Mercredi matin dans son hangar, à l’aéroport Aimé-Césaire, la Sécurité civile a inauguré un hélicoptère flambant neuf. Un tout nouveau dragon survole désormais le ciel martiniquais.
Dans le hangar de la Sécurité civile, l’heure est solennelle. Gendarmes, pompiers, équipes du Samu étaient présents. Ce mercredi, c’était portes ouvertes pour les invités à la cérémonie d’inauguration du nouvel hélicoptère de la Sécurité civile, le dragon 972. Littéralement portes ouvertes puisque les personnes présentes ont pu voir de très près le nouvel engin rouge et jaune de la Sécurité civile. Désormais, c’est un H 145 D3 flambant neuf qui survole la Martinique au secours des victimes. Ce nouvel appareil du dragon 97 représente une avancée technologique par rapport à l’ancien hélicoptère. « Il est « plus plus » dans tous les domaines », explique Denis Vuillemin, pilote opérationnel, chef de la base de Martinique et chef interbase de la zone Antilles Guyane.

« Dans le domaine des performances aérodynamiques, sur le domaine de la puissance, sur les aides au pilotage, sur les capacités de vol, sur le confort, il est moins bruyant. » L’hélicoptère offre des capacités opérationnelles dans le contexte des Antilles qui sont supérieures. Par exemple, il sera possible d’effectuer des opérations d’hélitreuillage de nuit en mer. « Nous arrivons à faire des opérations avec plus de fluidité et d’aisance sur des contextes qui paraissent simples au demeurant, sur une plage où il y aurait du monde, à la montagne. La facilité est là décuplée. »

Ce changement est une logique de perfectionnement de la flotte. « Nous avions une flotte vieillissante qui nécessitait une attention particulière au niveau de la maintenance. » Il poursuit : « C’est un plaisir de voler sur cet hélicoptère de manière collective. Tout l’effectif de la base découvre cette nouvelle machine. C’est un réel plaisir pour le pilote que je suis de voler sur un hélicoptère qui est plus fluide, plus puissant avec des capacités accrues. » Avant de recevoir, ce nouvel équipement, le personnel de la Sécurité civile a passé près d’un an à se former dans l’Hexagone, à Nîmes et dans des bases de hautes montagnes pour acquérir les capacités de l’engin « dans des aérologies perturbées ». « Il y a une adaptation au contexte antillais avec la chaleur, le vent, le relief et la mer. Nous adaptons donc ces compétences acquises en stages au contexte antillais. »

Pour ce nouvel hélicoptère, l’État a mis la main à la poche : 12 millions d’euros. « Cet équipement élève notre capacité aérienne aux meilleurs standards européens », précise le préfet, Étienne Desplanques. Il insiste sur la difficulté de porter secours en Martinique notamment à cause de sa topographie. « Nous devons être prêts pour toute situation : un cyclone, un séisme, une crise volcanique. Nous avons besoin d’intervenir vite sans attendre des renforts immédiats de l’Hexagone. C’est la raison nous avons besoin d’avoir le meilleur matériel possible et c’est chose faite désormais. » Le rayon d’action du dragon 972 est large. Il s’étend aux îles voisines si elles en expriment la demande pour Sainte-Lucie, la Barbade ou la Dominique. Le préfet le rappelle d’ailleurs : « L’année dernière nous sommes intervenus sur un secours très complexe à la Dominique lors d’un accident aérien qui nous avait tous touchés. »
Le dragon 972 intervient en moyenne sur 600 missions par an.
Laurianne Nomel




