Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Finances de la CTM : un deuxième plan d’optimisation

    septembre 26, 2026

    Qui travaille en Martinique ? Depuis trois ans, le privé recule

    septembre 26, 2026

    Grand Port de la Martinique : une sécurité renforcée pour faire barrage au narcotrafic

    septembre 26, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Traite, esclavage et ressentiment (partie 1)
    Art/Culture

    Traite, esclavage et ressentiment (partie 1)

    décembre 1, 2024Mise à jourdécembre 2, 2024Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    L’exploitation de l’abomination que fut l’esclavage par des groupes de pression, qui font fi de la vérité historique, nous contraint à revenir sur ce passé douloureux sans faire l’impasse sur tous ses aspects. Il est important de reconnaître et de comprendre l’histoire telle qu’elle s’est réellement déroulée. Cela nous permet d’apprendre des erreurs du passé et de mieux apprécier les progrès réalisés. Réécrire l’histoire peut effacer des vérités importantes et nuire à notre compréhension collective. La mémoire historique joue un rôle crucial dans la construction d’une société informée et juste.

    La traite négrière a permis aux pays occidentaux d’accumuler d’importantes richesses, notamment grâce au commerce triangulaire reliant l’Europe, l’Afrique et les Amériques. Les bénéfices des expéditions de traite étaient estimés entre 15 % et 20 %, contribuant à l’essor économique de l’Europe.

    Des historiens, comme Jean Batou, soutiennent que l’esclavage a joué un rôle central dans l’accumulation primitive du capital, essentielle à la révolution industrielle. Les pays occidentaux ayant le plus profité de la traite négrière sont le Portugal, principal acteur avec environ 4,56 millions de captifs déportés, et la Grande-Bretagne, avec environ 3,26 millions de captifs, via des ports comme Liverpool, au centre de ce commerce. La France arrive en troisième position, avec des ports comme Nantes et Bordeaux, qui ont joué un rôle majeur dans le commerce triangulaire. Les Pays-Bas ont également été actifs dans le transport d’esclaves et le commerce des produits coloniaux, sans oublier le Danemark et la Suède, moins impliqués mais ayant eux aussi participé à la traite.

    La traite négrière a eu un impact significatif sur le développement industriel en Europe, en fournissant les capitaux nécessaires à l’accumulation primitive du capital. Les profits tirés du commerce des esclaves ont favorisé l’industrialisation, en particulier en Grande-Bretagne. Les produits coloniaux, tels que le sucre et le coton issus de l’esclavage, ont également stimulé des industries comme le raffinage et le textile.

    Les principaux produits échangés dans le commerce triangulaire étaient, d’Europe vers l’Afrique, des textiles, des armes à feu, de l’alcool, de la verroterie et divers objets de pacotille. D’Afrique vers les Amériques, ce sont les esclaves africains. Des Amériques vers l’Europe, on retrouvait le sucre, le café, le cacao, le coton, le tabac et l’indigo, produits grâce à la main-d’œuvre esclave. Ce système d’échanges a permis aux pays européens d’accumuler des richesses considérables grâce à la main-d’œuvre esclave gratuite et aux matières premières coloniales.

    Les estimations des richesses accumulées par les pays occidentaux grâce à l’esclavage varient selon les auteurs, mais tous reconnaissent que ce système a généré des profits colossaux. Les bénéfices tirés de la vente d’esclaves et des produits coloniaux sont considérés par les économistes comme ayant été essentiels à l’essor économique de ces nations au XVIIIe siècle. En France, par exemple, les indemnités versées aux propriétaires d’esclaves après l’abolition en 1848 s’élevaient à 126 millions de francs or, démontrant l’importance économique de l’esclavage. Cette somme correspondait à environ 1,3 % du revenu national de l’époque.

    Le commerce triangulaire a également généré d’énormes profits pour des ports comme Liverpool et Nantes, contribuant à l’enrichissement des nations européennes grâce à la main-d’œuvre esclave et aux produits coloniaux. L’esclavage a eu des impacts économiques significatifs sur les colonies américaines, leur fournissant une main-d’œuvre gratuite essentielle pour les plantations, notamment de canne à sucre, de coton et de tabac, ce qui leur a permis de prospérer économiquement. Cela a enrichi les colons propriétaires de plantations, qui ont accumulé d’importants profits grâce à la vente des produits coloniaux en Europe, renforçant ainsi leur pouvoir économique et social.

