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    Protéger le football de notre Pays : Responsabilité, Transparence et Action. Par Roger Eustache

    février 28, 2026Aucun commentaire
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    Dans sa tribune intitulée « Protéger le football de notre Pays : Responsabilité, Transparence et Action », Roger Eustache, ancien président et actuel vice-président de l’US Marinoise, ancien membre de la liste PACT aux élections du Comité de Ligue (LFM) de novembre 2024, réagit aux éléments communiqués par la Fédération Française de Football à la suite d’un audit évoquant une situation financière dégradée de la Ligue de Football de Martinique. Sans céder à la polémique, il appelle à une clarification rapide, à la présentation des comptes, à un plan de redressement structuré et à une mobilisation collective des clubs afin de garantir la continuité des missions essentielles du football sur le territoire.

    Au-delà des constats, plusieurs interrogations demeurent :

    • Comment renforcer durablement les mécanismes de contrôle et de transparence pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise ?

    • Et quel modèle économique et de gouvernance le football martiniquais souhaite-t-il construire pour sécuriser son autonomie tout en assurant son développement ?

    Philippe Pied


    Protéger le football de notre Pays : Responsabilité, Transparence et Action

    Par Roger EUSTACHE

    Ancien Président et Actuel Vice-président de l’US MARINOISE

    Ancien membre de la liste PACT aux élections du CDL (LFM) de novembre 2024

    Il y a quelques jours, le monde du football martiniquais et la Martinique ont été interpellés par une information découlant d’une réunion du Comité Exécutif de la Fédération Française de Football (FFF) tenue le jeudi 15 janvier 2025 et au cours de laquelle a été relevée une situation financière dégradée de la Ligue de Football de Martinique (LFM) – la Ligue de Guadeloupe fait l’objet du même constat – une situation qui l’ « expose à des risques majeurs de continuité de la mise en œuvre de leurs missions de service public, subdéléguées par la Fédération Française de Football ».

    Les conséquences immédiates 

    De ce fait, il est indiqué qu’« il est donc de la responsabilité de la FFF d’assurer la continuité des missions déléguées à ces territoires, comme la délivrance des licences, la gestion des compétitions … »

    Conséquence de cette situation, il est annoncé la « Constitution d’une délégation de la FFF qui aura pour mission de s’assurer de la continuité des missions déléguées dans les deux territoires, en rencontrant notamment les autorités locales. Cette délégation sera composée d’un à deux élus de la FFF, d’un membre de la direction financière et d’un spécialiste des procédures collectives. »

    Le Président de la FFF Philippe DIALLO a tenu à préciser que « ces mesures s’inscrivent dans un cadre global visant à sécuriser la FFF et à assurer la continuité de l’activité sportive dans ces territoires où le football est un important vecteur de cohésion sociale. »

    Ainsi face à la situation créée dans notre Pays, la FFF depuis Paris se trouverait obligée de « prendre la main » sur la gestion du football martiniquais confiée jusqu’ici à une Ligue locale avec une instance dirigeante qui s’appelle le Comité De Ligue (CDL) renouvelé en novembre 2024.

    Cela doit rappeler à certains la situation qu’a connue en 2023, la Ligue de Volley de Martinique qui connaissait une situation financière jugée catastrophique à l’époque, et qui avait conduit la Fédération Française à nommer un administrateur provisoire avant la mise en place d’un nouveau Comité directeur.

    Découlent de ce qui ressort de la position de la FFF les risques suivants :

    • Mise sous tutelle
    • Perte d’autonomie régionale
    • Crise de confiance durable

    Des conséquences directes nous menacent concernant :

    • La délivrance des licences
    • L’organisation des compétitions
    • L’accompagnement des clubs

    Notre priorité doit être la protection de notre football martiniquais.

    Mon attachement au football et à l’action associative, ne peut me laisser indifférent (avec d’autres, j’en suis certain), face à la situation exposée et aux risques encourus.

    Les dirigeants, les responsables de nos clubs doivent être les premiers à s’inquiéter de cette situation, à demander au Président du CDL de plus amples informations sur la réalité de la gestion de la Ligue de Football de Martinique et à exiger un plan de sauvegarde et de développement de notre discipline.

    OUI il faut REAGIR, et au-delà AGIR

    Dans notre pays la Martinique, le football est bien plus qu’une organisation administrative.

    Avec son statut d’amateur, il constitue bien plus qu’une simple pratique sportive : il représente un véritable moteur d’animation et de dynamisme pour notre territoire. Présent encore dans toutes les parties du pays, le football rassemble chaque semaine des centaines de bénévoles, d’éducateurs, de dirigeants, d’arbitres, de parents et de milliers de licenciés autour de valeurs communes telles que le respect, la solidarité et l’engagement.

    Le football en Martinique c’est près de 117 clubs affiliés qui enregistrent près de 10 673 licenciés.

    C’est précisément pour toutes ces raisons que la situation financière récemment révélée par l’audit diligenté par la Fédération Française de Football (FFF) ne peut être traitée comme un simple épisode interne.

    Lorsque notre Ligue traverse une période de fragilité financière, c’est l’ensemble de l’écosystème qui peut être concerné.

