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« Notre combat n’est même pas contre un ou plusieurs individus ; notre combat est pour une Dominique libre et libérée. Pour nous tous ». C’est ce qu’a déclaré le sénateur de l’opposition Delbert Paris en s’adressant à des centaines de partisans de l’opposition lors d’un rassemblement pacifique qui s’est tenu à Roseau dimanche.
Paris a dit aux partisans qu’ils devaient se rappeler à eux-mêmes ce qu’est une Dominique libre et libérée.
« Une Dominique libre et libérée ressemble à un endroit où les jeunes peuvent travailler dans leur propre pays et y trouver un emploi, sans avoir l’impression qu’ils doivent s’enfuir juste pour pouvoir se nourrir », a-t-il déclaré. « Une Dominique libre et libérée, c’est un endroit où les gens n’ont pas peur d’aller à l’hôpital.
Paris a poursuivi : « Une Dominique libre et libérée, c’est une Dominique où les gens du NEP [Programme national pour l’emploi] sont payés à temps et où, lorsqu’on trouve du travail en Dominique, on peut être payé ».
Il a ajouté : « Une Dominique libre et libérée, c’est un endroit où nous pouvons tous vivre en paix, avec fierté, et où il n’y a pas qu’un seul groupe qui obtiendra une augmentation de salaire, mais tous les fonctionnaires. »
En outre, il a ajouté qu’une Dominique libre et libérée est un endroit où les personnes qui ont consacré leur vie au service public n’auront pas peur de prendre leur retraite, « parce qu’elles ont l’impression qu’elles ne toucheront pas leur pension ».
Pendant ce temps, le leader de l’opposition, Jesma Paul-Victor, a déclaré à ses partisans que s’ils ne défendent pas quelque chose, ils tomberont dans le piège de n’importe quoi.
« Nous devons sauver notre pays de cette administration », a-t-elle souligné. « Nous voyons de plus en plus d’entreprises fermer leurs portes et de nouvelles s’ouvrir. Nous devons sauver notre pays de l’inflation fiscale ».
Elle a fait remarquer que de nombreuses personnes se rendent dans les épiceries et se contentent de regarder les rayons.
« Que devient notre pays lorsque nous avons une économie où le pourcentage de notre facture d’importation est bien plus élevé que celui de notre facture d’exportation ? s’interroge Paul-Victor. « Regardez notre pays où nous avons une abondance de fruits, et pourtant nous en voyons plus qui sont laissés à pourrir que vendus.
M. Paul-Victor a également souligné que de nombreux agriculteurs souffrent encore quotidiennement du mauvais état des routes pour se rendre à leur exploitation.
« Nous devons sortir notre pays de la victimisation politique », a-t-elle fait remarquer. « Je sais qu’il y a tant de gens qui veulent être là cet après-midi mais qui ont peur de ce qui se passera quand ils iront travailler demain. Où en est ce pays ?
Elle pense que la restauration et la construction de la Dominique dépendent uniquement de « chacun d’entre nous et de notre motivation ».
« Ce pays a besoin de moi et de vous. Il a besoin de nous, mais nous devons être unis pour atteindre notre objectif », a déclaré Mme Paul-Victor.





