Mardi a clos deux jours de rencontre des acteurs du tourisme et de la gastronomie locale à l’initiative du CMT. L’objectif était de dessiner les contours d’une identité culinaire locale dans le cadre du label World region of gastronomy.
Le soleil, la mer, la plage mais pas que… Au-delà des clichés, la Martinique se cherche un plat signature. Après les yeux par ses paysages, les oreilles par sa musique, c’est par le goût que la Martinique cherche à se distinguer. Notamment par le biais du label World region of gastronomy. Deux jours durant, les acteurs du tourisme et du monde culinaire se sont donc réunis autour d’une identité martiniquaise sous l’impulsion du CMT (Comité martiniquais du tourisme). « Nous avons ici en Martinique une cuisine qui est un marqueur important et qui demain permettra à la Martinique d’utiliser ce levier pour faire progresser ce développement touristique », explique Bénédicte Di Geronimo.
Un label gastronomique international
Le CMT cherche à séduire les papilles des visiteurs en positionnant la Martinique comme destination gourmande pour l’horizon 2030. Pour tracer les contours de cette identité culinaire, une pluralité d’acteurs était présente : institutionnels, du secteur privé, des chefs, des agriculteurs, des hébergeurs, le Coderum entre autres. Quel est l’élément qui permettra à la Martinique de se singulariser et identifiable à l’international ? « Les équipes du CMT ont fait la proposition d’un label qui a la particularité de nous faire travailler d’abord pour ensuite nous permettre de valider notre approche avec ce label dans une démarche collective. » Une assiette qui s’imagine avec des produits du terroir martiniquais, élaborée par les chefs du cru. « En 2030, nous serons en capacité d’avoir un plat signature qui puisse à sa seule évocation associer l’idée de la Martinique. »

Durant ces deux jours de rencontres, les acteurs du tourisme et de la gastronomie se sont rencontrés. « On a souhaité réunir l’ensemble de la filière, l’interprofession, les restaurateurs, les chefs, les artisans afin de partager la vision que le CMT a pour la structuration de l’offre gourmande locale et comment faire de notre gastronomie un levier d’attractivité touristique », ajoute Géraldine Artigny, chargée de mission gastronomie et spiritourisme au CMT. Pour l’instant la question reste posée. Le CMT et les acteurs de la gastronomie n’en sont qu’aux prémices de cette identité. Pour la définir : conférences, tables rondes, ateliers. « De nombreux acteurs ont déjà commencé à travailler cette thématique sur le territoire. Ils sont déjà dans cette dynamique. Ils souhaitent partager avec l’ensemble de la filière les avancées sur le sujet afin de structurer ce beau produit qu’est notre patrimoine culinaire », continue la chargée de mission.
Afin d’avancer la concrétisation de cette nouvelle image gastronomique, une convention a été signée par le CMT, le Coderum, le lycée de Bellefontaine et l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie).
Laurianne Nomel