    Il ne s’agit ni de dramatiser ni de polémiquer.
    Mais il serait tout aussi irresponsable de minimiser.

    Une question de continuité du service rendu aux clubs

    On le sait, notre Ligue, comme toutes les autres affiliées à la FFF, exerce des missions essentielles : délivrance des licences, organisation des compétitions, accompagnement des clubs, structuration de l’arbitrage et de la formation …

    Ces missions relèvent d’une véritable responsabilité de service public.
    Elles doivent être assurées avec rigueur, stabilité et anticipation.

    Une situation financière dégradée peut entraîner des tensions de trésorerie, des retards administratifs ou des difficultés organisationnelles. Ces risques doivent être anticipés et traités sans délai.

    Les clubs ne doivent jamais être les victimes collatérales d’un déséquilibre institutionnel.

    Pourquoi en est-on arrivé là ?

    Rappelons que dans le cadre des élections des membres du Comité De Ligue (CDL) en novembre 2024 pour les quatre (4) prochaines années, la question de la situation financière était au cœur des débats, car jugée inquiétante et non transparence plus particulièrement par les membres de la liste du PACT (PROXIMITE – ACCOMPAGNEMENT DES CLUS – TRANSPARENCE) qui regrettaient que des présidents de club étaient invités à désigner « Des femmes et des hommes qui doivent se décider à prendre des responsabilités, au moment où, de nombreuses questions sont posées sur, entre autres la réalité de la situation financière de l’Institution et de ses responsables (l’absence de présentation et d’approbation des deux exercices 2022/2023 et 2023/2024 ne permet pas d’avoir un état réel et sincère des résultats, des dettes, des recettes recouvrables …).

     

    En effet, au moment d’élire de nouveaux membres du CDL les comptes financiers de deux (2) exercices – saisons 2022-2023 et 2023-2024 – n’avaient toujours pas été présentés aux présidents de club lors d’une AG financière et la commissaire aux comptes de la Ligue n’avait toujours pas attesté par son quitus de leurs sincérités.

     

    Peut-être que si cette présentation de comptes avait été faite, les responsables du football (CDL et Présidents de club) auraient pu partager la situation, et s’accorder collectivement sur des mesures qui s’imposaient alors et qui sans nul doute aurait évité la situation que nous connaissons aujourd’hui, avec la perspective de ce qui s’apparente à une mise sous tutelle.

    Prendre des engagements avec la Ligue sur des dettes inscrites dans des comptes qui n’ont pas été soumis au contrôle du commissaire aux comptes serait, pour le moins peu orthodoxe.

    Que faire aujourd’hui ?

    Il faut très vite restaurer la confiance comme socle de toute gouvernance de notre football.

     

    Restaurer cette confiance suppose trois engagements clairs :

    • Une transparence complète vis-à-vis des clubs sur la situation financière réelle
    • La présentation rapide d’un plan de redressement précis, chiffré et daté
    • La mise en place d’un suivi associant les différents acteurs du football

    La présence d’une délégation fédérale montre que les instances nationales prennent la mesure de l’enjeu. La FFF agit dans son rôle lorsqu’elle veille à la continuité des missions déléguées.

    Alors prenons nous aussi la mesure de l’enjeu.

    L’intérêt général avant les équilibres internes

    Au-delà de désigner des coupables à la situation inquiétante de notre Ligue sur le plan financier, la question est d’assurer l’avenir.

    Nous devons collectivement nous interroger sur nos méthodes de pilotage, sur notre capacité d’anticipation budgétaire, sur les mécanismes de contrôle interne, et sur la solidité de notre modèle économique.

    NON n’essayons pas de mettre sur le dos de nos sélections la responsabilité de la situation financière dégradée qui est dénoncée – peut-être faudrait-il à l’occasion, davantage regretter les conditions et méthodes d’encadrement et d’intendance de nos différentes sélections surtout quand elles se déplacent à l’extérieur …

    Le football martiniquais mérite une vision claire sur le modèle de développement, sa place et ses relations avec la Caraïbe et le reste du monde (FFF – CONCACAF – FIFA), gouvernance exigeante, moderne et transparente.

    Agir maintenant pour sécuriser demain

    Notre Martinique dispose d’atouts réels : un réseau de clubs engagés, des bénévoles investis, des jeunes talents prometteurs, et des partenaires tant privés que publics que nous devons chercher à mobiliser.

    J’invite pour ma part à agir avec lucidité et détermination.

    Je souhaite et je forme le vœu que cette période soit l’occasion non pas d’un affaiblissement, mais d’un sursaut collectif pour notre football.

    Une seule priorité doit nous rassembler :

    Garantir la stabilité, la continuité et le développement du football.

    Les clubs ne doivent jamais payer les erreurs de gouvernance.

    Pour ma part, il faut exiger :

    • Une transparence totale vis-à-vis des clubs sur la situation financière
    • La présentation rapide d’un plan de redressement crédible
    • L’association des clubs aux décisions structurantes avec mise en place d’un comité de suivi financier associant différentes sensibilités

    Dans ce contexte la tenue d’une Assemblée Générale Exceptionnelle des Présidents de club s’impose. La définition d’un nouveau modèle économique pour notre football devra être très rapidement abordée et actée.

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