Le Groenland s’impose comme un nouveau foyer de tensions géopolitiques après des déclarations de Donald Trump affirmant que les États-Unis en auraient besoin pour leur sécurité nationale. Ces propos, perçus comme une menace d’annexion, ont suscité une réaction ferme de plusieurs pays européens, dont la France, le Royaume-Uni et le Danemark, rappelant que le Groenland appartient à son peuple et que seul le Danemark, en lien avec les autorités groenlandaises, peut décider de son avenir.
Les Européens plaident pour une approche collective de la sécurité de l’Arctique dans le cadre de l’Otan, afin de contenir les ambitions unilatérales américaines. Les déclarations de Trump inquiètent d’autant plus qu’elles interviennent peu après l’intervention militaire américaine au Venezuela, même si les autorités groenlandaises appellent au calme et rejettent toute comparaison.
L’intérêt stratégique des États-Unis pour le Groenland repose sur sa position clé dans l’Arctique, ses ressources minières — notamment en terres rares — et la présence d’une base militaire américaine essentielle au dispositif de défense antimissile et à la surveillance des activités russes et chinoises.
Cette pression s’inscrit dans un discours interventionniste plus large de Donald Trump, visant aussi d’autres pays comme la Colombie, le Mexique ou l’Iran. Pour certains analystes, il s’agit avant tout d’une stratégie de dissuasion destinée à renforcer la position américaine et à peser sur les équilibres économiques et stratégiques avec les Européens, plutôt que d’une volonté immédiate d’annexion. JPB




