Après le bâtiment ravitailleur de forces, c’est à un autre navire de la marine nationale que les eaux de Fort-de-France doivent une nouvelle visite. En effet, partie de Brest le 14 janvier, la frégate de défense et d’intervention Amiral Ronarc’h a fait escale en Martinique ce vendredi.
Bien plus que sa centaine de marins habituels, la frégate de défense et d’intervention Amiral Ronarc’h a fait le plein vendredi. L’heure était aux portes ouvertes. De nombreux scolaires ont pu découvrir le navire flambant neuf de la cale au pont.

La frégate est la première d’une série puisque l’État français en a commandé cinq autres. « Il faut tout tester de manière très approfondie », explique la capitaine de vaisseau Nicolas Guiraud; le commandant de la frégate. Une frégate de premier rang, un bateau de combat avec des capacités en lutte anti navire, anti aérienne et anti sous-marine. Pour ce faire, la frégate est équipée de deux sonars, de radars et des systèmes de guerre électronique mais aussi de missiles, torpille, mitrailleuse pour engager le combat. « La mission du bateau est de protéger une force navale comme un porte-avions ou un pétrolier ravitailleur ou d’opérer seul pour être capable d’éclairer les états-majors à terre sur ce qui se passe dans une zone de guerre. » La frégate est capable d’accueillir un hélicoptère à l’arrière du navire mais elle est tout aussi capable de détecter et d’engager un sous-marin adverse.
Livrée en octobre 2025
Malgré ses systèmes de pointe en matière de combat, la frégate de défense et d’intervention Amiral Ronarc’h n’est pas en zone de crise. Le navire est encore en rodage. Il fait escale en Martinique pour tester ses systèmes en eaux tropicales. Il a été livré très récemment, le 17 octobre 2025. « Un bâtiment flambant neuf doit s’entraîner et doit tester tous ses équipements, des plus communs à tous les navires comme la propulsion aux systèmes d’armes dans toutes les conditions possibles. C’est ce qu’on appelle le déploiement de longue durée. » Eaux froides, eaux chaudes, dans une force navale, en navigation isolée, tous les scenarii sont envisagés pour roder la frégate issue des chantiers de Lorient.

Cette frégate nouvelle génération embarque des radars quatre panneaux plans. « Cela permet d’avoir de bien meilleures performances et permet de rajouter des capacités d’évolution. Un bateau a une durée de vie d’environ trente ans. Les systèmes doivent pouvoir être modernisés régulièrement. » Une nouveauté par rapport à ses prédécesseurs dans la frégate Amiral Ronarc’h, sa dimension cyberdéfense. « Des sondes surveillent en permanence tout ce qui se passe sur les réseaux numériques pour vérifier qu’aucune attaque cyber est en cours. »
Laurianne Nomel




