Des millions de Français sont actuellement engagés dans la campagne des élections municipales.
Dans les 35.000 communes, 900.000 candidats, avec leurs équipes, répartis sur plus de 50.000 listes cherchent à persuader les électeurs de voter pour eux.
68 communes n’ont pas trouvé de candidats.
Malgré les particularités propres à chaque territoire, une constante apparaît : l’habitude de critiquer fortement l’adversaire, souvent avec des mots qui ne font que creuser les antipathies, les inimitiés, et, parfois au sein d’une même famille, les haines.
Lorsqu’au 18ème siècle les inventeurs de la démocratie moderne ont dû choisir le mode de désignation des dirigeants, ils se sont inspirés du modèle qu’ils connaissaient le mieux : la guerre.
Les démocraties contemporaines n’ont pas renoncé à ce modèle guerrier : deux ou plusieurs groupes politiques s’affrontent, et se font autant de mal que possible, avec l’argent des contribuables.
Le groupe vainqueur, parfois à quelques voix près, reçoit l’essentiel des pouvoirs, et, sans tenir grand compte de ses propres promesses électorales, gère comme il le veut les affaires communales, face à des électeurs rarement satisfaits; cela sous la critique permanente des vaincus, immédiatement engagés dans la préparation de la bataille électorale suivante.
Comment ne pas voir que cette situation de violence politique contribue à la violence de droit commun dont souffrent nos sociétés ?
Que l’exemple ainsi donné à toute la société, notamment aux jeunes, est désastreux ?
Et qu’il est urgent d’y mettre fin?
Qui empêche, sinon des égos sur-dimensionnés, de faire participer les oppositions, qui représentent parfois près de 50% du corps électoral, aux décisions de chaque Conseil municipal?
Et, en cas de désaccord sur des questions importantes, de consulter la population par referendum?
Nul doute que ce changement, au niveau de base de la démocratie, contribuerait fortement au recul de toutes les violences et en améliorerait fortement l’efficacité.
Maurice Laouchez
MANMAY AN NOU GADÉ DOUVAN




