Close Menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Santé dans les Outre-mer : l’alerte chiffrée du CESE et l’appel à un changement de méthode

    janvier 27, 2026

    Simplification de la vie économique : le MEDEF dénonce un nouveau report aux conséquences lourdes pour les entreprises

    janvier 27, 2026

    Élections municipales 2026 : LLKM appelle à une politique ambitieuse en faveur de la langue créole

    janvier 27, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Art/Culture
      • Ecologie / Environnement
      • Patrimoine
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Édito de Henri PIED
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Caraïbe
    • Newsletter 
    • Publicité
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » La généralisation d’une fiscalité obligatoire de 15% minimum va obliger les entreprises à quitter les paradis fiscaux par peur des sanctions et représailles
    Entreprises

    La généralisation d’une fiscalité obligatoire de 15% minimum va obliger les entreprises à quitter les paradis fiscaux par peur des sanctions et représailles

    août 3, 2021Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    La fiscalité minimum mais obligatoire de 15% dans le monde va obliger les pays où l’impôt est inférieur à s’adapter ou alors à voir leurs riches clients les quitter par peur des représailles et des sanctions. La mécanique de changement a démarré et mobilise déjà les avocats fiscalistes.

    Atlantico
    La généralisation d’une fiscalité obligatoire de 15% minimum va obliger les entreprises à quitter les paradis fiscaux par peur des sanctions et représailles

    avec Jean-Marc Sylvestre

    Les entreprises vont bien être obligées de s’adapter.  La décision adoptée par les pays du G20 et contresignée par plus de 130 pays dans le monde va marquer un changement de paradigme important, compte tenu de la fiscalité dans la mesure où beaucoup d’entreprises internationales ne choisissent pas leurs implantations sur la planète par hasard.

    La situation fiscale, la complexité, le poids des prélèvements et la possibilité de rapatrier les profits sont des facteurs aussi importants que les considérations purement économiques dans le choix des implantations ou de domiciliation des grandes entreprises internationales.

    La proposition des chefs d’Etat du G20 et acceptée par plus de 130 pays va instaurer un taux minimum d’imposition des sociétés à 15 % des bénéfices dans un délai de 2 ans. En clair, les pays signataires ont jusqu’à 2023 pour se mettre en conformité et les entreprises qui bénéficiaient des facilités fiscales vont devoir, elles aussi, prendre des décisions dans la mesure où les avantages qu’elles touchaient, en s’installant dans un pays à fiscalité super light, vont tomber.

    Si cet accord fiscal est appliqué dans les 130 pays signataires, la nouvelle norme fiscale permettrait à un pays comme la France de drainer entre 5 à 10 milliards d’euros chaque année, sur les 120 milliards qui échappent aujourd’hui à l’impôt dans le monde, selon les économistes de l’OCDE.

    À LIRE AUSSI

    L’impôt mondial, un fantasme qui pourrait être réalisable et très vite, mais à six conditions

    En clair, en 2023, la France ne lèvera plus la fameuse taxe GAFA dont elle avait eu l’idée, puisque cette fiscalité mondiale a repris le concept en l’élargissant à toutes les catégories d’entreprise.

    Ce projet va entrainer deux types de changements :

    Premier changement, les pays dont la fiscalité sur les bénéfices des entreprises est inférieure à ces 15 % peuvent avoir intérêt à l’aligner, mais elles ne sont pas obligées de le faire sauf qu’elles seront reléguées au banc de la société mondiale. D’autant que les entreprises, elles, vont avoir intérêt à regarder les choses de plus près, elles peuvent déménager dans des pays normaux sinon, elles seront en risque de sanctions de la part de leur clients ou fournisseurs et des autres pays.

    Ou bien elles restent là où elles sont, et se retrouvent discréditées. Les paradis fiscaux n’auront plus beaucoup d’intérêt pour les sociétés. Normalement, ils devraient disparaitre, sauf à servir de coffre-fort pour l’argent sale, en attente de blanchiment.

    En fait, il existe différents types de pays où les avocats et conseils d’entreprise vont avoir du grain à moudre.

