Lundi, le président du conseil exécutif de la CTM a visité le chantier du collège Paul-Symphor au Robert. L’établissement accueillera, lundi prochain, les 350 élèves du collège Robert III. Ces derniers ont été délocalisés pour des questions sanitaires. La récurrence des échouages de sargasses à proximité directe du collège Robert III a alerté les autorités sur la santé des élèves, des professeurs et des agents.
Vide de ses élèves en cette période de vacances de Pâques, c’est l’effervescence au collège Paul-Symphor du Robert. Truelles à la main, les ouvriers s’affairent sur le chantier d’agrandissement de la capacité d’accueil de l’établissement scolaire. Le collège Paul-Symphor du Robert sera-t-il prêt à recevoir les 350 élèves du collège Robert III pour la rentrée du lundi 20 avril ? Au vu des travaux qu’il reste encore à fournir, la question se pose. Mais le président du conseil exécutif de la CTM, Serge Lecthimy l’assure : « Tout sera prêt en temps et en heure. »
Pour se rendre compte de l’avancée des travaux, le président du conseil exécutif s’est rendu au collège Paul-Symphor en compagnie du maire du Robert, Félix Mérine et du principal de l’établissement. En effet, depuis de nombreuses années, les élèves et le personnel du collège Robert III vivent au rythme des sargasses. Situé dans le quartier de Pontaléry, l’établissement scolaire voit ses cours en présentiel régulièrement suspendus pour cause d’échouage d’algues brunes.

Leur décomposition amenant des odeurs nauséabondes. Les désagréments ne sont pas qu’odorants. Le comité scientifique a alerté sur les conséquences sanitaires de ces situations à répétition.
Le 25 mars, la CTM décide de délocaliser le collège Robert III vers le collège Paul-Symphor. Ce sont 350 élèves en plus qui viendront s’ajouter aux 250 élèves déjà présents. Soit un besoin de 20 salles de classe supplémentaires. Le choix s’est porté sur le collège robertin à défaut de celui du François. Les travaux y auraient duré neuf mois. Or, selon Serge Letchimy, impossible d’attendre face à l’urgence sanitaire. La capacité de Paul-Symphor s’élève à 1000 élèves. Outre les salles de classe, des modulaires serviront à accueillir les cours des élèves de Robert III.
Une solution provisoire
Parmi les difficultés évoquées, la logistique pour faire cohabiter deux établissements scolaires dans un même bâtiment. « Ce n’est pas parce qu’il y a une capacité théorique que ça rentre dans les cases. Entrées, sorties, stationnement des enseignants, bien-être des enfants, toilettes structurées. Il est nécessaire d’avoir un fonctionnement des deux collèges qui sont ensemble mais qui ne se perturbent pas mutuellement.»

« Nous avons opté pour une solution qui nous permet de respecter le principe de précaution par rapport à la santé des enfants, des professeurs et agents. » La CTM insiste, il s’agit là d’une solution provisoire. « Il ne s’agit pas de vider Robert III et ne jamais revenir. Il s’agit de tout faire pour revenir. Nous avons des actions de ramassage en mer, des stockages de sargasses avec des barrages. » Serge Letchimy explique que des solutions pérennes doivent être trouvées pour les occupants du collège provisoirement fermé mais aussi pour les riverains. « Nous ne perdons pas le cap de réussir, comme l’a demandé le maire du Robert, de gagner la bataille des sargasses pour que les élèves reviennent à Robert III. »
Une situation provisoire qui pourrait durer eu égard aux échouages massifs de sargasses dans la zone de Pontaléry et à l’impuissance des pouvoirs publics. « Si le bon Dieu est clément avec nous par rapport aux algues brunes, ce sera un provisoire très court. Une seule chose est sûre, nous avons décidé d’amplifier en concertation avec l’État, le travail à faire pour éviter les puanteurs et les conséquences sanitaires par la stagnation des sargasses. »
Laurianne Nomel





