Pour la 2ème année consécutive, la filière des spiritueux sera présente au Salon International de l’Agriculture sur l’espace de la Fédération Française des Spiritueux Hall 2.2 – B 011 du 25 février au 5 mars 2023 – Paris Porte de Versailles

Elle accueillera les visiteurs afin de leur présenter “les nouveaux défis des producteurs pour préserver et développer le précieux patrimoine agricole à l’origine de leurs produits.”

Les producteurs de spiritueux font fleurir de nouvelles pratiques pour demain

Dans la grande famille des spiritueux, l’histoire naît toujours d’un fruit, d’une plante ou d’une céréale, dont le meilleur est extrait par les mains expertes des producteurs. Chaque année, ce sont près de 3 millions de tonnes de matières premières agricoles qui sont distillées, macérées ou infusées.  Elles entrent dans la composition d’une grande diversité de produits (absinthe, anisé, Armagnac, Calvados, Cognac, eau-de-vie de fruit, genièvre, gentiane, liqueur et crème de fruit, rhum, vodka, gin, whisky…). Première filière de l’Union européenne, les spiritueux français sont exportés dans plus de 150 pays. Ils font rayonner la France à l’international.

Des richesses en bouteille. Quoi de plus essentiel que de préserver la nature quand on met en œuvre le meilleur de ce qu’elle nous offre ?

Une évidence qui prend tout son sens à l’heure où la filière repense ses modes de production pour s’adapter aux changements climatiques et aux pénuries d’énergie et de matières premières. Selon ses produits, sa taille, ou encore sa localisation, chaque maison fait des choix concrets et durables pour demain.

Et les producteurs de spiritueux d’outre-mer sont porteurs d’initiatives durables !

Repenser l’approche agricole et s’investir pour l’environnement en outre-mer

Intimement liées à l’amont agricole, les Maisons de spiritueux ont été très tôt sensibilisées aux enjeux environnementaux. Des engagements qui prennent tout leur sens aujourd’hui, avec quelques exemples parmi tant d’autres de pratiques remarquables.

LE LOCAL, UNE ÉVIDENCE

La culture de la canne à sucre dans les départements et régions d’outre-mer (DROM) est à la fois un héritage et un avenir. Elle façonne l’agriculture locale et la vie économique de toute une filière de production connue dans le monde entier.

La filière rhum des DROM c’est :

  • 23 distilleries réparties entre la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique et l’Ile de la Réunion,
  • 6 400 exploitations agricoles cultivant la canne à sucre,
  • 2,3 millions de tonnes de canne à sucre récoltées pour la fabrication de sucre et de rhum traditionnel,
  • 270 000 hectolitres d’alcool pur de rhum traditionnel.
  • Une agriculture locale et des savoir-faire reconnus par l’obtention d’une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) pour le rhum agricole de la Martinique et d’Indications Géographiques (IG) pour les rhums de Guadeloupe, Guyane et Ile de la Réunion.

LA SAUVEGARDE DES RÉCOLTES ET DE LA BIODIVERSITÉ

La culture de la canne est un vrai atout pour la préservation des sols. Grâce à son système racinaire particulièrement développé (les racines secondaires peuvent atteindre jusqu’à six mètres de profondeur), la canne à sucre permet de lutter contre l’érosion des sols, notamment en période cyclonique. Par ailleurs, grâce aux feuilles volontairement laissées dans les champs, les sols sont enrichis en éléments minéraux et sont ainsi plus fertiles.

En plus des services écosystémiques fournis par la canne, les producteurs s’engagent dans de nouvelles pratiques agricoles. En Guadeloupe, la Maison Rhum Damoiseau développe actuellement un projet sur la canne à sucre bio. En Martinique, la Maison Saint James, figure emblématique de l’A.O.C Rhum de Martinique, est un modèle de préservation de l’environnement en minimisant son impact à chaque étape d’élaboration de ses rhums. La culture de la canne biologique confirme l’engagement de la filière pour la protection du terroir martiniquais. Attachés à la biodiversité et la qualité des sols, les planteurs privilégient la lutte biologique, la sélection des variétés et leur renouvellement.

La  Distillerie de Fonds Preville en Martinique a mis en place des jachères qui permettent la rotation des cultures en limitant ainsi l’appauvrissement des sols ; et la plantation de plantes de couvertures afin de réduire l’utilisation de produits phytosanitaires.

Le changement de technique culturale est également lié aux mesures en faveur de la biodiversité comme l’installation de bandes fleuries dans les champs qui permettent de limiter l’utilisation d’herbicides ; ou de la réduction des déchets en les incorporant au compost pour la fertilisation des sols (bagasse, hampes de bananes principalement).

RIEN NE SE PERD !

A chaque étape du procédé de fabrication du sucre et du rhum sont obtenus des co-produits systématiquement orientés vers la valorisation : mélasse, bagasse, écumes, cendres, paille et vinasses.

  • La mélasse, co-produit issu de la fabrication du sucre, est utilisée pour la fabrication de rhum de sucrerie, comme substrat de compléments alimentaires pour le bétail ou, encore plus récemment à l’Ile de La Réunion, comme source de bioéthanol pour alimenter une turbine à combustion permettant de répondre aux besoins ponctuels en électricité.
  • La bagasse, résidu fibreux obtenu à l’issu du broyage de la canne, est utilisée comme combustible. Elle alimente les chaudières qui produisent la vapeur nécessaire à la distillation. La bagasse est également utilisée comme compost (permettant de fertiliser les champs) ou transformée en électricité. Avec 1 tonne de cannes, on récolte 300 kg de bagasse qui peuvent produire 130 kWh.
  • Les écumes et les cendres, co-produits issus de l’épuration du jus de canne et de la combustion de la partie fibreuse, sont également valorisées dans la fertilisation des sols avec leur richesse en silice.
  • Les vinasses, co-produits issus de la fabrication du rhum, peuvent être utilisées pour la fertilisation des champs de canne par épandage ou par voie de méthanisation produisant ainsi du biogaz. La combustion du biogaz obtenu permet, en effet, de produire de la chaleur pour les besoins thermiques des distilleries et de l’électricité qui est ensuite vendue sur le réseau EDF ou réintroduite dans le circuit et consommée par les distilleries.