    1er groupe de pays: ceux qui vont avoir intérêt à se mettre aux normes et qui vont devoir gérer l’impact sur les entreprises qui avaient décidé d’habiter chez eux.

    L’Irlande par exemple, ou le Liechtenstein qui sont intégrés à l’Union Européenne mais où le taux d’imposition est de 12,5 %, vont le relever à 15%. Les entreprises internationales qui sont installées dans ces deux pays, mais surtout en Irlande, ne prendront pas la décision de s’expatrier. Aucun intérêt. D’abord, parce qu’ailleurs, ils paieront également 15 % d’impôts et en plus, il leur faudra gérer le déménagement.

    Macao pratique aussi une imposition de 12,5 %. Théoriquement, le taux d’imposition doit passer à 15 %, mais en fait tout dépendra de la politique chinoise.

    Problème plus délicat à gérer en Bosnie-Herzégovine, en Macédoine et en Bulgarie, où le taux d’imposition des bénéfices est de 10 %. Un relèvement à 15% ne va pas décider les entreprises à aller s’installer ailleurs, puisque ça serait le même prix, mais elles vont demander des avantages annexés sur les charges sociales par exemple. La même problématique va se poser pour la Bulgarie, le Paraguay ou la principauté d’Andorre qui taxent les bénéfices à 10 %. Leur avantage premier est surtout d’offrir du free tax shop, donc ils peuvent être tentés de se rattraper sur la consommation si les pays frontaliers l’acceptent, ce qui n’est pas garanti. En Andorre par exemple, ni l’Espagne, ni la France n’ont intérêt à tolérer une évaporation de TVA. La Hongrie avec 9 % d’impôts seulement ne pourra pas garder ce taux compte tenu de son appartenance à l’Union européenne qui ne l’acceptera pas.

    2e groupe de pays, les derniers paradis fiscaux pour les entreprises. Anguilla, Bahamas, Émirat Arabes Unis, Bermudes, Jersey, Guernesey, Ile de Man, iles Caïmans, Iles Turques et caïques, Iles vierges.  Tous ces pays sont à fiscalité zéro pour les bénéfices d’entreprises, mais pas que. Alors, si ces pays ne relèvent pas leur fiscalité, les entreprises, elles, seront obligées de les quitter si elles veulent continuer de travailler dans le monde entier. Cela dit, ne rêvons pas, le sort de ces paradis est lié à ce que décideront les pays qui sont un peu leur protecteur et qui considèrent que d’avoir le contrôle sur ces refuges d’argent suspect, peut aussi leur permettre de garder un œil sur cet argent pas toujours bien acquis.

    Bref, la Grande Bretagne sait très bien ce qui se passe à Jersey, et les États-Unis connaissent par cœur qui fréquentent la Barbade.

    Share this:

    • Facebook
    • X

    Articles similaires

    ARTICLES SEMBLABLES

    COMABAT, 40 ans à bâtir la Martinique

    janvier 27, 2026

    GBH à la Réunion«On a une chance incroyable, c’est notre jeunesse »

    janvier 21, 2026

    KMKS Immo : des offres immobilières en phase avec le marché martiniquais

    janvier 13, 2026
    Ajouter un commentaire
    ECRIVEZ UN COMMENTAIRE Cancel Reply

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Haïti : la nouvelle Force de répression des gangs (GSF) et le risque d’une fuite en avant sécuritaire

    Caraïbe janvier 27, 2026

      Après l’échec de la mission multinationale dirigée par le Kenya, l’ONU a validé une…

    Share this:

    • Facebook
    • X

    Les années où nos jours de carnaval tombent sur deux mois différents

    janvier 27, 2026

    Saisie du pétrolier Olina par les États-Unis

    janvier 26, 2026

    Actualités politiques, économiques et sociales de la Caraïbe

    janvier 25, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS !
    TÉLÉCHARGEZ LE MAGAZINE SPÉCIAL D’ANTILLA
    OFFERT CE MOIS-CI ! EXCELLENTE ANNÉE 2026
    ABONNEZ-VOUS GRATUITEMENT À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACTEZ-NOUS
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • CONSULTEZ LES ANNONCES LÉGALES

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.