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    Home » Traite, esclavage et ressentiment (partie 1)
    Art/Culture

    Traite, esclavage et ressentiment (partie 1)

    décembre 1, 2024Mise à jourdécembre 2, 2024Aucun commentaire
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    L’exploitation de l’abomination que fut l’esclavage par des groupes de pression, qui font fi de la vérité historique, nous contraint à revenir sur ce passé douloureux sans faire l’impasse sur tous ses aspects. Il est important de reconnaître et de comprendre l’histoire telle qu’elle s’est réellement déroulée. Cela nous permet d’apprendre des erreurs du passé et de mieux apprécier les progrès réalisés. Réécrire l’histoire peut effacer des vérités importantes et nuire à notre compréhension collective. La mémoire historique joue un rôle crucial dans la construction d’une société informée et juste.

    La traite négrière a permis aux pays occidentaux d’accumuler d’importantes richesses, notamment grâce au commerce triangulaire reliant l’Europe, l’Afrique et les Amériques. Les bénéfices des expéditions de traite étaient estimés entre 15 % et 20 %, contribuant à l’essor économique de l’Europe.

    Des historiens, comme Jean Batou, soutiennent que l’esclavage a joué un rôle central dans l’accumulation primitive du capital, essentielle à la révolution industrielle. Les pays occidentaux ayant le plus profité de la traite négrière sont le Portugal, principal acteur avec environ 4,56 millions de captifs déportés, et la Grande-Bretagne, avec environ 3,26 millions de captifs, via des ports comme Liverpool, au centre de ce commerce. La France arrive en troisième position, avec des ports comme Nantes et Bordeaux, qui ont joué un rôle majeur dans le commerce triangulaire. Les Pays-Bas ont également été actifs dans le transport d’esclaves et le commerce des produits coloniaux, sans oublier le Danemark et la Suède, moins impliqués mais ayant eux aussi participé à la traite.

    La traite négrière a eu un impact significatif sur le développement industriel en Europe, en fournissant les capitaux nécessaires à l’accumulation primitive du capital. Les profits tirés du commerce des esclaves ont favorisé l’industrialisation, en particulier en Grande-Bretagne. Les produits coloniaux, tels que le sucre et le coton issus de l’esclavage, ont également stimulé des industries comme le raffinage et le textile.

    Les principaux produits échangés dans le commerce triangulaire étaient, d’Europe vers l’Afrique, des textiles, des armes à feu, de l’alcool, de la verroterie et divers objets de pacotille. D’Afrique vers les Amériques, ce sont les esclaves africains. Des Amériques vers l’Europe, on retrouvait le sucre, le café, le cacao, le coton, le tabac et l’indigo, produits grâce à la main-d’œuvre esclave. Ce système d’échanges a permis aux pays européens d’accumuler des richesses considérables grâce à la main-d’œuvre esclave gratuite et aux matières premières coloniales.

    Les estimations des richesses accumulées par les pays occidentaux grâce à l’esclavage varient selon les auteurs, mais tous reconnaissent que ce système a généré des profits colossaux. Les bénéfices tirés de la vente d’esclaves et des produits coloniaux sont considérés par les économistes comme ayant été essentiels à l’essor économique de ces nations au XVIIIe siècle. En France, par exemple, les indemnités versées aux propriétaires d’esclaves après l’abolition en 1848 s’élevaient à 126 millions de francs or, démontrant l’importance économique de l’esclavage. Cette somme correspondait à environ 1,3 % du revenu national de l’époque.

    Le commerce triangulaire a également généré d’énormes profits pour des ports comme Liverpool et Nantes, contribuant à l’enrichissement des nations européennes grâce à la main-d’œuvre esclave et aux produits coloniaux. L’esclavage a eu des impacts économiques significatifs sur les colonies américaines, leur fournissant une main-d’œuvre gratuite essentielle pour les plantations, notamment de canne à sucre, de coton et de tabac, ce qui leur a permis de prospérer économiquement. Cela a enrichi les colons propriétaires de plantations, qui ont accumulé d’importants profits grâce à la vente des produits coloniaux en Europe, renforçant ainsi leur pouvoir économique et social.

    De manière générale, la demande croissante pour les produits agricoles a conduit à l’amélioration des infrastructures portuaires et commerciales, facilitant le commerce transatlantique. Les ports américains, comme ceux de la Nouvelle-Angleterre et du Sud, ont prospéré grâce au commerce triangulaire reliant l’Europe, l’Afrique et les Amériques. Ces dynamiques ont profondément transformé l’économie coloniale et contribué à la richesse des nations européennes.

    Cette activité économique, fondée sur l’exploitation systématique d’une race par une autre, était extrêmement structurée. Elle reposait sur l’usage de monnaies particulières pour acheter des esclaves en Afrique :
    • Les cauris, coquillages introduits par les Portugais au XVIe siècle, étaient devenus l’étalon monétaire le plus courant sur la Côte des Esclaves, notamment à Ouidah.
    • Les manilles, des bracelets métalliques utilisés comme monnaie d’échange, étaient courantes sur la côte de Guinée, où un esclave pouvait coûter entre 12 et 15 manilles au XVIe siècle.
    • Les pièces d’argent, et plus tard des monnaies fiduciaires occidentales comme le dollar américain ou le thaler de Marie-Thérèse, furent introduites au XIXe siècle.

    D’autres formes de monnaies d’échange incluaient les barres de fer, utilisées dans certaines régions comme unité de mesure pour évaluer la valeur des esclaves. À Ouidah, les transactions étaient souvent exprimées en onces, subdivisées en livres ou écus, facilitant ainsi le commerce avec les Européens.

    Les produits européens les plus recherchés par les vendeurs africains d’esclaves comprenaient les textiles (étoffes simples ou luxueuses, souvent d’origine indienne ou européenne), les armes à feu (fusils et armes blanches), l’alcool (vins et eaux-de-vie) et les métaux (barres de fer et autres).

    Les armes à feu, en particulier, jouèrent un rôle crucial. Elles étaient très recherchées par les chefs africains, qui les utilisaient pour renforcer leur pouvoir militaire et sécuriser leurs territoires. En échange de captifs, ces souverains obtenaient des fusils, de la poudre et des munitions, ce qui leur permettait de mener des guerres contre des groupes rivaux et d’étendre leur influence. Ce commerce d’armes exacerba les conflits internes : les royaumes ayant accès aux armes européennes dominaient ceux qui n’en avaient pas, augmentant ainsi le nombre d’esclaves disponibles pour la traite. Les Européens, conscients de cette dynamique, encouragèrent souvent ces rivalités pour maintenir un approvisionnement constant en esclaves.
    Gérard Dorwling-Carter

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