Défaillances d’entreprises dans les Départements d’Outre-Mer (DOM) au 4 ème trimestre 2025 : une hausse de +28 % par rapport au T4 2024 et une hausse de +16 % pour l’ensemble de l’année 2025.
Paris le 22 janvier 2026
Tous les Départements d’Outre-Mer enregistrent une hausse des défaillances d’entreprises au 4èmetrimestre 2025, avec une croissance toujours spectaculaire en Guyane de +89 % (après +135 % au T3 2025 et +440 % au T2 2025). Les Dom enregistrent une augmentation de +28 % sur le quatrième trimestre 2025 (par rapport au T4 2024), la hausse la plus importante sur les 14 régions françaises.
Pour l’ensemble de l’année 2025, les DOM enregistrent une augmentation de +16 % par rapport à 2024, plaçant la région dans le Top 3 de hausses les plus importantes derrière les Pays de la Loire mais devant la Corse. Seule la Réunion observe une baisse de ses défaillances en 2025 (-2 %) alors que la Guyane enregistre +192 % d’augmentation.
Sur les 12 derniers mois, 3 secteurs sont principalement touchés par les défaillances dans les DOM : les services (36 %), la construction (23 %) et le commerce (18 %).
Au niveau national, 18 759 défaillances ont été enregistrées en France au 4ème trimestre 2025 (+2,4 % vs T4 2024), et 68 574 pour toute l’année 2025 (+3,5 % vs 2024), une donnée conforme à notre décompte provisoire de 68 500 annoncé début janvier 2026.
Allianz Trade, leader mondial de l’assurance-crédit a publié sa dernière étude sur les défaillances d’entreprises en France au cours du 4ème trimestre 2025.
Des défaillances en très forte hausse dans les DOM
754 défaillances d’entreprises ont été enregistrées sur le 4ème trimestre 2025, soit une hausse de +28 % par rapport au T4 2024. Il s’agit de la hausse la plus importante sur les 14 régions françaises.
Pour l’ensemble de l’année 2025, les DOM enregistrent une augmentation de +16 % par rapport à 2024, après une hausse de +12 % sur l’ensemble de l’année 2024 et de +44 % en 2023. Cette hausse place la région dans le Top 3 de hausses les plus importantes sur l’année derrière les Pays de la Loire mais devant la Corse.
Tous les Départements d’Outre-Mer enregistrent une forte hausse des défaillances au quatrième trimestre 2025 (par rapport au T4 2024) : la Guyane enregistre une forte hausse de +89 % après +135 % au T3 2025 et +440 % au T2 2025. La Guadeloupe observe une hausse de +42 % après +27 % au T3 2025 (vs T3 2024). La Martinique enregistre une hausse de +35 % après une baisse de -14 % le trimestre précédent. Enfin, la Réunion, qui avait enregistré des baisses au T3 2025 (-5 %) et T2 2025 (-16 %) voit ses défaillances augmenter +17 % au T4 2025.
Le département reste le plus gros contributeur de défaillances pour les DOM avec 380 cas enregistrés sur la période, devant la Martinique (178 cas) et la Guadeloupe (162).
Sur l’ensemble de l’année 2025, les DOM enregistrent une augmentation de +16 % par rapport à 2024, plaçant la région dans le Top 3 de hausses les plus importantes derrière les Pays de la Loire mais devant la Corse. Seule la Réunion observe une baisse de ses défaillances en 2025 (-2 %) après une augmentation de +27 % en 2024. La Guadeloupe enregistre une forte hausse de ses défaillances (+39 %), tout comme la Martinique (+15 % après une baisse de -5 % en 2024). Enfin, la Guyane enregistre une hausse spectaculaire des défaillances à +192 % avec 190 cas, alors que le département avait enregistré une baisse de -13 % en 2024.
Sur les 12 derniers mois, les trois grands secteurs principalement touchés par les défaillances dans les DOM sont les services (36 %), la construction (23 %) et le commerce (18 %). L’hébergement/ restauration arrive en 4ème position à 11 %.

En France les défaillances atteignent des records en 2025
18 759 défaillances ont été enregistrées en France au 4ème trimestre 2025 (+2,4 % vs T4 2024). Comme chaque année, les entrées en procédures collectives se sont affichées en net rebond au T4 2025 (+30 %) par rapport au T3 2025, mais le T4 comme le T3 s’affichent à des plus hauts historiques, après une nouvelle hausse par rapport à la même période de 2024 (respectivement +2 % et +6 % après un record absolu en septembre). Cette poussée reflète à la fois la normalisation qui était attendue depuis les niveaux « artificiellement » bas de 2020-2021, et la persistance de faibles fondamentaux du risque crédit qui testent la résilience des entreprises déjà mises à mal par la succession des crises.

