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    VŒUX PRÉFECTORAUX. Le préfet appelle à l’unité, à l’équité et à la sérénité pour 2026

    janvier 22, 2026Aucun commentaire
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    Réunis ce lundi 19 à la résidence préfectorale pour la cérémonie des vœux, élus, chefs d’entreprise, responsables associatifs, représentants de l’État et acteurs économiques ont été invités par le préfet à faire de 2026 une année de stabilité et de construction collective. Dans un discours mêlant lucidité sur les incertitudes du moment et confiance dans les forces vives du territoire, le représentant de l’État a insisté sur trois lignes directrices : unir, agir concrètement et garantir une règle identique pour tous.

    Hier, dans le cadre chaleureux de la résidence préfectorale, le préfet a accueilli les invités venus nombreux pour la traditionnelle cérémonie des vœux. Une soirée voulue avant tout comme un temps d’échanges, « dans un moment convivial » propice aux discussions directes avec celles et ceux qui font vivre la Martinique au quotidien. Dès ses premiers mots, le préfet a tenu à remercier l’ensemble des participants – agents de l’État, partenaires institutionnels, élus, acteurs associatifs et chefs d’entreprise – saluant « leur action » et leur contribution à la vitalité du dialogue républicain.

    Arrivé depuis « un peu moins d’un an » sur le territoire, il a rappelé ce qui, selon lui, fait « le charme de la Martinique » : des moments forts, populaires et identitaires, « des yôles jusqu’au carnaval », cette énergie qui donne au territoire « ce piment » et qui nourrit « le bonheur d’être ici en Martinique ». Mais à cette lumière, le préfet a aussi opposé les zones d’ombre d’une année marquée, selon lui, par plusieurs formes d’incertitude, à toutes les échelles.

    Un monde qui se durcit, une époque instable

    Sur le plan international, le préfet a dressé un constat préoccupant : « le retour de la force là où le droit primait ». Une évolution qui, a-t-il averti, n’épargne pas la Caraïbe, longtemps perçue comme éloignée des secousses géopolitiques. Il a évoqué une période récente marquée par des tensions et des pressions inédites sur certains États voisins, notamment à travers « l’outil du visa » ou « les tarifs douaniers ». Une manière de rappeler que les libertés, les valeurs et la capacité d’un peuple à choisir son avenir supposent un État solide, garant de la souveraineté et capable de défendre l’essentiel « sans dépendre des autres ».

    Au niveau national, l’incertitude demeure également, a souligné le préfet, évoquant une situation politique inhabituelle : « c’est la deuxième fois qu’on commence l’année sans budget ». Une instabilité qui exige, selon lui, une évolution des pratiques : développer « la culture du compromis », parfois absente de la tradition politique française, mais devenue nécessaire pour gouverner et agir dans la durée. Il a également insisté sur une responsabilité majeure : ne pas faire peser sur les générations futures « les dettes d’aujourd’hui ».

    Après une année 2024 « violente », rétablir un cadre de sérénité

    Le préfet n’a pas éludé non plus le contexte local, affirmant que la Martinique sort d’une période « très difficile » et « violente ». Il a rappelé une ligne claire : « la violence est inadmissible en République ». Une phrase qui sonne comme un avertissement, mais aussi comme une promesse : celle de l’État garant de l’ordre public, du respect mutuel et du cadre démocratique.

    Car au-delà des discours, le préfet a voulu définir la mission fondamentale des services de l’État dans ce climat incertain : être « un pôle de stabilité » et de « sérénité ». Une sérénité d’abord assurée par la paix publique, « rôle » essentiel de l’État, a-t-il insisté, sans nier le droit de manifester ni celui d’exprimer ses opinions, mais en rappelant que toute expression doit s’inscrire dans « le respect de l’autre ».

    Trafic de stupéfiants et d’armes : « faire preuve de détermination »

    L’une des séquences les plus fermes du discours a porté sur la lutte contre les trafics. Le préfet a évoqué les blessures des derniers mois et les drames associés au trafic de stupéfiants et d’armes, rappelant que « beaucoup de jeunes martiniquais sont tombés » pour des raisons qui « ne le méritaient pas ». Une réalité qu’il a résumé en une formule sans détour : la nécessité d’affronter « les vendeurs de mort », ceux qui trafiquent et exploitent les plus vulnérables.

    Il a salué l’action des forces engagées sur le terrain : police, gendarmerie, douanes, mais aussi les autorités judiciaires avec lesquelles l’État dit travailler « en phase ». L’objectif affiché est clair : réduire les puissances criminelles constatées l’an dernier et éviter que la Martinique bascule dans des logiques observées « chez nos voisins d’à côté ».

