Face aux sécheresses et aux difficultés d’approvisionnement, la CACEM développe une campagne de forages d’eaux souterraines sur cinq sites à Fort-de-France et au Lamentin. Si les essais sont concluants, cette ressource pourrait alimenter le réseau d’Odyssi entre 2028 et 2030.
L’objectif est de réduire la dépendance aux eaux de rivière, qui représentent aujourd’hui 94 % de la ressource, contre seulement 6 % provenant des nappes souterraines.
Les forages, réalisés jusqu’à plus de 90 mètres de profondeur, traversent l’argile puis le basalte volcanique où circulent les nappes. Le BRGM souligne que certains forages sont improductifs tandis que d’autres peuvent offrir un potentiel exceptionnel.
La campagne, lancée en 2025, représente un investissement de 1,5 million d’euros. L’objectif est d’identifier une eau de très bonne qualité nécessitant peu de traitements.
À terme, la CACEM et Odyssi souhaitent porter la part des eaux souterraines entre 20 % et 30 % des ressources afin de mieux sécuriser l’alimentation en eau pendant les périodes de sécheresse.
Les responsables rappellent toutefois que les forages ne suffiront pas à résoudre la crise de l’eau. La priorité demeure la réduction des pertes sur le réseau, avec près de 200 millions d’euros d’investissements prévus sur dix ans pour moderniser les infrastructures.
Avant toute exploitation, chaque captage devra être validé par l’Agence régionale de santé (ARS). Un forage performant peut produire environ 1 500 m³ par jour, soit la consommation quotidienne d’environ 6 000 habitants.Gdc
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