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    Home » Le grand paradoxe antillais : entre insécurité croissante et effondrement économique ! Une tribune de JM NOL
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    Le grand paradoxe antillais : entre insécurité croissante et effondrement économique ! Une tribune de JM NOL

    mai 14, 2025Mise à jourmai 14, 2025Aucun commentaire
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    Les Antilles françaises se trouvent à un carrefour critique, où une mutation dramatique semble inéluctable si les tendances actuelles persistent. Un paradoxe saisissant émerge : alors qu’un climat d’insécurité s’intensifie, l’économie locale vacille dangereusement. Ce cocktail explosif menace de plonger la Guadeloupe et la Martinique dans une spirale infernale, effaçant l’illusion d’une stabilité longtemps entretenue. Désormais sur la corde raide, ces territoires sont en quête d’une cohérence sociétale et d’une stabilité économique et politique face aux défis présents et futurs.

    En ce mois de mai, traditionnellement empreint de mémoire et de luttes, les Antilles françaises apparaissent plus que jamais à la croisée des chemins, marquées par une succession de drames et de jeunes vies fauchées.
    Confrontées à une accumulation de crises – économiques, sociales, sanitaires et institutionnelles – elles semblent glisser inexorablement vers un déséquilibre structurel profond. Des signaux avant-coureurs de cette déstabilisation économique se multiplient en ce début d’année 2025 : une montée de la précarité et du surendettement, corrélée à un essoufflement du tissu économique et productif, une perte de repères collectifs se manifestant par une recrudescence des incivilités, notamment dans les transports en commun, une augmentation des impayés, une défiance croissante envers les institutions et une crise psychique de grande ampleur. Tous ces éléments convergent vers un point de rupture alarmant. Ce constat implacable interroge la capacité des sociétés guadeloupéenne et martiniquaise à se projeter dans l’avenir et à redéfinir un modèle de développement qui ne repose plus uniquement sur les transferts publics et une consommation incertaine, sources de frustrations et de ressentiments. L’heure est venue de mesurer l’étendue du malaise profond qui traverse ces territoires, afin d’éviter qu’il ne se transforme en une fracture sociale irréversible.

    Les faits, têtus et accablants, témoignent de cette réalité. Émeutes, pillages, agressions et règlements de compte se sont multipliés ces dernières années dans les deux îles, touchant particulièrement Fort-de-France et Pointe-à-Pitre, autrefois fleurons du commerce caribéen.

    Le bilan des derniers mois est lourd : des crimes, une centaine d’entreprises ravagées en Martinique, 1300 emplois menacés, des centaines de millions d’euros de dégâts, des scènes d’affrontements urbains et une insécurité omniprésente qui s’immisce jusque dans les écoles et les tribunaux. Les récits glaçants de fusillades, de lynchages ou de violences juvéniles alimentent une angoisse collective palpable. Loin d’être des faits divers isolés, ces épisodes illustrent une dynamique profonde : celle d’un territoire qui semble perdre le contrôle de son propre avenir.

    Parallèlement à cette montée de l’insécurité, la réalité économique dépeint un effondrement préoccupant. L’INSEE alerte sur l’accélération de la précarité à Fort-de-France et à Pointe-à-Pitre. La population décline, les jeunes quittent le territoire, et la dette publique explose, atteignant 225 millions d’euros pour Fort-de-France, soit 2727 euros par habitant, plaçant la ville parmi les plus endettées de France. Pointe-à-Pitre affiche également un déficit vertigineux, frôlant les 80 millions d’euros. Dans ce contexte, les marges de manœuvre des collectivités locales sont quasi nulles, rendant illusoire toute politique publique ambitieuse.

    La dévitalisation des centres-villes est une réalité manifeste. Les commerces ferment leurs portes, les vitrines s’éteignent, et l’activité économique se déplace vers les périphéries, où la grande distribution impose sa loi. Cependant, ce modèle montre également des signes d’essoufflement face à la crise du coût de la vie. Les centres commerciaux, longtemps perçus comme des moteurs de dynamisation, sont désormais boudés. La fréquentation des commerces est en chute libre, même lors d’événements censés stimuler les ventes comme le Black Friday. Ce phénomène, bien que s’inscrivant dans une tendance mondiale, frappe de plein fouet les Antilles, où l’adaptation au changement tarde, alors que le désert économique menace.

    L’essor de l’e-commerce, catalyseur de cette mutation, bouleverse profondément les habitudes de consommation. Les Antillais, à l’instar d’autres populations, recherchent les prix compétitifs, la diversité des offres et la commodité des achats en ligne. Cette explosion du commerce en ligne, conjuguée aux dépenses effectuées lors de voyages à l’étranger, met à rude épreuve les commerçants locaux. La désertification commerciale des centres urbains devient une réalité visible et douloureuse pour les habitants et les acteurs économiques, enclenchant un cercle vicieux : plus de fermetures, plus de vacance commerciale, plus de précarité, et potentiellement, plus de violence.

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