    De manière générale, la demande croissante pour les produits agricoles a conduit à l’amélioration des infrastructures portuaires et commerciales, facilitant le commerce transatlantique. Les ports américains, comme ceux de la Nouvelle-Angleterre et du Sud, ont prospéré grâce au commerce triangulaire reliant l’Europe, l’Afrique et les Amériques. Ces dynamiques ont profondément transformé l’économie coloniale et contribué à la richesse des nations européennes.

    Cette activité économique, fondée sur l’exploitation systématique d’une race par une autre, était extrêmement structurée. Elle reposait sur l’usage de monnaies particulières pour acheter des esclaves en Afrique :
    • Les cauris, coquillages introduits par les Portugais au XVIe siècle, étaient devenus l’étalon monétaire le plus courant sur la Côte des Esclaves, notamment à Ouidah.
    • Les manilles, des bracelets métalliques utilisés comme monnaie d’échange, étaient courantes sur la côte de Guinée, où un esclave pouvait coûter entre 12 et 15 manilles au XVIe siècle.
    • Les pièces d’argent, et plus tard des monnaies fiduciaires occidentales comme le dollar américain ou le thaler de Marie-Thérèse, furent introduites au XIXe siècle.

    D’autres formes de monnaies d’échange incluaient les barres de fer, utilisées dans certaines régions comme unité de mesure pour évaluer la valeur des esclaves. À Ouidah, les transactions étaient souvent exprimées en onces, subdivisées en livres ou écus, facilitant ainsi le commerce avec les Européens.

    Les produits européens les plus recherchés par les vendeurs africains d’esclaves comprenaient les textiles (étoffes simples ou luxueuses, souvent d’origine indienne ou européenne), les armes à feu (fusils et armes blanches), l’alcool (vins et eaux-de-vie) et les métaux (barres de fer et autres).

    Les armes à feu, en particulier, jouèrent un rôle crucial. Elles étaient très recherchées par les chefs africains, qui les utilisaient pour renforcer leur pouvoir militaire et sécuriser leurs territoires. En échange de captifs, ces souverains obtenaient des fusils, de la poudre et des munitions, ce qui leur permettait de mener des guerres contre des groupes rivaux et d’étendre leur influence. Ce commerce d’armes exacerba les conflits internes : les royaumes ayant accès aux armes européennes dominaient ceux qui n’en avaient pas, augmentant ainsi le nombre d’esclaves disponibles pour la traite. Les Européens, conscients de cette dynamique, encouragèrent souvent ces rivalités pour maintenir un approvisionnement constant en esclaves.
    Gérard Dorwling-Carter

    ARTICLES SEMBLABLES

    JEP 2026. « Création dans la Ville », le Saint-Esprit à parcourir autrement

    septembre 15, 2026

    Valer’Egouy et AMI : vingt ans de contes, un dernier festival pour faire vibrer la Martinique

    septembre 14, 2026

    Avec l’IA aurons-nous encore envie de lire et de nous cultiver

    septembre 13, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    La Veille des Marchés
    samedi 26
    septembre
    5 938 €/m²
    année 2025, provisoire
    En 2025, c’est au Diamant que l’appartement se vend le plus cher en Martinique : 5 938 euros le mètre carré en prix médian.
    43 ventes mesurées en 2025
    4 744 €/m² à Sainte-Anne en 2025
    Chiffres 2025 provisoires : les ventes de fin d’année ne sont pas encore toutes enregistrées.
    Sources officiellesvérifiées
    Voir l'observatoire
    Étude offerte cette semaine
    Qui paie en retard en Martinique ?
    Recevoir l'étude gratuitement
    VOTRE MAGAZINE DU MOIS
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Plus de 800 délégués de 40 pays pour la Semaine caribéenne de l’agriculture en Jamaïque

    Le très honorable Dr Andrew Holness, Premier ministre de la Jamaïqu Plus de 800 délégués de 40 pays se réuniront en Jamaïque, du 27 septembre…

    L’IA pourrait stimuler l’économie latino-américaine et caribéenne de 5,1 % en dix ans, mais les salaires pourraient baisser, selon la BID.

    septembre 26, 2026

    Les pays des Caraïbes élaborent un plan d’action pour inciter le Royaume-Uni à réparer les préjudices liés à l’esclavage.

    septembre 26, 2026

    Déclaration du Groupe de personnalités éminentes de la CARICOM | Visite en Haïti, du 2 au 9 septembre 2026

    septembre 26, 2026

    L’OPS et la CARPHA réunissent 10 pays et territoires des Caraïbes afin d’harmoniser la surveillance des virus respiratoires dans la région.

    septembre 26, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.