Le 9 juin 2026, la Guyane et la République dominicaine ont signé un accord de coopération agricole majeur. Cet accord porte sur la mangue et l’avocat.
Un accord de coopération agricole qui fait date
Le 9 juin 2026, une annonce traverse la région comme un signal fort. Le ministre guyanais Zulfikar Mustapha et son homologue dominicain Francisco Oliverio Espaillat Bencosme ont officialisé un accord majeur. Cette coopération agricole porte sur les filières mangue et avocat en Guyane.
L’accord prévoit un transfert de savoir-faire complet. La République dominicaine envoie des experts agricoles en Guyane. Ils travailleront aux côtés des techniciens et producteurs locaux.
En outre, l’accord livre du matériel végétal certifié. Quinze variétés de mangues à haut rendement sont prévues. Chaque variété sera cultivée sur un hectare. Cela constitue un stock parental reproductible. Ce niveau de détail révèle la portée opérationnelle du projet. C’est bien plus qu’une simple déclaration diplomatique.
République dominicaine : puissance agricole régionale
Les chiffres qui impressionnent
Pour saisir l’intérêt de ce partenariat, mesurons d’abord la domination dominicaine. La République dominicaine exporte près de dix millions de caisses de mangues en 2026. Le secteur mobilise plus de 150 000 acres cultivés. Il implique 2 100 producteurs. Les exportations dépassent 34 millions de kilos.
La filière mangue emploie environ 20 000 personnes à l’échelle nationale. Ce modèle économique fascine les voisins caribéens. Il est à la fois massif et structuré.
Pourquoi Georgetown regarde vers Santo Domingo
C’est cette puissance de savoir-faire qui attire la Guyane. Certes, la Guyane produit déjà mangues et avocats. Mais cette production reste modeste. Elle n’est pas commerciale à grande échelle.
L’accord avec la République dominicaine vise un changement de dimension. Il transfère méthodes agronomiques et technologies. Il renforce les capacités d’encadrement. La Guyane dispose d’immenses réserves foncières. C’est un atout majeur pour cette coopération agricole.
Une dynamique Sud-Sud qui inspire la Caraïbe
L’architecture diplomatique de l’accord
Cet accord ne surgit pas du néant. Il s’inscrit dans une dynamique régionale plus large. La République dominicaine multiplie les coopérations bilatérales depuis plusieurs années. Elle engage des partenariats avec les pays de la Caraïbe et d’Amérique latine.
Santo Domingo participe à l’Association des États de la Caraïbe (AEC). Cette instance réunit les territoires régionaux dans une logique d’intégration économique progressive. La République dominicaine a également posé sa candidature pour rejoindre la CARICOM.
Le facteur humain de la coopération agricole
C’est la dimension humaine qui retient l’attention. L’ancien président dominicain Hipólito Mejía dirige une Commission présidentielle. Elle gère les initiatives bilatérales. Cette implication personnelle confère au projet une légitimité politique rare.
Mejía s’est lui-même rendu à Georgetown pour cette coopération agricole. Il a rencontré le ministre Mustapha. Il était accompagné de l’ambassadeur Tulio Rodríguez. Deux spécialistes en agronomie complétaient la délégation. Ce niveau d’engagement signale que le dossier dépasse le registre purement technique.





