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    Home » La chute du régime n’a pas commencé avec Macron, mais son départ ne serait pas un geste gaullien. CONTRECHRONIQUES D’YVES-LÉOPOLD MONTHIEUX
    Tribunes

    La chute du régime n’a pas commencé avec Macron, mais son départ ne serait pas un geste gaullien. CONTRECHRONIQUES D’YVES-LÉOPOLD MONTHIEUX

    octobre 14, 2025Mise à jouroctobre 14, 2025Aucun commentaire
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    Fort-de-France, le 7 octobre 2025

    Alors que la France traverse une crise politique d’une intensité inédite depuis la Libération, la tentation se répand de voir dans un éventuel départ d’Emmanuel Macron un geste « gaullien ».Une comparaison trompeuse, selon Yves-Léopold Monthieux, qui rappelle que le délitement du régime s’enracine bien avant Macron – et que le général de Gaulle, lui, ne quittait jamais le pouvoir dans le désordre.

    Une crise politique sans précédent

    La France connaît aujourd’hui une crise institutionnelle sans équivalent par temps de paix.

    Trois voix respectées — Dominique Reynié, Jean-Louis Borloo et Alain Duhamel — livrent leurs diagnostics : trois expertises, trois aveux d’inquiétude.

    Leurs analyses font écho à des réflexions que j’exprimais dès 2017, où j’écrivais que « s’accrocher à la ligne de partage gauche-droite relève d’une forme de paresse intellectuelle », que « la Ve République s’essouffle », et que « les crises françaises se terminent souvent par des crises de régime ».

    Trois confessions d’experts

    Le politologue Dominique Reynié regrette qu’on ait refusé d’associer le Rassemblement national à un gouvernement de droite classique : selon lui, la démocratie s’abîme lorsqu’on interdit à un parti républicain d’exercer le pouvoir.

    Jean-Louis Borloo, lui, souligne que le pouvoir français n’est pas trop centralisé, mais trop dispersé, au sein d’un millefeuille d’institutions concurrentes.

    Et Alain Duhamel avoue sa crainte inédite de voir la démocratie vaciller. Trois constats qui convergent : la France est en panne d’équilibre politique.

    De Chirac à Macron : la marche vers l’inconnu

    Depuis Jacques Chirac II, chaque président a été élu grâce à la présence du Front national au second tour.

    Cette mécanique électorale — faite d’exclusions et de chantages républicains — conduit peu à peu le régime à sa perte.

    François Fillon ou Marine Le Pen étaient pressentis pour incarner la dernière marche de cette descente ; c’est finalement Emmanuel Macron qui s’y est trouvé placé, au croisement des affaires et du désaveu populaire.

    Dès 2022, les murmures venus de cercles militaires révélaient un désordre profond. Aujourd’hui, le simple fait que le nom du général Pierre de Villiers circule dans les débats montre à quel point les garde-fous symboliques ont cédé.

    Le précédent gaullien : le sursaut, pas la fuite

    En 1940, la France menacée d’effondrement trouva son salut dans le général de Gaulle, soutenu par les Alliés.

    En 1958, c’est encore lui qui mit fin à l’instabilité chronique de la IVe République.

    Mais la situation actuelle n’a rien de comparable : la France ne subit pas une invasion, elle s’enfonce dans une implosion institutionnelle.

    Le danger vient désormais de l’intérieur.

    Faut-il une nouvelle République ?

    Des élus avancent l’idée d’une Assemblée constituante pour refonder la République.

    Mais confier cette mission à des parlementaires déjà enclins à réduire les pouvoirs présidentiels reviendrait à restaurer l’instabilité ministérielle d’avant 1958.

    Or, la Ve République a résisté à toutes les tempêtes — guerre d’Algérie, OAS, mai 68, cohabitations — grâce à ses garde-fous :

    le 49.3, l’article 16, et surtout l’élection du président au suffrage universel.

    La solution ne réside pas dans la table rase, mais dans le retour à l’esprit originel de 1958, adapté à notre temps.

    Le faux mythe du « geste gaullien »

    On recommande à Emmanuel Macron de se retirer pour « l’honneur », au nom d’une pureté gaullienne.

    Mais De Gaulle ne partait jamais sous la contrainte : il réglait les crises, il ne les fuyait pas.

    En 1946, il quitte un gouvernement solide ; en 1969, il part après un référendum, laissant Pompidou prêt à prendre la suite.

    Aucun président poussé à la démission ne peut revendiquer un tel geste.

    Macron, s’il part, ne fera pas un geste gaullien : il cédera à la décomposition.

    Une chute longue et irréversible

    La chute du régime ne date pas d’hier : Mitterrand en avait préparé le terrain, Chirac, Sarkozy, Hollande l’ont prolongée, Macron l’achève.

    Chaque président a été plus impopulaire que le précédent, confirmant la lassitude d’un peuple à qui l’on demande d’aimer un système qu’il ne comprend plus.

    Macron n’est pas la cause, il est le symptôme terminal d’un régime à bout de souffle.

    Vers le big bang institutionnel

    La légèreté de la classe politique et l’aveuglement des Français annoncent une refondation inévitable.

    Un jour, un homme — issu de la haute fonction publique, mais extérieur aux partis — mènera cette refonte à terme.

    Ce ne sera peut-être pas Macron, mais il viendra, comme lui, de nulle part.

    Et ce jour-là, la France basculera dans une nouvelle ère politique, que nul ne peut encore définir.

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