L’ensemble des possibilités de valorisation s’illustrent concrètement, à la Réunion, avec la mise en service en 2019 de la turbine à combustion de Saint Pierre, la 1ère centrale à combustion au bioéthanol au monde. Opérée par Albioma, elle a pour objectif de fonctionner à 80% avec du bioéthanol produit à partir de mélasse. D’une puissance installée de 41 MW, elle fournit une énergie de pointe destinée à sécuriser le réseau électrique réunionnais lors des pics de consommation.

La Distillerie Rivière du Mât a mis en œuvre un projet innovant pour le territoire réunionnais, de méthanisation des vinasses et de valorisation énergétique (en électricité et en chaleur) du biogaz produit par cogénération. Ainsi, cette distillerie est une usine à énergie positive produisant et valorisant 100% du biogaz renouvelable : en chaleur (vapeur) pour les besoins de la distillerie, en électricité verte pour plus de 2 000 foyers réunionnais.

Les digestats de la méthanisation permettent la fertilisation de 1.400 hectares de champs de canne de l’île, réduisant de moitié les engrais importés sur ces terres.

A la Martinique, en 2018 la centrale de cogénération Galion 2 a été mise en service. Opérée également par la société Albioma, cette centrale est la première de l’outre-mer français à fonctionner uniquement à partir de biomasse pour produire de l’électricité et de la vapeur basse pression. Elle utilise de la biomasse locale (pour l’essentiel la bagasse fournie par la sucrerie voisine) et de la biomasse importée. D’une puissance installée de 40 MW, sa production d’électricité répond à 15% des besoins de la Martinique. La Distillerie de Fonds Preville épure près de 20 000 m3 de vinasse afin d’obtenir de l’eau pour irriguer les champs de bananes voisins. Par ailleurs, un bouilleur a été installé pour permettre l’économie annuelle de 6 000 m3 d’eau, témoignant une nouvelle fois des efforts de la Maison pour la sauvegarde de la ressource en eau.

A la Guadeloupe, chez Rhum Damoiseau, la bagasse, résidu fibreux de la canne à sucre après extraction du jus, est en partie mélangée à la vinasse pour faire du compost afin d’amender les terrains, l’autre partie, une fois séchée, sert de combustible pour chauffer les colonnes de distillation de la distillerie.

Des producteurs et leurs initiatives à découvrir au Salon International de l’Agriculture

Durant 9 jours, la Fédération Française des Spiritueux et ses producteurs témoigneront de leur lien naturel avec l’agriculture et des pratiques développées pour relever les nouveaux défis environnementaux.

Rendez-vous sous le plafond végétal, Hall 2.2 B 011 pour découvrir des animations pédagogiques et faire des rencontres enrichissantes ! Tout un programme à inscrire dès à présent dans les agendas ! 

Et au-delà du salon, toute l’année…

En France métropole et outremer, plus de 120 maisons ouvrent leurs portes aux visiteurs pour partager leurs savoir-faire autour de leurs produits d’excellence et faire découvrir un patrimoine culturel et architectural souvent méconnu. Le spiritourisme est une activité en plein essor avec plus de 2 millions de visiteurs par an.

Pour découvrir les producteurs de spiritueux d’outre-mer qui accueillent le public, il suffit de se connecter sur le site dédié : https://www.spiritourisme.com/

 

Les spiritueux en France – Chiffres clés

Des produits issus à 100% de l’agriculture

Près de 3 millions de tonnes de matières premières agricoles

Production annuelle tous chiffres consolidés : plus de 700 millions de litres

100 000 emplois directs, indirects et induits

2 millions de visiteurs par an sur nos sites dans le cadre du spiritourisme

51 indications géographiques

Des produits exportés dans plus de 150 pays


A propos de la Fédération Française des Spiritueux

Créée en 1996, la FFS est une organisation professionnelle qui représente les producteurs et les distributeurs français de boissons spiritueuses. Elle regroupe près de 250 entreprises (des PME aux groupes à vocation internationale) soutenant 100 000 emplois dans toutes les régions de France métropole et territoires d’outremer. 90% des entreprises sont issues de PME-TPE. Les spiritueux sont des boissons alcoolisées obtenues par distillation, macération ou infusion de matières premières agricoles. Il s’agit de boissons d’origine exclusivement agricole. On dénombre 44 catégories de spiritueux (absinthe, anisé, Armagnac, Calvados, Cognac, eau-de-vie de fruit, genièvre, gentiane, liqueur et crème de fruit, rhum, vodka, whisky…) et 51 indications géographiques. Un fabuleux patrimoine qui attire chaque année près de 2 millions de visiteurs dans les sites de production.

Nous rejoindre sur www.spiritueux.fr et www.spiritourisme.com

Ainsi que sur LinkedIn

Contact presse : VFCRP

Julia Delesque – jdelesque@vfcrp.fr – 06 50 73 68 75


 

Partager.

Comments are closed.

Exit mobile version