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    Home » Mobilisation pour sauver le tourisme dans nos Outre-mer
    Actualité

    Mobilisation pour sauver le tourisme dans nos Outre-mer

    mai 19, 2020Aucun commentaire
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    FEDOM: Lettre du lundi 18 mai 2020
    « Le tourisme fait probablement face à la pire épreuve de son histoire moderne, alors même que c’est un des fleurons de l’économie française » a reconnu le premier ministre au sortir d’un comité interministériel dédié au secteur qui s’est tenu jeudi dernier.
    En Outre-mer, l’impact est encore plus violent, tant nos territoires dépendent de cette industrie.
    Afin d’organiser son sauvetage, un certain nombre de mesures ont été annoncées qu’il convient de saluer car elles représentent, au total, 18 milliards d’euros.
    Sur le plan économique tout d’abord, « l’effort d’investissement » de l’état sera porté par la Banque des Territoires et Bpifrance. Ces dernières ont formalisé un plan de relance « Tourisme commun » de plus de trois milliards d’euros de financements entre aujourd’hui et 2023, sous forme de prêts et d’investissements en fonds propre, selon les détails du plan.
    Par ailleurs, deux revendications du secteur ont été partiellement entendues : le recours à l’activité partielle serait a priori possible jusqu’à fin 2020 pour les entreprises du tourisme et de l’événementiel, tandis que l’accès au fonds de solidarité, pour les entreprises du secteur des cafés- hôtels -restaurants, du tourisme, de l’événementiel, du sport et de la culture, sera prolongé jusqu’à fin septembre ; les professionnels le demandaient jusqu’à la fin de l’année.
    A noter également la mise en place pour le secteur d’un PGE « saison » avec des conditions plus favorables que le PGE classique avec un plafond qui pourra atteindre les trois meilleurs mois de l’année précédente.
    Autre bonne nouvelle, la mesure « choc » annoncée par le premier ministre, pour « soutenir la demande » et inciter les Français à retourner dans les restaurants lorsqu’ils pourront rouvrir : le plafond journalier des tickets-restaurants sera doublé, à 38 euros, et leur utilisation sera autorisée les weekends et jours fériés, jusqu’à fin 2020.
    Enfin, la réouverture des cafés, des restaurants et des bars, envisagée le 2 juin dans les départements verts (tout l’Outre-mer sauf Mayotte) si l’évolution de l’épidémie ne se dégrade pas et si les mesures sanitaires recommandées sont parfaitement respectées, est une bouffée d’oxygène pour les professionnels du secteur Outre-mer.
    Demeurent malgré tout des points de vigilance et des incertitudes sachant que la crise impactera sans doute plus durement les Outre-mer :

    Sur les annulations de charges sociales et fiscales, il faudra probablement aller au-delà de juin. En complément, des plans d’échelonnement, sous l’impulsion de l’ACOSS, prenant notamment en compte les dettes passées, sur au moins 5 ans, devront être assez vite généralisés.

    La question du rôle des assurances dans la prise en charge – fût-elle partielle – des pertes d’exploitation reste un point bloquant.
    Le gouvernement doit aussi rapidement trancher sur le dossier relatif au soutien des compagnies aériennes régionales. L’état dit avoir entendu la détresse des dirigeants de ces compagnies, c’est bien, mais aujourd’hui, toutes ne sont pas sorties d’affaire, loin s’en faut.
    Enfin et surtout, ce qui nous préoccupe le plus, c’est la contradiction à première vue entre les annonces du premier ministre « d’ouvrir les destinations ultramarines à l’ensemble des Français de l’Hexagone » et le souhait en même temps de maintenir strictement les quatorzaines instaurées dans les destinations ultramarines.
    Sans la levée de ces quatorzaines, aucun touriste – qu’il soit affinitaire, d’affaires ou de détente – ne se rendra outre-mer. Il est donc indispensable de trouver au plus vite un système alternatif – qui rassure les populations inquiètes légitimement quant à l’importation du virus – mais qui permette également aux économies touristiques au sens large (compagnies aériennes, hôtellerie, restauration, activités de loisirs, location de véhicule, agences de voyages etc.) de nos territoires de ne pas sombrer définitivement.
    C’est pourquoi la FEDOM plaide, depuis le début de la crise, en relais de l’ensemble de ses organisations socioprofessionnelles, pour une sécurisation sanitaire la plus complète et la plus drastique : capteurs de température dans les aéroports, mise à disposition de masques et de gels durant l’ensemble du parcours, désinfection des avions, obligation de présenter un test négatif de moins de 48 heures en amont avec la possibilité de le faire à l’aéroport en cas d’oubli du passager.
    La ministre des Outre-mer avec laquelle nous avons eu longuement l’occasion d’échanger sur ce point est sur la même longueur d’ondes que la FEDOM quant à la double nécessité de protéger les populations ultramarines et de relancer le tourisme et donc les liaisons aériennes. Elle réfléchit, et l’idée est aussi intéressante, sur l’opportunité de mettre en place une sorte de « passeport santé » avec une série de tests en amont et en aval du déplacement. Le gouvernement n’a pas tranché à ce stade, mais les choses avancent.
    Gageons maintenant que l’ensemble de ces mesures soient rapidement opérationnelles afin de relancer au plus vite l’industrie du tourisme Outre-mer.

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