Fort-de-France, le 3 janvier 2026
C’est avec une immense gravité que nous apprenons les événements survenus ce samedi 3 janvier 2026 chez nos voisins vénézuéliens. Faisant suite à une série d’offensives répétées, menées ces dernières semaines tant en mer que sur le territoire vénézuélien, les États-Unis ont franchi un cap irréversible en déployant une force militaire active sur le sol national d’un État souverain, et procédant à l’enlèvement du Président et de son épouse.
Si, en tant que démocrates, nous pouvons et devons porter un regard critique sur la lente dérive autoritaire du gouvernement de Nicolas Maduro et sur la crise politique qui secoue ce pays voisin, ces considérations ne sauraient en aucun cas justifier l’injustifiable.
Au nom de quel droit les États-Unis s’arrogent-ils, une fois de plus, le rôle de « gendarmes du monde » ?
Nous dénonçons avec la plus grande fermeté cette intrusion brutale. Cet acte de guerre unilatéral bafoue les règles les plus élémentaires du droit international, viole la Charte des Nations Unies et piétine le principe sacré de souveraineté des nations. L’histoire nous a trop souvent montré que les ingérences militaires extérieures, loin de résoudre les crises démocratiques, ne font qu’ajouter du chaos au chaos, au mépris des populations civiles.
Les États-Unis doivent être impérativement et rapidement rappelés à l’ordre par la communauté internationale. La diplomatie mondiale ne saurait tolérer le retour à la loi du plus fort ni accepter que la force des armes remplace le dialogue et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Pour la Martinique Ensemble
Catherine Conconne, Secrétaire Générale
Sénatrice de Martinique




