Un peu plus haut que le centre commercial, la Galleria, à Acajou nord, une nouvelle résidence composée de 65 logements a vu le jour. Ce mercredi matin, la Simar a inauguré son ensemble social, L’Ecrin. Une remise symbolique des clefs a eu lieu pour deux futurs locataires.
Dans le patio de l’immeuble, un sol dallé surmonté d’un jardin intérieur planté de palmier. « Je suis satisfaite. Un beau logement, dernier étage, belle vue. Je vois de Fort-de-France jusqu’à l’aéroport. » Laurence Ursulet devient lamentinoise. La désormais ancienne foyalaise a reçu les clefs de son nouveau chez elle. Un appartement situé dans un écrin littéralement. La résidence L’Ecrin, à Acajou Nord au Lamentin, a été inaugurée ce mercredi matin par la Simar (Société immobilière de la Martinique) . 65 logements dédiés aux seniors. Il n’aura fallu que trois mois à Laurence Ursulet pour que sa demande de mutation de logement sociale soit validée à la Simar. Elle habitait depuis 19 ans Fort-de-France. Laurence Ursulet fait maintenant partie des résidents de la résidence flambant neuve L’Ecrin. Elle comprend 29 logements locatifs sociaux et 36 logements en prêt locatif social. La Simar souligne la mixité sociale et intergénérationnelle de la résidence lamentinoise. En plus d’être dédiée aux seniors, elle accueillera une crèche.

Jean-Luc Galy est fier de sa dernière résidence sortie de terre. « L’écrin est un coffret où l’on garde un beau bijou précieux. Nous devons protéger nos seniors. » La mixité sociale est également mise en avant par le groupe. « On a du logement locatif social et on a du logement intermédiaire plus une crèche. Le mélange de population, c’est vraiment ce qu’il faut faire dans ce pays Martinique. »
La demande va croissant. Dans le territoire, 16 000 demandes de logement social sont en attente d’attribution. Or selon l’Insee la population de l’île décline. Entre 2017 et 2023, la Martinique a perdu 12 000 habitants. Pour Jean-Luc Galy, la décohabitation est en cause. « Souvent dans les logements, nous avons des familles monoparentales. Mais il y a aussi la grand-mère, le grand-père, la petite-fille. Ils cherchent à leur tour un logement. C’est l’effet de décohabitation. »

Cette résidence est un témoin de la dynamique du partenariat entre la Simar et la ville du Lamentin. Depuis les prémices de leur coopération, au début des années 1960, ce sont 2000 logements sociaux qui sont sortis de terre. Le maire du Lamentin, David Zobda, se félicite de l’émergence de la résidence L’Ecrin, une résidence à taille humaine. « Nous ne sommes plus favorables à des grands ensembles de 500 logements en concentrant toute l’attention sur le logement social voire hypersocial. » Pour le maire, les ensembles construits aujourd’hui sont plus réfléchis, plus fonctionnels qui associent la mixité sociale et générationnelle.
Le coût total de l’opération s’élève à plus de 11 millions d’euros.
Laurianne Nomel





