ASSEMBLÉE NATIONALE
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Samedi 3 janvier 2025
Christian BAPTISTE
Élie CALIFER
Olivier SERVA
Députés de la Guadeloupe
Jean-Victor CASTOR
Député de la Guyane
Emmanuel TJIBAOUI
Député de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie
Béatrice BELLAY
Marcellin NADEAU
Jean-Philippe NILOR
Députés de la Martinique
Perceval GAILLARD
Frédéric MAILLOT
Philippe NAILLET
Jean-Hugues RATENON
Députés de La Réunion
Nous, députés des territoires dits d’outre-mer, exprimons notre condamnation la plus ferme face aux actions menées par les États-Unis d’Amérique contre le Venezuela.
L’enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse constitue une violation grave du droit international, un acte d’ingérence caractérisé et une atteinte directe au principe fondamental de souveraineté des peuples.
Nos territoires, qu’ils soient situés dans la Caraïbe, l’océan Indien ou le Pacifique, portent dans leur histoire les traces profondes de la domination coloniale, des ingérences extérieures et des rapports de force impériaux. À ce titre, nous ne pouvons rester silencieux face à toute tentative de remise en cause de l’ordre international fondé sur le droit, au profit de la loi du plus fort.
Ce qui se joue aujourd’hui au Venezuela dépasse ses frontières. C’est l’équilibre régional et mondial, c’est la stabilité des peuples et la sécurité de l’ensemble des territoires voisins, y compris les nôtres, qui sont directement concernés.
Nous appelons à :
– la fin immédiate de toute action unilatérale et coercitive ;
– la libération de Nicolás Maduro et de son épouse ;
– le respect strict du droit international et de la souveraineté des États ;
– une solution politique et diplomatique, fondée sur le dialogue et non sur la force.Nous affirmons notre solidarité totale avec le peuple vénézuélien et avec tous les peuples qui refusent que leur avenir soit décidé en dehors d’eux-mêmes.
Aucun peuple ne doit être soumis à l’arbitraire impérial.
Le droit des nations doit prévaloir sur la force.



