Les règles du second tour des élections municipales en France varient selon la taille de la commune. Deux systèmes électoraux existent : l’un pour les communes de moins de 1 000 habitants et l’autre pour celles de 1 000 habitants et plus.
1. Communes de 1 000 habitants et plus
Dans la majorité des villes, le scrutin municipal est un scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire. Une liste peut se maintenir au second tour si elle a obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour.
Les listes ayant obtenu au moins 5 % des voix peuvent fusionner avec une autre liste qualifiée pour le second tour. Ces fusions permettent souvent la formation d’alliances politiques entre les deux tours.
Au second tour, la liste arrivée en tête obtient immédiatement la moitié des sièges du conseil municipal (prime majoritaire). L’autre moitié des sièges est répartie à la proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages.
2. Communes de moins de 1 000 habitants
Dans les communes de moins de 1 000 habitants, le mode de scrutin est différent. Les candidats se présentent individuellement et non sur des listes complètes. Les électeurs peuvent panacher les noms sur leur bulletin.
Les candidats sont élus à la majorité absolue au premier tour. Au second tour, les sièges restants sont attribués à la majorité relative.
3. L’élection du maire
Après les élections municipales, les conseillers municipaux élus se réunissent lors du premier conseil municipal pour élire le maire et les adjoints parmi eux.
L’élection du maire se fait à la majorité absolue aux deux premiers tours. Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue, un troisième tour est organisé où la majorité relative suffit.
Point important
Les alliances entre les deux tours jouent souvent un rôle décisif dans les communes de plus de 1 000 habitants. Elles peuvent modifier les rapports de force observés lors du premier tour et déterminer l’issue finale du scrutin.