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    Home » Faut-il prendre au sérieux le mandat d’arrêt contre Trump lancé par l’Iran?
    Non classé

    Faut-il prendre au sérieux le mandat d’arrêt contre Trump lancé par l’Iran?

    juillet 14, 2020Aucun commentaire
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    Sara Saidi — 9 juillet 2020

    Ce n’est pas la première fois que l’Iran fait appel aux instances internationales contre les États-Unis.

    Photo: Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, les tensions entre les États-Unis et l’Iran n’ont cessé d’augmenter. | Saul Loeb / AFP

    Lundi 29 juin, l’Iran a lancé un mandat d’arrêt contre 36 militaires et responsables américain·es dont le président des États-Unis, Donald Trump, pour leur implication dans l’assassinat du général Qassem Soleimani le 3 janvier 2020 à Bagdad. Ce dernier a été tué lors d’une frappe américaine en Irak: «Sur ordre du président, l’armée américaine a pris des mesures défensives décisives pour protéger le personnel américain à l’étranger en tuant Qassem Soleimani», avait ainsi précisé le département de Défense américain dans un communiqué. Fin juin, le procureur général de Téhéran, Ali Alqasi Mehr a par ailleurs affirméque les «poursuites judiciaires contre le président américain continueront même après son mandat».

    quitté

    «C’est de l’anti-impérialisme de façade»

    Ce recours aux organisations internationales peut faire sourire mais fait bel et bien partie de la stratégie politique de la République islamique d’Iran: «L’idée est d’insister sur le fait que les États-Unis se conduisent comme un Etat “voyou”», explique sur Twitter Esfandyar Batmanghelidj, fondateur du média Bourse and Bazaar. «C’est de l’anti-impérialisme de façade», ajoute Clément Therme[1], chercheur à Sciences Po et spécialiste de l’Iran. Selon lui, ce mandat d’arrêt est un moyen symbolique pour reprendre le contrôle sur l’opinion interne alors que le régime fait face à une défiance de plus en plus importante de la population: «Téhéran fait de la surenchère. Les autorités essaient de faire croire qu’elles font tout pour les intérêts nationaux du pays sans renoncer à l’ayatollah Khomeini mais la population conscientisée a bien compris que Khomeini est un obstacle au développement économique», explique le chercheur.

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    «Les institutions internationales sont importantes pour l’Iran en tant que puissance de deuxième niveau.»

    Esfandyar Batmanghelidj, fondateur du média Bourse and Bazaar

    Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’Iran fait appel aux institutions internationales pour se défendre. Téhéran avait ainsi engagé en 2018 une procédure contre les États-Unis devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour dénoncer les sanctions américaines réimposées par Donald Trump après son retrait de l’accord nucléaire. En 2016, l’Iran avait également porté plainte devant la CIJ pour récupérer deux milliards de dollars gelés par Washington. Or, rappelle Clément Therme, «l’Iran ne respecte pas certaines conventions internationales (…) C’est une comédie».

    Néanmoins, pour Esfandyar Batmanghelidj, l’action iranienne est plus réfléchie qu’elle n’en a l’air: «L’Iran est au courant du contexte international et voit l’administration Trump saper les accords internationaux, les organes internationaux et le droit international. De manière générale, les institutions internationales sont importantes pour l’Iran en tant que puissance de deuxième niveau, même si toutes les institutions ne sont évidemment pas respectées», analysel’expert.

    Solidarité avec le Venezuela

    Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, les tensions entre les États-Unis et l’Iran n’ont cessé d’augmenter. L’attaque contre le général Qassem Soleimani a même ravivé chez certain·es la crainte d’un conflit entre les deux ennemis: «L’Iran ne peut pas supporter plus qu’un certain niveau de confrontation», relativise cependant Clément Therme. «Dans la guerre d’information, l’Iran n’a plus d’éléments. Donald Trump n’est pas si isolé que ça dans la région. Même si personne ne veut de confrontation directe, il est soutenu par les principaux alliés dont l’Arabie-Saoudite», ajoute le chercheur.

