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    Home » Ces familles bordelaises qui ont profité de la rançon imposée à Haïti. Une tribune de Gdc
    Le Regard de Gdc

    Ces familles bordelaises qui ont profité de la rançon imposée à Haïti. Une tribune de Gdc

    avril 21, 2025Mise à jouravril 21, 2025Aucun commentaire
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    • À l’approche du bicentenaire de l’ultimatum lancé par la France à Haïti en 1825, une vérité historique longtemps occultée refait surface. Entre 1825 et 1950, des milliers de familles françaises ont bénéficié des indemnisations versées par Haïti, contraint de payer une somme colossale pour faire reconnaître son indépendance. Parmi les bénéficiaires : de nombreuses familles bordelaises issues de la noblesse, du négoce et de la plantation esclavagiste.

    La rançon de la liberté

    Le 1er janvier 1804, Haïti devient la première république noire libre du monde, née d’une révolte d’esclaves menée par Toussaint Louverture puis Jean-Jacques Dessalines. Mais l’émancipation a un prix. En 1825, sous la menace d’une flotte armée de 12 navires, la France impose à Haïti le paiement de 150 millions de francs or – somme faramineuse censée « indemniser » les anciens colons pour la perte de leurs plantations et esclaves. Un chantage d’État qui plongera durablement la jeune nation dans une spirale d’endettement et de dépendance économique.

    Bordeaux, plaque tournante de l’esclavagisme colonial

    Ville portuaire majeure de la traite négrière française, Bordeaux a été le foyer de nombreux colons de Saint-Domingue. Selon les données de la plateforme REPAIRS, développée par des chercheurs du CNRS, 40 % des colons indemnisés étaient originaires de la capitale girondine. Une liste révélée aujourd’hui jette une lumière crue sur la continuité des fortunes post-esclavagistes.

    Montesquieu, Rohan, Dupaty : noms prestigieux, fortunes esclavagistes

    Le recensement effectué par Karfa Sira Diallo, fondateur de l’association Mémoires & Partages, croise les données du CNRS avec des sources généalogiques. Il met en évidence les indemnités reçues par des familles issues de l’élite sociale et politique Famille de Ségur : 701 949 francs or, soit environ 2,1 millions d’euros actuels
    Famille Dupaty : 592 095 francs or (1,77 million €), dont les membres ont donné leur nom à une rue bordelaise.
    Famille Gradis, négociants juifs bordelais : 191 102 francs or.
    Famille Montesquieu : deux descendants du philosophe ont perçu 110 291 francs or.
    Famille Rohan, à l’origine du palais municipal bordelais : 72 302 francs or.
    Au total, plusieurs millions d’euros actuels ont été transférés, sur fonds publics haïtiens, vers les héritiers d’un ordre esclavagiste déchu. Le paradoxe est d’autant plus frappant que certains bénéficiaires, comme André-Daniel Laffon de Ladébat, se réclamaient de l’abolitionnisme.

    Restitution et mémoire : un impératif moral

    Cette vérité historique appelle non seulement à la reconnaissance, mais aussi à des gestes concrets de réparation. Faut-il que les familles identifiées contribuent à des initiatives de mémoire ou de justice sociale en Haïti ? Une cérémonie commémorative a été  organisée le dimanche 27 avril à Bordeaux, à l’occasion de l’anniversaire du décret de 1848 abolissant définitivement l’esclavage en France. Elle s’est tenue devant le buste de Toussaint Louverture, figure emblématique de la révolution haïtienne.

    Alors que l’État haïtien est aujourd’hui en proie à une crise multiforme, les effets de la rançon de 1825 continuent de hanter son développement. La dette injustement contractée par la première république noire a nourri l’essor du capitalisme français – et enrichi durablement des familles dont les noms ornent encore les rues, les châteaux et les musées.

    Redonner à Haïti ce que la France lui a pris, telle est l’exigence mémorielle et éthique à laquelle les héritiers du passé devront un jour faire face. Gdc

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