L’Union africaine a une fois de plus pris position fermement contre l’embargo de longue date imposé par les États-Unis à Cuba, en approuvant pour la dix-septième fois consécutive une résolution condamnant le blocus économique, commercial et financier imposé à cette nation caribéenne.
La résolution reconnaît que « la politique qui, depuis plus de six décennies, a profondément affecté le peuple cubain et entravé son développement », indique un communiqué de presse de l’ambassade de Cuba en Éthiopie.
Il est expliqué que le document adopté souligne, pour la troisième fois, l’appel explicite de l’Afrique à retirer Cuba de la liste des pays accusés de soutenir le terrorisme – une liste que beaucoup considèrent comme injustifiée et arbitraire.
En outre, la résolution souligne l’obligation politique et morale de reconsidérer cette désignation, qui a été utilisée comme un outil pour justifier l’embargo en vigueur, a déclaré l’ambassade.
Selon le communiqué, les dirigeants africains ont exprimé leur vive inquiétude face aux effets néfastes croissants du blocus, notamment dans le contexte des défis mondiaux actuels exacerbés par la pandémie de COVID-19. Ils ont condamné la portée extraterritoriale des sanctions américaines, en particulier l’application du Titre III de la loi Helms-Burton, qui étend les restrictions au-delà des frontières américaines et entrave la capacité de Cuba à participer au commerce et à la finance internationaux.
Les dirigeants africains ont également exprimé leur inquiétude face à l’aggravation des effets négatifs du blocus, notamment dans le contexte actuel où Cuba continue de faire face à d’importantes difficultés économiques et sociales liées à la pandémie de COVID-19. Ils ont par ailleurs dénoncé la portée extraterritoriale de cette politique, y compris l’application du Titre III de la loi Helms-Burton, qui renforce les restrictions et étend leurs conséquences au-delà des frontières américaines.
« La résolution réaffirme une fois de plus les liens historiques, politiques et de solidarité profonds qui unissent les peuples d’Afrique et de Cuba, et constitue une expression claire du soutien africain à l’élimination de cette politique, qu’ils considèrent comme injuste, illégale et contraire aux principes du droit international et à la souveraineté des États », indique le communiqué.