    Téhéran chercherait donc à défier les États-Unis par d’autres voies, notamment pour confirmer en interne le discours révolutionnaire et anti-impéraliste, ADN de la République islamique: «L’Iran fait comme les grandes puissances qui dénoncent», indique ainsi Clément Therme. Outre, le recours aux organisations internationales, l’approvisionnement en carburant du Venezuela en mai 2020 a également pour objectif de montrer les limites de la politique américaine de pression maximale. Le Venezuela est en effet lui aussi sous le coup des sanctions américaines depuis janvier 2019.

    Recrudescence des tensions et «guerre de l‘ombre»

    Depuis quelques semaines cependant, une série d’«accidents» ont lieu en Iran. Des explosions ou des incendies qui ont touché différents sites industriels. Ainsi, le 25 juin, un réservoir de gaz a explosé près d’un site militaire à Parchin, au sud-est de Téhéran sans faire de victime selon les autorités. Le 30 juin, un incendie s’est déclaré dans une clinique de Téhéran, causant 19 morts et l’émoi de la population. Le 2 juillet, le complexe nucléaire iranien de Natanz a subi d’importants dégâts et le 7 juillet une explosion a eu lieu dans une usine du sud de Téhéran. Peu d’informations filtrent sur les causes de ces accidents et les internautes sont sceptiques: «Il y a encore quelqu’un pour croire que cette série d’accidents est due au hasard?», interroge ainsi une personne sur Twitter.

    Certain·es y voient des attaques ciblées d’Israël: «Si nos services de sécurité et de renseignement établissent qu’il y a eu sabotage (…) les décisions nécessaires seront prises», a ainsi affirmé Yaghoub Rezazadeh, membre de la commission parlementaire sur la sécurité nationale et la politique étrangère iranienne. Dimanche 5 juillet, Benny Gantz, le ministre israélien de la Défense, a toutefois nié l’implication de l’État hébreu tout en restant ambigu: «Tous les incidents qui se produisent en Iran n’ont pas nécessairement quelque chose à voir avec nous», a-t-il ainsi déclaré avant de rappeler qu’Israël continuera «d’agir sur tous les fronts pour réduire la possibilité que l’Iran devienne une puissance nucléaire».

    Recrudescence des tensions et «guerre de l‘ombre»

    Depuis quelques semaines cependant, une série d’«accidents» ont lieu en Iran. Des explosions ou des incendies qui ont touché différents sites industriels. Ainsi, le 25 juin, un réservoir de gaz a explosé près d’un site militaire à Parchin, au sud-est de Téhéran sans faire de victime selon les autorités. Le 30 juin, un incendie s’est déclaré dans une clinique de Téhéran, causant 19 morts et l’émoi de la population. Le 2 juillet, le complexe nucléaire iranien de Natanz a subi d’importants dégâts et le 7 juillet une explosion a eu lieu dans une usine du sud de Téhéran. Peu d’informations filtrent sur les causes de ces accidents et les internautes sont sceptiques: «Il y a encore quelqu’un pour croire que cette série d’accidents est due au hasard?», interroge ainsi une personne sur Twitter.

    Certain·es y voient des attaques ciblées d’Israël: «Si nos services de sécurité et de renseignement établissent qu’il y a eu sabotage (…) les décisions nécessaires seront prises», a ainsi affirmé Yaghoub Rezazadeh, membre de la commission parlementaire sur la sécurité nationale et la politique étrangère iranienne. Dimanche 5 juillet, Benny Gantz, le ministre israélien de la Défense, a toutefois nié l’implication de l’État hébreu tout en restant ambigu: «Tous les incidents qui se produisent en Iran n’ont pas nécessairement quelque chose à voir avec nous», a-t-il ainsi déclaré avant de rappeler qu’Israël continuera «d’agir sur tous les fronts pour réduire la possibilité que l’Iran devienne une puissance nucléaire».

    C’est un retour à la situation du temps d’Ahmadinejad, à la guerre de l’ombre, à l’époque déjà l’Iran connaissait des failles dans son système de sécurité», explique Clément Therme faisant notamment référence aux assassinats de scientifiques nucléaires d’Iran entre 2010 et 2012. «Aujourd’hui, le contexte est différent. En 2012, la République islamique d’Iran était fautive car elle dissimulait une activité nucléaire, là on est face un retrait américain, une violation américaine de l’accord», précise-t-il.

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