Source : Allianz Trade
« Comme nous l’avions annoncé il y a quelques semaines, la France a enregistré 68 574 défaillances d’entreprises en 2025, un niveau historique. 2025 s’est achevé sur une hausse de +3,5 % du nombre de cas, confirmant l’infléchissement attendu après les pics d’accélération affichés en 2022 (+49 %), 2023 (+35 %) et 2024 (+17 %). Cette décélération peine à se prolonger, ce qui se traduit par un haut niveau prolongé de sinistralité. Les défis qu’affrontent les entreprises restent nombreux (faiblesse du cycle conjoncturel, fin/remboursement des aides, incertitudes fiscales, politiques et géopolitiques) avec un risque non négligeable que cette combinaison ne pousse les faillites au-delà de nos prévisions pour 2026 (–2,7 % à un plateau haut avec 66 700 cas) et 2027 et laissant présager un niveau durablement élevé de défaillances sur les prochaines années »,
explique Maxime Lemerle, Responsable de la recherche défaillances chez Allianz Trade.

Les petites et les grandes entreprises sont les plus touchées
Après s’être diffusée à toutes les tailles d’entreprises, la hausse des défaillances s’est concentrée aux deux extrémités du spectre en 2025 : les plus petites, et les plus grandes. A fin décembre 2025, toutes les entreprises défaillantes pour lesquelles les données financières sont disponibles représentaient encore, au regard des données historiques, des niveaux très élevés de chiffre d’affaires cumulé (35,1 Mds d’euros), soit +1 % sur 1 an et +51 % par rapport à la moyenne 2006-2024) et de passif fournisseurs (7,1 Mds d’euros soit +8 % et +64 % par rapport à la moyenne 2006-2024)

Des secteurs presque tous touchés par l’augmentation du nombre de cas
Sur les 12 derniers mois, la dynamique haussière demeure marquée pour les secteurs tirés par la consommation des ménages. C’est vrai en termes relatifs au regard de l’agriculture (+16 %), les services aux particuliers (+14 %), l’hébergement-restauration (+9 %) et le commerce automobile (+8 %). C’est aussi vrai en nombre, avec les services aux entreprises (+810 cas sur 12 mois) et l’hébergement/restauration (+754), devant les services aux entreprises (+595). Trois secteurs échappent à la hausse prolongée des défaillances : le commerce de détail, l’ensemble finance/immobilier et la construction – secteur toutefois toujours le plus sinistré avec 21 % des faillites.
Presque tous les secteurs se trouvent au-dessus de la sinistralité moyenne observée depuis 2010. Cependant, au regard des données historiques, quelques secteurs se distinguent avec un niveau de défaillance très élevé : le transport-entreposage (64 % au-dessus de la moyenne 2010-2019), le commerce automobile (43 %), l’information/communication (43 %), l’hôtellerie/restauration (37 %) et les services aux entreprises (+30 %). Le commerce de gros (-5 % en dessous de la moyenne 2010) est la seule exception.
Les défaillances des « entreprises en nom » observent une poussée
La hausse des défaillances reste généralisée à tous les types de forme juridique, mais avec une poussée plus forte pour les entreprises en nom sur la période récente, lesquelles représentent à nouveau 12 % des défaillances (+2 points de pourcentage par rapport à 2023-2024). La hausse des faillites de sociétés (SARL, SA, etc…) perd en intensité (+1 % sur 12 mois) mais celles-ci dépassent significativement (25 %) le niveau annuel moyen observé pendant la décennie pré-crise sanitaire (60 125 à fin décembre 2025, contre 47 872 en moyenne sur 2010-2019 – et contre 44 119 pour 2019).
« L’économie française, comme beaucoup d’autres, est confrontée à des défis importants. Dans ce contexte économique marqué par une complexité et une incertitude sans précédent, les entreprises doivent être particulièrement attentives pour limiter le risque de non-paiement en s’appuyant notamment sur l’analyse du risque de leur secteur et de leurs clients et fournisseurs. En accompagnant ses clients pour sécuriser les créances commerciales, l’assurance-crédit agit comme un filet de sécurité dans un contexte de guerre commerciale où les chaînes d’approvisionnement se tendent et où les tensions géopolitiques augmentent »
rappelle Laurent Treilhes, Président du Comité Exécutif d’Allianz Trade en France.
A propos d’Allianz Trade
Allianz Trade est le leader mondial de l’assurance-crédit commercial et un spécialiste reconnu dans les domaines de la caution, du recouvrement, du financement structuré et du risque politique. Notre réseau d’intelligence propriétaire repose sur un accès instantané aux données de plus de 289 millions d’entreprises. Nous donnons aux entreprises la confiance nécessaire pour commercer en sécurisant leurs paiements. Nous indemniserons votre entreprise en cas de créance douteuse, mais plus important encore, nous vous aidons à éviter les créances douteuses en premier lieu. Chaque fois que nous fournissons une assurance-crédit ou d’autres solutions financières, notre priorité est la protection prédictive. Mais lorsque l’imprévu survient, notre note de crédit AA signifie que nous disposons des ressources, soutenues par Allianz, pour fournir une indemnisation afin de maintenir votre activité. Basé à Paris, Allianz Trade est présent dans plus de 40 pays avec 5 800 employés. En 2024, notre chiffre d’affaires consolidé était de 3,8 milliards d’euros et les transactions commerciales mondiales assurées représentaient 1 400 milliards d’euros d’exposition. Pour plus d’informations, veuillez visiter www.allianz-trade.com




