Les 21 et 22 avril 2026, Antoine Saintoyant, directeur général adjoint du groupe Caisse des Dépôts et directeur de la Banque des Territoires, a conduit en Martinique une visite de 48 heures jalonnée de signatures, de visites de terrain et d’échanges avec les filiales locales. Prêt de 1,7 M€ aux Anses d’Arlet, convention de 43 k€ avec le Collectif Pêche Martinique, convention triennale avec la SIMAR, point d’étape avec la SOAME : une séquence dense qui confirme le positionnement de la Banque des Territoires comme partenaire structurant du développement territorial martiniquais.
Déplacé à plusieurs reprises cette année dans les territoires ultra-marins, le dirigeant de la Banque des Territoires a fait de la Martinique une étape stratégique de son agenda de printemps. Nommé directeur général adjoint du groupe Caisse des Dépôts et directeur de la Banque des Territoires le 19 juin 2025, après avoir occupé les fonctions par intérim, Antoine Saintoyant a fixé trois priorités à son mandat : la cohésion sociale et territoriale, la transition écologique et la souveraineté. La Martinique coche les trois cases.

Ouverture de la visite avec les filiales du Groupe : SIMAR et SOAME
La première séquence de la visite a été consacrée aux échanges avec deux filiales emblématiques du groupe Caisse des Dépôts présentes sur le territoire : la Société immobilière de la Martinique (SIMAR) et la Société d’aménagement et d’équipements (SOAME). Deux acteurs complémentaires qui couvrent, à eux seuls, une part significative de la production de logements sociaux et de l’ingénierie d’aménagement urbain sur l’île.
La SIMAR, premier bailleur social de Martinique créé en 1955 et filiale du groupe CDC Habitat depuis 2017, gère un parc dépassant les 12 000 logements et près de 26 000 personnes logées. La présentation de son activité a débouché sur un moment fort de la séquence : la signature d’une convention triennale avec la Banque des Territoires, qui fixe le cadre financier et opérationnel de l’accompagnement sur les trois prochaines années.

La SOAME, héritière de la SEMAFF créée en 1988, joue pour sa part le rôle d’aménageur historique de la Martinique. Après une phase de redressement menée avec le concours de la Caisse des Dépôts et de l’Agence française de développement, la société s’est repositionnée sur des missions d’aménagement, de construction, de commercialisation, de conseil et de portage foncier. Ses dirigeants ont présenté au directeur de la Banque des Territoires les projets en cours et la feuille de route à venir, notamment sur la redynamisation des centres-villes.

La séquence s’est conclue par une visite de site commune, réunissant la SOAME, la SIMAR et la Banque des Territoires autour d’un projet opérationnel illustrant la capacité des trois structures à articuler ingénierie, production immobilière et financement.
« La SIMAR et la SOAME incarnent la capacité du Groupe à déployer, sur un même territoire, ingénierie d’aménagement et production de logements sociaux. »
COPEM : la filière pêche franchit une nouvelle étape

Le 22 avril à 8 heures, Antoine Saintoyant a poursuivi sa visite par une signature de convention avec le Collectif Pêche Martinique (COPEM), structure fédératrice créée en 2019 pour moderniser et structurer la filière halieutique martiniquaise. Le nouveau partenariat, doté de 43 k€, finance la seconde phase d’une étude consacrée à la valorisation et à la transformation des produits de la pêche, avec un déploiement programmé vers les zones de pêche du large dans le respect des écosystèmes marins.
Cette nouvelle convention s’inscrit dans la continuité d’un premier accompagnement de 74 k€ qui avait permis de financer quatre études fondatrices : définition du modèle économique, juridique et financier, conception d’un prototype de navire adapté aux spécificités de la pêche martiniquaise, faisabilité d’une plateforme d’achats de matériels et mise en place d’un organisme de gestion des navires. La phase 2 vise à évaluer les conditions de mise sur le marché des produits transformés, en intégrant la stratégie de substitution aux importations, les besoins des acteurs et la définition d’un modèle économique.

