Une idée ? Pas de financement ? D’Clik s’adresse aux porteurs de projet. Grâce à ce parcours, un financement et un accompagnement sont mis en place pour soutenir le futur créateur d’entreprise. Mis en place via une convention signée par l’IMA et la CCIM, D’Click bénéficie d’une enveloppe de 150 000 euros.
IMA et CCIM. Les deux entités formalisent un partenariat spécifique. « Un partenariat global existe depuis longtemps », affirme Philippe Jock, président de la CCIM (Chambre de commerce et d’industrie de la Martinique). De son côté, l’IMA (Initiative Martinique active) tient à réaffirmer sa volonté d’accompagner les porteurs de projets. L’idée de cette collaboration entre l’IMA et la CCIM est née d’un constat. « Nous commencions à nous éloigner de notre public historique », explique Lydia Beaulieu, présidente d’Initiative Martinique active. C’est ainsi qu’est créé le parcours D’Clik. Il accompagne les créateurs d’entreprises. « Nous sommes à leurs côtés lors de la formalisation de leur projet mais aussi pour les former pour qu’ils puissent prendre en main leur projet de création d’entreprise et celle-ci une fois créée. Il y avait pour moi, une idée de cohérence entre le travail que nous faisons à l’IMA et le travail qui est fait à la CCIM. » Lydia Beaulieu insiste sur clefs de la réussite à la création d’entreprises : la réflexion menée en amont et les moyens à la disposition du futur entrepreneur.
Avec ce parcours D’Clik, l’IMA entend se repositionner sur sa mission première d’inclusion économique. Le parcours est pour l’instant expérimental. Les places sont donc limitées. « L’objectif pour nous est de tirer les enseignements pour pouvoir à l’avenir proposé d’autres outils de ce type. »
Un contrat tripartite
Si l’IMA apporte son soutien financier, la CCIM apporte un accompagnement sur trois volets. Le premier volet est l’entretien/découverte et le diagnostique. Puis la formation collective certifiante que sont les 5 jours pour entreprendre. Et enfin, l’accompagnement individuel notamment l’accompagnement à l’élaboration du business plan. « La finalité du parcours D’Clik, c’est que ces porteurs de projets présentent un dossier en financement », ajoute Philippe Jock. Ce denier rappelle : « Nous avons une obligation de moyen mais le fait de passer par la CCI ne permet pas de garantir que le comité de financement qui est souverain décidera de financer. » Cette opération permettra d’élargir la cible des entrepreneurs qui assistent aux 5 jours pour entreprendre.
Le financement accordé est sans contrepartie bancaire. « Ce sont des microprojets sur lesquels souvent les porteurs de projet ne se font pas accompagner. » Dans le cadre de D’Clik, il y aura un accompagnement, un diagnostic et une formation qualifiante. Philippe Jock explique que l’engagement est tripartite, la CCIM, l’IMA et le porteur de projet. « Le porteur de projet a des engagements : assiduité, coopération et implication.
« On est sur un projet expérimental donc on est sur des volumes financiers réduits par rapport à notre capacité habituelle », explique Lydia Beaulieu. L’enveloppe totale s’élève à 150 000 euros pour des prêts allant jusqu’à 8000 euros. Puisque l’IMA cible son public historique, le parcours D’Clik s’adresse aux bénéficiaires du RSA, aux personnes durablement éloignées de l’emploi. « On s’est dit que la donnée financière ne doit pas être un frein au lancement du projet », conclut Lydia Beaulieu.
Laurianne Nomel