    « Respect » et accompagnement des collectivités : un message appuyé

    Dans un passage remarqué, le préfet a pris la défense des collectivités territoriales, souvent critiquées dans le débat public. Il a rappelé qu’elles sont « le visage de la République » et qu’elles méritent « respect » et accompagnement. Un message adressé à l’ensemble des acteurs présents, avec l’idée de réhabiliter l’engagement local, souvent exercé sous tension, mais indispensable à la cohésion de la société.

    Vie chère et services publics : des attentes fortes, des réponses à construire

    La question de la vie chère a aussi été au cœur des propos. Le préfet a salué les partenaires économiques qui « jouent le jeu », notamment dans l’application du protocole vie chère et du « bouclier qualité-prix », tout en appelant à aller plus loin : « inventer des idées nouvelles » face à une attente réelle de la population.

    Il a également identifié des urgences sur les services publics essentiels : l’eau, l’assainissement, les transports, les déchets. Des domaines de la vie quotidienne où les Martiniquais attendent « un service public de meilleure qualité ». L’État, a-t-il promis, restera présent aux côtés des collectivités, avec un objectif : bâtir des dispositifs « pérennes dans le temps » et « de qualité », car c’est « tout simplement » ce dont les concitoyens ont besoin.

    La méthode du préfet : unir, agir, garantir la même règle pour tous

    Au fil de son discours, le préfet a exposé ce qu’il a présenté comme sa « méthode », fondée sur des principes simples.

    Le premier : le rôle de l’État n’est pas de diviser, mais d’unir. Créer du lien entre élus, entreprises, associations, syndicats et services publics, car « nous avons tous une partie de la solution ». L’État, selon lui, doit être un facteur d’apaisement, avec une parole vraie, mais jamais blessante : « une parole qui porte mais qui ne blesse jamais ».

    Le deuxième : la résolution des problèmes exige du concret. Le préfet a utilisé une image parlante : quand une voiture est en panne, il ne suffit pas d’en parler, il faut « ouvrir le capot », « mettre les mains dans le cambouis », changer la pièce défectueuse et relancer le moteur. Une manière de dire que la concertation est nécessaire, mais qu’elle doit conduire à l’action, pas à l’immobilisme.

    Le troisième : l’État doit être un juge équitable. La règle doit être « la même pour tous », que l’on soit puissant ou non. Il a dit percevoir chez beaucoup de Martiniquais un besoin profond d’équité, face au sentiment que la règle peut parfois sembler « à géométrie variable ». Or, a-t-il averti, quand ce sentiment s’installe, c’est « la promesse républicaine » elle-même qui s’efface.

    « Battre en brèche le pessimisme » et faire fructifier les talents

    Face aux inquiétudes, le préfet a tenu un discours résolument tourné vers la confiance. Il a dit entendre, chez certains, du pessimisme, mais il a voulu le combattre, rappelant qu’il peut devenir « auto-réalisateur » et qu’il conduit trop souvent à chercher un coupable unique.

    À l’inverse, le préfet a décrit une Martinique riche de forces vives : des services de l’État qui « mouillent la chemise », des entrepreneurs qui construisent et créent de l’emploi, des élus « sur le terrain » malgré les difficultés, des associations qui constituent le tissu social et tendent la main à ceux qui n’ont plus rien. Il a aussi mis en avant les atouts du territoire : biodiversité, culture, arts, potentiel humain et capacité à faire revenir des Martiniquais partis ailleurs.

    En conclusion, le préfet a repris une image inspirée d’une parabole : « Qu’as-tu fait de ton talent ? ». Selon lui, les talents sont là, « entre nos mains », et l’enjeu est désormais de les faire fructifier.

    Une année 2026 placée sous le signe de la stabilité… et des élections

    Le préfet a enfin formulé un souhait pour 2026 : une Martinique « forte », « fière d’elle-même », « les deux pieds dans ses traditions » et « la tête tournée vers son avenir ». Il a appelé à faire ensemble ce « pari fou » d’une année de sérénité et de stabilité, permettant au territoire d’avancer.

    Il a également adressé un message aux élus, dans la perspective d’une année électorale « très active », affirmant que l’État organisera les élections de manière à éviter « le moindre risque de contestation ». Tout en restant dans une posture d’égalité républicaine, il a souhaité à tous « pleine réussite », quelles que soient les listes, avant de conclure sur un rappel plus personnel : penser à ses proches, à sa famille, à ses amis, car c’est aussi là que se construit la stabilité nécessaire pour tenir dans l’engagement public et la vie professionnelle.

    La soirée, enfin, s’est poursuivie sur une note plus légère, le préfet laissant place à la musique, à la fête, et glissant avec humour une demande familiale : « ma femme m’a demandé du Patrick Saint-Éloi ».

    Une manière de clore des vœux à la fois sérieux et chaleureux, où l’État, par la voix de son représentant, a voulu réaffirmer sa place : celle d’un garant, d’un arbitre, et d’un acteur de lien, dans une Martinique qui cherche encore le chemin de la stabilité.

    Philippe PIED

     

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