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    Quand le citoyen devient consommateur, et l’élu… un statut

    janvier 20, 2026Aucun commentaire
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    « La confiance ne se restaurera pas seulement par des discours : elle se reconstruit aussi par le retour de la responsabilité, chez les élus comme chez les citoyens. »

    Un lecteur réagit au discours de Max Pied sur la responsabilité politique (voir article en bas de page)

    À la suite de l’article de Max Pied consacré à la responsabilité politique et à la nécessité de restaurer la confiance citoyenne, un lecteur a tenu à réagir. Son message, direct et argumenté, élargit le débat en apportant deux angles complémentaires : la transformation progressive du rapport des Martiniquais à l’espace public, et la manière dont la fonction d’élu peut, parfois, dériver vers une logique d’intérêt personnel.

    Son point de départ est clair : sur le papier, « la grande majorité des mouvements et partis politiques pourraient souscrire » aux principes évoqués par Max Pied. Il reconnaît notamment un constat souvent partagé : le lien entre l’élu et le citoyen s’est distendu, parfois même rompu. Mais il estime que le diagnostic mérite d’être complété, car derrière la défiance actuelle, il existe aussi des évolutions profondes dans le comportement collectif et dans la perception du rôle politique.

    Un basculement silencieux : du “vivre ensemble” à la logique de guichet

    Premier point soulevé : le citoyen martiniquais aurait progressivement glissé d’une culture de participation et d’entretien du cadre de vie vers une posture de consommateur de services publics.

    Le lecteur convoque des images très concrètes, presque familières, qui parlent à plusieurs générations : il y a « 40 ou 50 ans », il n’était pas rare de voir des habitants nettoyer leur trottoir devant leur maison, ou, dans les zones rurales, couper l’herbe sur le talus jouxtant leur habitation. Ce n’était pas vécu comme une corvée imposée, mais comme une forme de continuité naturelle du foyer : on prenait soin de ce qui commence « devant chez soi ».

    Aujourd’hui, observe-t-il, cette logique se serait inversée : « la mairie doit nettoyer le trottoir », « la mairie doit faire tondre l’herbe », puisque « nous payons des impôts pour cela ». Le raisonnement peut sembler rationnel, mais il entraîne un effet indirect : à force de déléguer, « personne ne fait plus rien ». L’espace commun se dégrade alors non pas uniquement parce que les collectivités manquent de moyens, mais aussi parce qu’une partie de la société s’est habituée à attendre.

    Pour illustrer cette conséquence, il évoque un symptôme du quotidien : les fils électriques et téléphoniques enchevêtrés dans les arbres en bordure de routes, parfois sur des terrains privés. Une réalité visible, banale, mais révélatrice d’un relâchement général, y compris du côté des propriétaires. Selon lui, certains oublieraient que l’entretien des arbres en limite de propriété est aussi une responsabilité individuelle. Et sa conclusion tombe, sèche : la réponse est souvent « rien ».

    Derrière ces exemples, se dessine une idée plus large : la confiance citoyenne ne se reconstruira pas seulement par des discours politiques, mais aussi par un retour du sens des devoirs ordinaires, ceux qui ne font pas la une, mais structurent la vie collective.

    Être élu : service public ou ascension personnelle ?

    Deuxième angle abordé : la perception de la fonction élective. Pour ce lecteur, être élu serait devenu, dans certains cas, « un mode d’ascension sociale individuel ».

    Il ne s’agit pas, précise-t-il, uniquement du revenu ou des indemnités. Celles-ci peuvent être « modestes », dit-il, « mais pas toujours ». L’enjeu est ailleurs : la fonction politique donnerait accès à une forme de pouvoir, de visibilité, et parfois à des avantages indirects, comme la possibilité de favoriser l’embauche de proches — « parents, amis et alliés ». Une phrase lourde de sens, qui renvoie à une critique ancienne mais persistante : le soupçon de clientélisme, de réseaux, et de logiques d’entre-soi.

    Ce constat mène à une interrogation plus fondamentale : combien d’élus auraient vraiment intégré qu’ils doivent rendre des comptes aux électeurs ? Non pas simplement expliquer le bien-fondé d’une décision une fois qu’elle est prise, mais accepter une logique permanente de transparence, de dialogue, et parfois de remise en question.

    Et le lecteur insiste : « il ne suffit pas de le dire, encore faut-il le faire ». Autrement dit : le problème n’est pas seulement une question de communication politique ou de “proximité” affichée. C’est une question de méthode, de pratique, de culture démocratique réelle. Le citoyen ne veut plus être consulté uniquement à l’approche des élections. Il veut comprendre, participer, vérifier, constater.

    Une crise de confiance qui interroge tout le monde

    La force de cette réaction est qu’elle ne se contente pas d’accuser “les politiques”. Elle interpelle aussi la société martiniquaise elle-même : ce qui se joue dans la crise de confiance n’est pas unilatéral.

    D’un côté, il existe une attente immense envers les élus : exemplarité, sincérité, efficacité, reddition des comptes. De l’autre, il existe aussi un besoin de réapprendre le sens de la responsabilité partagée : l’espace public, la propreté, le respect des obligations simples, la conscience que la collectivité ne peut pas tout faire seule.

    Ce lecteur semble dire que la démocratie ne se limite pas à voter. Elle repose sur une culture du devoir et du contrôle, du côté des citoyens, et sur une culture du service et de la transparence, du côté des élus. Lorsque l’un des deux se délite, l’autre suit.

    Un débat à poursuivre

    Ce message vient donc nourrir, approfondir et parfois bousculer le propos de départ : oui, la confiance se reconstruit par une responsabilité politique assumée, mais aussi par une responsabilité citoyenne retrouvée.

    Et c’est sans doute là l’intérêt de ce type de réaction : replacer le débat au bon niveau — non pas celui des postures, mais celui des comportements, des pratiques, et des exigences réciproques.

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