À l’occasion d’une soirée conviviale organisée mercredi 25 février, le Yacht Club de Martinique a rassemblé ses partenaires, sponsors et amis autour d’un bilan réjouissant et de perspectives prometteuses pour la voile en Martinique. Tour d’horizon des interventions.
Un club de 90 ans tourné vers l’avenir
C’est dans une atmosphère chaleureuse que le président Paul Constantin a accueilli ses invités au sein d’un club qui fêtait ses quatre-vingt-dix ans d’existence. L’occasion de saluer la vitalité d’une institution qui anime l’écosystème nautique martiniquais tout au long de l’année.
Luc Jouye de Grandmaison, 13e vice-président de la CACEM et conseiller municipal de Fort-de-France délégué au Tourisme et au Nautisme, a souligné le rôle central que jouent les deux collectivités dans le soutien au nautisme martiniquais. « La Martinique est sur la bonne voie pour continuer à accompagner au maximum les acteurs du développement du nautisme », a-t-il déclaré, saluant les infrastructures disponibles et le dynamisme des bénévoles.
La sécurité maritime, un enjeu partagé
Xavier Nicolas, directeur de la Mer Martinique, a témoigné de la vivacité de la filière voile, citant notamment la Wind organisée au Robert et la brigade de surprise du club d’Altune. Il a insisté sur la passion des agents de la direction de la mer, du CROSS, du Centre de sécurité des navires et des phares et balises : « Ce sont des agents qui ont tous un peu de sel marin dans les veines. »
Amaury de Guillebon, directeur du CROSS Antilles-Guyane, a rappelé la mission de veille sur une zone de 2,5 millions de kilomètres carrés, de l’Atlantique jusqu’en Guyane. Il a insisté sur le message de prévention à diffuser : le 196, numéro d’appel d’urgence maritime, doit être connu de tous les plaisanciers. Il a également évoqué l’émergence des technologies comme Starlink, qui permettent désormais au CROSS d’être alerté de situations critiques depuis le milieu de l’Atlantique.
« La mer, c’est un magnifique espace de liberté. Pour autant, il faut se prémunir de tout danger. »
La Transat Café de l’Or : cap sur 2027

Damien de Longueville, président de l’Association Martinique Transat, a dressé un bilan enthousiaste de la troisième édition 2025 de la Transat Café de l’Or. « Cette édition a été beaucoup plus dynamique, avec beaucoup plus d’engagement que les précédentes », a-t-il confié, soulignant que 4 500 écoliers de Martinique avaient pu visiter les bateaux lors de l’escale.
Des négociations sont en cours pour organiser trois nouvelles éditions : 2027, 2029 et 2031, ce qui constituerait, selon Damien de Longueville, une perspective exceptionnelle pour ancrer durablement cet événement international en Martinique : « Si on arrive à faire six éditions consécutives, ça va être dur de déloger la Martinique. »
Guy Augier de Moussac, coordinateur opérationnel de l’arrivée, a été salué comme « la pièce maîtresse » dans ces négociations, garant d’une organisation aux standards internationaux. Il a lui-même insisté sur le caractère inclusif qu’a pris l’édition 2025 : « Cette fois-ci, on était dans le corpus martiniquais, avec des scolaires, des jeunes qui non seulement sont venus voir, mais ont participé, ont été dans l’eau. »
La Ligue de voile : + 4,2 % de licenciés
Gérard Josepha, président de la Ligue Territoriale de Voile de la Martinique, a annoncé une progression de 4,2 % du nombre de licences entre 2024 et 2025, signe d’un « frémissement » encourageant pour la filière. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les actions en milieu scolaire et a salué l’initiative « Héritage Café de l’Or », qui se prolonge jusqu’à fin mars en accueillant des enfants au sein des clubs affiliés.
Rappelant son propre parcours depuis un quartier défavorisé jusqu’aux pontons du YCM, Gérard Josepha a conclu sur une note militante :
« Nous pensons que tous les Martiniquais qui veulent faire de la voile peuvent le faire ici. Nous avons la chance d’avoir deux théâtres nautiques gratuits — la mer des Caraïbes et l’océan Atlantique. Il faut les utiliser. »
La Cap Martinique : une nouvelle transat en vue
La soirée a également été l’occasion d’évoquer la Transat Cap-Martinique, une traversée atlantique de bateaux de moins de 11 mètres réservée à des équipages amateurs passionnés, dont l’arrivée est prévue en mai à l’Étang-Z’Abricot. Organisée en partenariat étroit avec la CACEM, représentée ce soir-là, cette nouvelle compétition vient compléter le calendrier nautique martiniquais.
Au terme de la soirée, le constat était unanime : la voile martiniquaise reprend de la hauteur, portée par la conjugaison de l’engagement institutionnel, de la passion des bénévoles et du rayonnement d’événements internationaux. Le Yacht Club de Martinique, fort de ses neuf décennies d’histoire, entend bien rester au cœur de cette dynamique.
ÉTAIENT PRÉSENTS
- Le staff du YCM avec son président Paul Constantin
- M. Jacques-Yves Levert (Levert Emballages) — Donateur
- M. Damien de Longueville — Président, Association Martinique Transat
- M. Guy Augier de Moussac — Coordinateur arrivée Transat
- M. Gérard Josepha — Président, Ligue Territoriale de Voile de la Martinique
- M. Luc Jouye de Grandmaison — 13e vice-président de la CACEM, conseiller municipal de Fort-de-France délégué au Tourisme et au Nautisme
- M. Amaury de Guillebon — Directeur du CROSS Antilles-Guyane
- M. Xavier Nicolas — Directeur de la Mer Martinique
- M. le colonel Bertrand Pallot — Commandant par suppléance de la gendarmerie de Martinique
- Capitaine de vaisseau Christophe Le Tutour — Commandant de la base navale de Fort-de-France













