes de difficultés qui ont forgé la résilience de l’entreprise. Nous avons a su faire preuve de flexibilité et d’adaptabilité pour s’ajuster et se renouveler à travers ces moments difficiles.

    Ces 40 ans, c’est aussi la reconnaissance de l’engagement humain des équipes, des équipes attachées de longue date à l’entreprise et qui ont à cœur de se mobiliser autour d’un projet de vie commun.

    Un dernier mot ?

    Nous en appelons surtout aux décideurs, aux politiques, pour mettre en place une réelle dynamique de réengagement et de redynamisation du secteur du BTP, pour retrouver la grandeur des années passées et nous alimenter en projets. Car sans leur travail, et leur engagement, nous ne pouvons exister.

    Propos recueillis par Philippe Pied

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