The new projections for 2025 represent a slight upward revision from those published by the organization in April (2.0%), which is attributable to improved GDP performance in the first quarter of the year.
The report – released at a press conference led by the United Nations regional commission’s Executive Secretary, José Manuel Salazar-Xirinachs – emphasizes that the estimates point to different dynamics among subregions and countries.
In the Caribbean (excluding Guyana), growth is forecast at 1.8% in 2025 and 1.7% in 2026, marking a deceleration versus 2024, which is attributable to lower GDP growth in the United States, and the ensuing reduction in the demand for tourism services, in addition to lower global demand for services. The subregion continues to face high costs for energy imports and transportation, as well as notable exposure to natural disasters – factors that impact its external position and debt levels. In contrast, Guyana is seen maintaining high growth rates, thanks to continued investment in the hydrocarbons sector.
In South America, a 2.7% expansion is foreseen in 2025, above the regional average, based mainly on a recovery in Argentina and Ecuador, an upturn in growth in Colombia and Paraguay’s solid expansion. However, in the rest of the subregion’s countries, a slowdown versus 2024 levels is expected. In 2026, South America’s growth is seen easing again to settle at 2.4%.
In Central America and Mexico, projected growth for 2025 is 1.0%, nearly half the 1.8% expansion recorded in 2024, due to the weakening of external demand, especially from the United States. Countries such as Guatemala, Panama and the Dominican Republic will exhibit a more dynamic performance, however, with rates topping 3.5% thanks to the impetus of the services sector, private consumption and remittances. On the whole, a modest recovery to 1.7% growth is expected in 2026, although the subregion will continue to be highly vulnerable to external shocks due to its structural dependence on the U.S. economy in commercial, financial and migration-related matters.
The macroeconomic scenario for 2025-2026 will be marked by less dynamism in domestic aggregate demand. The regional macroeconomic environment will be characterized by weak domestic demand, particularly due to slower private consumption. In addition, international prospects remain unfavorable, limiting the external impetus for regional growth.
En 2025 et 2026, la croissance économique mondiale devrait ralentir sous l’effet de multiples facteurs, notamment les tensions et la fragmentation géoéconomiques, un durcissement des conditions financières, un affaiblissement du commerce international et des conflits armés. Cette situation est aggravée par une vulnérabilité extérieure accrue, qui se traduit par une prévision d’un déficit courant plus important et d’une dépendance accrue aux capitaux étrangers. Le rapport indique que, durant la période 2025-2026, la balance des paiements de la région restera exposée à divers risques, tels que l’aggravation des conflits géopolitiques, la volatilité des prix des matières premières et le ralentissement synchronisé des principales économies mondiales.
La croissance de l’emploi devrait également ralentir. Conformément à la dynamique de l’activité économique, la CEPALC prévoit que la croissance de l’emploi restera faible dans les économies de la région en 2025 et 2026. L’augmentation du nombre de personnes employées devrait être inférieure à celle des années précédentes. Dans ce scénario, le taux de chômage devrait se stabiliser autour de 5,6 %. Bien qu’une légère réduction du secteur informel et des écarts de productivité entre les hommes et les femmes soit attendue, ces indicateurs resteront à des niveaux élevés. Les projections pour 2025 et 2026 indiquent une inflation régionale stable, même si les risques de pressions inflationnistes à la hausse devraient persister.
En résumé, le rapport met en garde contre la grande incertitude qui pèse sur les perspectives mondiales et régionales pour 2025 et 2026. La dynamique de croissance des économies de la région pourrait se détériorer en raison de l’aggravation des risques mondiaux.
Mobiliser des ressources pour financer le développement
Face à ces perspectives complexes, la CEPALC souligne l’urgence pour la région de « mobiliser davantage de ressources afin de surmonter les pièges de la faible croissance, des fortes inégalités, de la mobilité sociale limitée et des écarts structurels persistants en matière de développement. À moyen terme, l’Amérique latine et les Caraïbes devront relever le défi de préserver leur stabilité macroéconomique et de poursuivre leur transformation productive dans un contexte international de plus en plus instable. Pour relever ce défi, il est indispensable de définir une vision stratégique à long terme qui soutienne un développement durable et inclusif, assortie de politiques macroéconomiques à court terme permettant d’atténuer les risques et de réduire l’exposition aux chocs externes », a indiqué le Secrétaire exécutif de l’organisation dans sa présentation.
L’ Étude économique 2025 aborde trois dimensions clés pour renforcer les capacités de financement du développement dans la région, en s’appuyant sur trois piliers stratégiques.
Le premier pilier est axé sur la mobilisation des ressources nationales . Le rapport recense les défis fiscaux et structurels qui limitent cette mobilisation dans la région. Il propose d’améliorer la qualité des dépenses, d’accroître les investissements publics, de renforcer le recouvrement des impôts en réduisant la fraude et en rationalisant les dépenses fiscales, tout en s’orientant vers une plus grande progressivité du système fiscal.
Le deuxième pilier porte sur la mobilisation des ressources extérieures et privées . À cet égard, le document souligne la nécessité de réformer l’architecture financière internationale conformément à l’Engagement de Séville, de redéfinir les critères d’éligibilité à l’Aide publique au développement (APD) et de renforcer les mécanismes de résolution de la dette souveraine. Il propose en outre d’accroître l’investissement privé en développant les marchés de capitaux au niveau national et en encourageant le recours à des instruments tels que les obligations thématiques, les swaps de dettes et les financements mixtes.
Le troisième pilier souligne l’importance de renforcer le rôle des banques de développement dans la mobilisation des ressources . Le rapport met en évidence le rôle stratégique que jouent ces banques en orientant les sources de financement vers les secteurs clés. Afin d’accélérer la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) d’ici à 2030, les institutions de financement du développement doivent impulser des projets d’envergure grâce à des mécanismes innovants articulant investissements publics et privés. L’importance de la collaboration entre les institutions finançant le développement est soulignée, en vue d’accroître leur capacité de prêt et leur champ d’action.
L’engagement de Séville
La quatrième Conférence internationale sur le financement du développement , qui s’est tenue récemment à Séville (Espagne), a réaffirmé l’engagement mondial en faveur du développement durable et d’un financement accru. Dans son nouveau document, la CEPALC exhorte les pays de la région à saisir cette opportunité pour accélérer la mobilisation des ressources financières, renforcer la stabilité économique et progresser vers un développement plus productif, inclusif, durable et résilient.