Le conflit au Proche-Orient survenu fin février, opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, a eu pour conséquence une envolée du coût de l’énergie dans le monde entier. Grâce au mécanisme de régulation des prix, la Martinique a été, jusqu’ici, préservée mais la Préfecture vient d’annoncer une hausse du coût de l’énergie à partir du 1er avril 2026.
Contexte international et inflation
Depuis le début de l’affrontement le 28 février 2026, et surtout depuis la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, le coût de l’énergie connaît une très forte envolée partout dans le monde. La rareté fait le prix.
Départements et territoires d’outre-mer sont déjà en première ligne face à l’inflation, avec des prix qui sont largement supérieurs à la moyenne nationale et devraient donc subir une nouvelle hausse du prix de l’énergie, malgré le dispositif de régulation des prix.
1er avril : hausse du coût de l’énergie
Dans ce contexte de forte envolée des coûts de l’énergie à l’échelle mondiale, la préfecture devra adapter le coût pour les produits pétroliers en Martinique, conformément au dispositif de régulation des prix. « En Martinique, cette hausse restera contenue pour le super sans plomb, plus forte en revanche sur le gazole. Les prix demeureront néanmoins inférieurs à ceux constatés actuellement dans l’hexagone », indique le communiqué publié par la préfecture.
Quant au prix du gaz, moins concerné par les questions internationales, il dépend de la conversion entre l’euro et le dollar, qui est actuellement défavorable, et entraînera donc une hausse « modérée » du prix des bouteilles de gaz.

Stabiliser la situation
Malgré cette situation inquiétante pour le portefeuille des ménages martiniquais, la préfecture tente de rassurer en rappelant qu’il n’existe pas de risque de pénurie : « la sécurité énergétique de la Martinique est pleinement assurée. […] En effet, la raffinerie de la SARA et ses contrats d’approvisionnement permettent de répondre aux besoins du territoire. »
Le dispositif de régulation des prix a pour objectif de protéger les consommateurs des variations de prix trop fortes, en Martinique comme dans l’ensemble des départements et territoires d’outre-mer à condition que les consommateurs jouent le jeu.
Le comportement des consommateurs est essentiel pour éviter une course à la pompe, « le préfet appelle à la responsabilité collective de la population pour éviter les phénomènes de sur-stockage, susceptibles à eux seuls de désorganiser les circuits d’approvisionnement et de générer des tensions artificielles dans la distribution », souligne la préfecture.