La cérémonie s’est déroulée en présence de la Direction de la Mer, de l’Agence française de développement et d’acteurs locaux gravitant autour de la pêche et de la construction de bateaux. L’enjeu dépasse la seule filière : il touche à la souveraineté alimentaire, thématique que le directeur de la Banque des Territoires a érigée en priorité de son mandat, au même titre que la souveraineté énergétique.
« Grâce à l’appui de la Banque des Territoires, nous passons d’un métier difficile et précaire à une activité structurée et porteuse d’avenir. »
Hugo Coco, président du Collectif Pêche Martinique

Pour Hugo Coco, président du COPEM, l’accompagnement de la Banque des Territoires a permis de passer d’un métier difficile à une activité structurée : mieux vendre les produits, investir dans du matériel adapté, former les jeunes, tout en protégeant la mer. Un triple objectif économique, social et environnemental qui résume la philosophie du partenariat.
Anses d’Arlet : 1,7 M€ pour réinventer l’entrée de ville
Dans la foulée, la délégation a gagné les Anses d’Arlet, commune du sud-ouest classée parmi les plus beaux villages de France. Dans le cadre du programme national Petites Villes de Demain, la Banque des Territoires a consenti à la commune un prêt de 1,7 M€ destiné à la construction d’un parking en entrée de ville. L’opération, d’un montant global de près de 2 M€, est complétée par 0,25 M€ d’autofinancement et de fonds verts.
Le projet répond à un triple objectif : apaiser le centre-bourg, mettre fin au stationnement sauvage devenu source de tensions lors des pics d’affluence touristique, et offrir une solution pratique aux usagers. Au terme d’une analyse financée par la Banque des Territoires, la ville a choisi d’assurer une gestion directe du site, gage d’un service public de qualité et d’une maîtrise des coûts.
L’aménagement retenu intègre des composantes durables : végétalisation, éclairage LED, bornes de recharge pour véhicules électriques. Pour éviter le report du stationnement sauvage vers les rues adjacentes, la municipalité encadrera le stationnement dans les voies environnantes.
Au-delà de la signature du prêt, la visite a donné lieu à une déambulation dans la ville, en présence du maire Eugène Larcher et des deux chefs de projets PVD : bibiothèque, ancien cinéma, parking d’entrée de ville. L’occasion, pour le directeur de la Banque des Territoires, d’échanger directement sur les projets de la commune et de prendre la mesure des enjeux d’une destination touristique qui doit concilier attractivité, qualité de vie des Arlésiens et développement durable.
« Ce parking illustre notre engagement en faveur des territoires : des solutions concrètes pour améliorer le quotidien des habitants, tout en intégrant des aménagements durables. »
Antoine Saintoyant, directeur de la Banque des Territoires
Pour le maire Eugène Larcher, ce parking est « une réponse concrète aux attentes des Arlésiens et des visiteurs », fruit d’une réflexion de longue date pour désengorger le bourg, améliorer le cadre de vie et accompagner le développement de la commune. L’édile y voit un « premier jalon » pour l’espace Kalimé et, plus largement, pour l’avenir de la ville.
Une visite qui dit le cap : souveraineté, cohésion, transition écologique
Prise dans son ensemble, la séquence martiniquaise illustre la doctrine qu’Antoine Saintoyant a posée à sa prise de fonctions : accompagner tous les territoires, et particulièrement les plus fragiles, avec une vigilance renforcée sur les villes Petites Villes de Demain, les quartiers prioritaires de la politique de la ville, les territoires d’outre-mer et les territoires de montagne touchés par le changement climatique.
La Banque des Territoires, l’un des cinq métiers de la Caisse des Dépôts, revendique 37 implantations locales et un continuum d’interventions : conseil, prêts, investissements en fonds propres, consignations, services bancaires. La Martinique en bénéficie directement via la direction régionale Antilles-Guyane, dirigée par Loïc Rolland depuis avril 2024.
Quatre partenariats en 48 heures, sur autant de registres différents : logement social avec la SIMAR, aménagement urbain avec la SOAME, souveraineté alimentaire avec le COPEM, revitalisation de centre-bourg avec les Anses d’Arlet.
La visite confirme que l’outre-mer n’est pas un territoire à part dans la stratégie du Groupe, mais un terrain d’application privilégié de ses priorités.
Philippe PIED





