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    Home » Budget d’austérité : le syndicat CGTM appelle à la grève générale le 2 décembre
    Actualité

    Budget d’austérité : le syndicat CGTM appelle à la grève générale le 2 décembre

    décembre 1, 2025Mise à jourdécembre 1, 2025Aucun commentaire
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    Mardi 2 décembre 2025, dès 8 heures, à la Maison des syndicats, la CGTM appelle à une mobilisation massive contre le budget d’austérité du gouvernement. Un texte budgétaire jugé brutal, socialement injuste et dangereux pour les classes populaires.

    Le mot d’ordre  : « Trop, c’est trop ». À travers ce budget, le gouvernement engage une série de mesures qui touchent directement les travailleurs, les retraités, les malades, les agents publics et la jeunesse. Pour les syndicats, il s’agit d’un tournant d’austérité assumé, au moment même où la vie devient toujours plus chère.

    Une longue liste de reculs sociaux

    Dans le détail, le budget prévoit notamment l’augmentation du nombre de jours de carence en cas d’arrêt maladie, la suppression de deux jours fériés et l’allongement du temps de travail, une dégradation des conditions de travail via une révision du Code du travail, la baisse des taux de remboursement des médicaments, la suppression de 3 000 postes dans la fonction publique, en particulier dans l’Éducation nationale et la Santé, la réduction des dotations de l’État aux collectivités territoriales, le gel des salaires dans la fonction publique, le blocage des pensions de retraite, la hausse des franchises médicales, ainsi que l’absence ou le refus de négociations salariales dans toutes les branches.

    Pour l’ organisation syndicale, ces décisions dessinent une même logique : faire payer la crise à celles et ceux qui travaillent, se soignent, élèvent leurs enfants et font vivre ce pays.

    Une colère sociale alimentée par la cherté de la vie

    À ces mesures estîl évoqué, s’ajoute un contexte déjà explosif : la cherté de la vie. Les prix augmentent, l’alimentation devient hors de portée pour de nombreux foyers, l’énergie pèse lourdement sur les budgets, tandis que les salaires restent bloqués.

    Les fins de mois sont devenues impossibles pour trop de familles, dénoncent le syndicat, qui alerte sur une paupérisation accélérée des classes populaires et moyennes.

    La goutte de trop : l’appel à « se préparer à la guerre »

    La colère s’est encore renforcée après les déclarations récentes d’un général, présenté comme porte-parole du gouvernement, appelant la population à se tenir prête à faire la guerre et à sacrifier ses enfants pour défendre le système en place.

    Une sortie jugée irresponsable et provocatrice, dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions sociales. Pour les syndicats, il est hors de question que les travailleurs paient l’austérité et se sacrifient pour un système qu’ils subissent déjà de plein fouet.

    « L’argent existe, mais il est mal réparti »

    Le cœur du discours syndical est aussi économique : les richesses existent, mais elles sont captées par une minorité. Les dividendes versés aux actionnaires atteignent des niveaux records, tandis que les services publics sont asphyxiés et que les salaires stagnent.

    « C’est le travail qui crée la richesse, pas la spéculation », martèle l’organisation, qui réclame une autre répartition des ressources, prioritairement tournée vers les besoins essentiels de la population : santé, éducation, logement, pouvoir d’achat.

    Des revendications claires et assumées

    La mobilisation du 2 décembre s’articule autour de revendications précises : un salaire net mensuel minimum de 2 000 euros, des embauches massives dans les services publics, le rattrapage des salaires et des pensions, la défense de la Sécurité sociale, le maintien des jours fériés et du temps de repos, l’arrêt immédiat des suppressions de postes et l’ouverture de véritables négociations salariales dans toutes les branches.
    « Ce budget n’est pas une fatalité. C’est un choix politique. Et un choix politique peut être combattu », affirment-ils.

    Jean-Paul Blois

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