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    Home » Traite, esclavage et ressentiment (Partie 4)
    Art/Culture

    Traite, esclavage et ressentiment (Partie 4)

    décembre 6, 2024Aucun commentaire
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    L’esclavage un crime contre l’humanité qui, de temps et partout dans le monde a existé.
    L’esclavage est une pratique condamnable qui, malheureusement, a existé à travers l’histoire et dans presque toutes les régions du monde. De l’Antiquité, avec les grandes civilisations comme celles de l’Égypte, de la Grèce ou de Rome, aux empires asiatiques, africains et américains, l’exploitation des individus asservis a souvent été liée aux structures économiques, politiques et sociales des sociétés.
    Que ce soit par la guerre, la traite transatlantique ou d’autres modes de domination, l’esclavage a pris des formes diverses selon les époques et les cultures. Cependant, au fil des siècles, les mouvements abolitionnistes, nourris par des idéaux humanistes, religieux et politiques, ont conduit à une condamnation progressive de cette pratique, même si des formes contemporaines d’exploitation humaine persistent encore aujourd’hui sous d’autres appellations (travail forcé, traite des êtres humains).
    Ainsi, bien qu’universel dans l’histoire, l’esclavage reste un symbole des inégalités et des abus auxquels les sociétés doivent continuellement s’opposer.
    L’abolition de l’esclavage et de la traite a été un processus progressif, mené à travers différentes époques, régions et contextes. Les premières initiatives et dénonciations remontent XVIIe siècle. Les premiers mouvements anti-esclavagistes apparaissent en Europe et en Amérique. Des groupes religieux, comme les Quakers, commencent à dénoncer l’esclavage pour des raisons morales et religieuses. En 1688 : c’est la « Protestation des Quakers de Germantown », le premier document connu en Amérique dénonçant l’esclavage comme contraire à la morale chrétienne. L’abolition de la traite transatlantique intervient en 1807 par le Royaume-Uni par le Parlement britannique qui interdit la traite des esclaves dans l’Empire britannique avec le Slave Trade Act.
    Dans la foulée, en 1808, le Congrès des États-Unis, vote l’abolition de la traite bien que l’esclavage reste légal à l’intérieur du pays. En 1815, au Congrès de Vienne, les grandes puissances européennes s’engagent à mettre fin à la traite, sous l’influence du Royaume-Uni. En 1833 le Royaume-Uni procède à l’abolition de l’esclavage proprement dit, le Slavery Abolition Act abolit l’esclavage dans tout l’Empire britannique, avec une période de transition où les esclaves doivent travailler comme “apprentis”. En France, en 1848, sous l’impulsion de Victor Schoelcher, la Deuxième République abolit définitivement l’esclavage dans les colonies françaises. Puis en 1863 les États-Unis, par Abraham Lincoln proclament l’émancipation, suivie du 13e amendement en 1865, qui abolit l’esclavage dans tout le pays.
    Le Brésil, en 1888 est le dernier pays des Amériques à abolir l’esclavage avec la Loi d’Or.
    La Société des Nations adopte en 1926 la Convention sur l’esclavage, engageant les États membres à abolir toutes les formes d’esclavage. Et en 1948 laDéclaration universelle des droits de l’homme par son article 4 déclare que “nul ne sera tenu en esclavage ou en servitude”.
    En 1981 la Mauritanie interdit l’importation d’esclaves, bien que l’esclavage reste légal à l’intérieur du pays.

    Ces siècles d’exploitation inhumaine d’hommes par d’autres qui s’arrogeaient ce droit hors tout respect de la personne ont laissé des traces difficiles à effacer. La science – l’épigénétique- est venue apporter la preuve de la persistance de traumatismes bien après que l’esclavage soit aboli chez les descendants des peuples asservis.
    L’épigénétique est une branche de la biologie qui étudie les modifications héréditaires de l’expression des gènes qui ne sont pas causées par des altérations de la séquence ADN elle-même. Ces modifications influencent la manière dont les gènes sont activés ou désactivés et, par conséquent, l’apparition de certains traits ou comportements. On parle alors de modifications épigénétiques, de méthylation de l’ADN, l’ ajout d’un groupe méthyle (CH₃) à l’ADN, en général sur des cytosines, ce qui peut inhiber l’expression d’un gène. Les histones sont des protéines autour desquelles l’ADN est enroulé. Des modifications chimiques (comme l’acétylation ou la méthylation) influencent la compaction de l’ADN et donc l’accès aux gènes pour leur transcription. Certains ARN (comme les microARN) régulent l’expression génique en interférant avec la transcription ou la traduction des gènes. Les marques épigénétiques peuvent être transmises d’une cellule à une autre lors de la division cellulaire, voire d’une génération à une autre. Cependant, certaines marques sont effacées lors de la formation des gamètes. Contrairement à l’ADN, qui reste relativement stable, les marques épigénétiques sont dynamiques et peuvent être influencées par l’environnement. Par exemple par l’alimentation, labconsommation de certains nutriments qui peut modifier la méthylation de l’ADN; ou encore des facteurs environnants, le stress, les expériences stressantes (surtout durant l’enfance) qui peuvent altérer durablement l’épigénome. Des substances comme les pesticides ou le tabac peuvent modifier les marques épigénétiques. L’épigénétique joue un rôle central dans le développement de maladies comme le cancer, les troubles neurologiques (Alzheimer, autisme), ou les maladies métaboliques. Des traitements ciblés, comme les inhibiteurs de la méthylation, sont explorés en oncologie. Les marques épigénétiques évoluent avec l’âge et pourraient être utilisées pour mesurer l’“âge biologique” d’un individu.
    Concernant la problématique de l’impact de l’esclavagesur certaines populations, des expériences montrent que des facteurs comme la malnutrition ou le stress parental peuvent affecter la santé des descendants via des modifications épigénétiques. L’exemple célèbre est celui, des enfants nés pendant la famine aux Pays-Bas (1944-1945). Les enfants conçus durant cette famine montrent des modifications épigénétiques associées à une sensibilité accrue aux maladies cardiovasculaires, au diabète et à d’autres troubles, même des décennies plus tard. Cette étude illustre comment des conditions environnementales peuvent affecter durablement l’expression des gènes. L’épigénétique montre que l’ADN n’est pas une fatalité que les interactions entre les gènes, l’environnement jouent un rôle essentiel dans le développement de l’homme et sa santé, ouvrant des perspectives fascinantes en biologie, en médecine et en société.
    Aussi, peut-on espérer que par certaines méthodes de résilience, la pratique du pardon, de la réconciliation, ces traces d’un passé douloureux pourront au fil du temps s’effacer.

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