Du 5 au 8 juillet 2026, Gros Islet accueille le sommet CARICOM dans sa 51e édition. Le Premier ministre saint-lucien Philip J. Pierre préside cette conférence des chefs de gouvernement.
Le sommet CARICOM 51 : un rendez-vous caribéen décisif
Gros Islet, bourgade touristique du nord de Sainte-Lucie, devient capitale politique de la Caraïbe cet été. Le sommet CARICOM 51 réunit les chefs de gouvernement du 5 au 8 juillet 2026. Philip J. Pierre, président tournant depuis le 1er juillet, préside les débats.
C’est un symbole fort pour la région. À quelques encablures de Fort-de-France, la Caraïbe tente de s’affirmer collectivement. La Martinique, désormais membre associé, observe les décisions qui façonnent son avenir régional immédiat.
Programme et déroulement du sommet CARICOM
La cérémonie d’ouverture se déroule dimanche 5 juillet à 16 heures. Trois voix institutionnelles y interviennent : Philip J. Pierre (président entrant), le Dr Terrance Drew de Saint-Kitts-et-Nevis (président sortant) et la Dr Carla Barnett (secrétaire générale de la CARICOM).
L’événement est accueilli au Sandals Saint Lucia. Une retransmission en direct se fera sur les réseaux sociaux de l’organisation. Du 6 au 8 juillet, les chefs de gouvernement délibèrent sur les dossiers critiques. Une conférence de presse de clôture marque la fin des travaux le mercredi 8 juillet.
En marge du sommet CARICOM, athlètes professionnels et amateurs concourent lors de la 19e édition du CARICOM Road Run/Walk. Cette course-promenade se tient le 5 juillet à Gros Islet.
Haïti : le dossier urgent du sommet CARICOM
La situation haïtienne domine l’horizon politique du sommet CARICOM. La Communauté des Caraïbes accompagne les institutions haïtiennes pour rétablir la sécurité. Elle soutient aussi le renforcement de la gouvernance démocratique et la préparation électorale.
Cependant, les résultats tardent à se concrétiser sur le terrain. La situation politique, économique et sécuritaire reste extrêmement fragile. Le conseil présidentiel de transition n’a pas encore produit les effets stabilisateurs escomptés.
Lors du 50e sommet CARICOM en février, le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé s’était rendu à Basseterre. Il présentait alors le « Pacte national pour la stabilité » d’Haïti. Il affirmait qu’Haïti représente le plus grand marché de la Communauté.
À Gros Islet, la question haïtienne revient avec la même acuité. Sécurité, élections, relance économique et pression migratoire restent au cœur du dossier. Ces enjeux structurent l’ensemble des débats du sommet CARICOM.
Énergie, climat et économie bleue : l’agenda structurel
Au-delà d’Haïti, le sommet CARICOM traite des grandes transformations régionales. Philip J. Pierre avait rappelé à ses collègues l’urgence climatique. L’accélération des effets du changement climatique menace les progrès réalisés.
En effet, tout ce que la Caraïbe a accompli pour améliorer les conditions de vie peut disparaître en une seule journée. Ce constat structure l’ensemble des négociations régionales actuelles.
Par ailleurs, la transition énergétique s’impose comme un chantier majeur. La CARICOM porte l’ambition collective d’atteindre 47,5 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique régional d’ici 2027.
Enfin, l’économie bleue figure à l’agenda comme levier de développement endogène. Valorisation durable des ressources marines, pêche, tourisme côtier et transport maritime : l’océan reste la richesse principale des îles caribéennes.
Un moment décisif pour la Caraïbe et la Martinique
Le sommet CARICOM 51 constitue bien plus qu’un rendez-vous diplomatique de routine. C’est un moment où la Caraïbe tente de s’affirmer collectivement face aux crises qui la traversent. La CARICOM reste l’organisation centrale de la coopération caribéenne.
Pour la Martinique, chaque sommet CARICOM rappelle l’urgence de clarifier sa propre stratégie régionale. L’enjeu est de peser dans les décisions avant que d’autres ne décident à sa place. L’intégration caribéenne demeure un tournant historique pour le territoire.





