En prévision de Paris 2024, le comité d’organisation des Jeux olympiques a signé une convention en vue d’organiser un relais de la flamme olympique dans la baie du Mont-Saint-Michel, pôle d’exploration du culte indo-perse de Mithra, depuis les autels tauroboliques du Mont-Dol : aux origines des observations archéologiques de Chateaubriand.

A l’occasion des JO de Londres en 2012, les instances du Pays de Saint-Malo avaient produit un travail de prospective pour positionner le territoire comme destination sportive auprès de 204 comités nationaux olympiques et des fédérations nationales olympiques.

Pour rappel, la flamme avait effectué en 2012 (lors des JO de Londres) un arrêt dans les îles Anglo- Normandes, face à la côte d’Emeraude et sa superbe capitale corsaire ; de telle sorte que 95 % de la population du Royaume-Uni, de l’Île de Man, de Jersey et de Guernesey ne se trouve qu’à une heure tout au plus de l’itinéraire du relais.

Aussi, le passage symbolique prévu en 2024 en baie du Mont-Saint-Michel pourrait permettre de laisser un témoignage historique, en relançant des recherches archéologiques au Mont-Dol dont l’héritage grec et perse remonte aux recherches inédites de François Rever (1753-1828) sur les autels tauroboliques du Mont-Dol : aux origines des observations archéologiques de Chateaubriand.

De la Grèce à Marseille, la flamme des Jeux olympiques de Paris arrivera au printemps 2024 en bateau à bord du Belem, dernier des grands voiliers de commerce français du XIXe siècle toujours sur les mers.

Dans cette actualité, des archéologues de l’espace indianocéanique pourraient encourager une coalition d’acteurs à saisir le président de l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) pour encourager des recherches archéologiques au Mont-Dol, laboratoire d’investigation historique du culte perse de Mithra.

Il est d’ores-et-déjà possible de retrouver les travaux réalisés à Londres sur ce patrimoine antique : https://www.londonmithraeum.com/ .

En résonance avec les valeurs de l’olympisme, Pierre de Coubertin était attaché à l’importance de développer notre mémoire collective pour soulever de nouveaux défis innovants. Sa priorité était de servir la France en réformant son système éducatif qu’il jugeait désuet et sans imagination.

Il entreprit de nombreux voyages en Angleterre et en Amérique, où il fut frappé par l’importance accordée aux sports au sein du système éducatif. Aussi, il décida de convaincre élèves et professeurs de constituer des structures sportives scolaires. L’héritage antique du Mithraïsme représente-il un incubateur de l’engagement pour fédérer des équipes autour de Paris 2024 comme outil de diplomatie culturelle et sportive ?

Le nom Mithridate, ou Mithradate, dérive du dieu-soleil Mithra de la mythologie persane et de la racine indo-européenne da, « donner » . Ce nom a été porté par un grand nombre de rois, soldats et hommes d’État d’Asie Mineure.

Dans le monde entier, de nombreux gouvernements ont une forte volonté de promouvoir le sport dans la société. Le continent africain organisera les Jeux de la Jeunesse de 2026 à Dakar au Sénégal et les Mondiaux de cyclisme sur route en 2025 au Rwanda. L’Inde, le Mexique, le Chili et le Japon offrent aussi des opportunités intéressantes au contact de vieilles civilisations, ferment du dialogue des cultures.

Kevin LOGNONÉ

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