Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Transports : l’unité et la responsabilité pour réussir la rentrée scolaire

    août 14, 2026

    Diversification agricole : la Martinique doit obtenir une réforme structurelle du POSEI

    août 14, 2026

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    août 14, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    • Changer la langue en English
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » QUAND LES CRÉDITS CARBONE METTENT EN DANGER LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES
    Ecologie / Environnement

    QUAND LES CRÉDITS CARBONE METTENT EN DANGER LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES

    août 14, 2021Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Absence de consentement, de retombées économiques ou modification de force de l’usage des terres… les populations autochtones bénéficient difficilement des retombées des crédits carbone issus des forêts qu’elles protègent. Une étude de l’ONG Rights and Resources Initiative (RRI) estime que seuls 3 pays sur 31 reconnaissent les droits des populations autochtones à ce sujet. Les projets les plus vertueux, dont REDD+ de l’ONU, sont aussi concernés par ces dérives.


    Lac de la province Mai Ndombe, en République Démocratique du Congo.
    @J. Claeys Boùùaert

    L’achat de crédits carbone propose de compenser ses émissions en un temps record. Il suffit, pour une entité, d’investir dans un projet qui absorbe autant de CO2 qu’elle en émet. Les forêts tropicales, immenses puits de carbone, sont devenus des eldorados de la compensation. Au risque de bafouer les droits des populations qui y vivent. Alors que les communautés autochtones comptent parmi les gardiens les plus efficaces de ces écosystèmes, elles ne bénéficient trop souvent d’aucune retombée économique liée à la vente des crédits. Pire : elles ne sont parfois même pas averties de la monétisation de leur territoire.

    Des chercheurs se sont penchés sur le cas de 31 pays en Afrique, Asie et Amérique latine dont ceux qui abritent le plus de forêts tropicales, comme le Brésil, la République Démocratique du Congo (RDC), ou l’Indonésie. Le constat est frappant : seuls trois d’entre eux, le Pérou, la RDC et l’Éthiopie reconnaissent explicitement des droits sur le carbone aux peuples autochtones, dont la nécessité d’obtenir l’accord des communautés concernées. « Cela exacerbe la myriade de défis auxquels sont déjà confrontés les peuples autochtones, les communautés locales et les descendants des peuples Africains, comme l’exclusion des décisions d’aménagement du territoire, ou l’accaparement des terres » souligne le rapport publié début juin par l’ONG Rights and Resources Initiative (RRI) et l’Université canadienne McGill.

    Les projets de l’ONU pointés du doigt

    Les projets les plus vertueux sur le papier ne font pas exception. En 2008, les Nations-Unies ont lancé le programme REDD+, pour Réduire les Émissions provenant de la Déforestation et de la Dégradation des forêts. L’objectif : permettre aux pays en voie de développement de bénéficier des revenus des crédits carbone pour développer des activités respectueuses de l’environnement, comme l’agroforesterie ou l’éco-tourisme. Mais « malgré plus d’une décennie d’investissements dans les projets REDD+, seuls une poignée de pays ont établit un cadre pour réguler les transactions liées aux crédits carbone », estime l’étude.

    Sur le terrain, les choses ne se passent pas toujours comme prévu. L’organisation congolaise Action pour la Promotion et Protection des Peuples et Espèces Menacées (APEM), en partenariat avec la branche britannique de Rainforest Foundation, ont étudié l’un des projets REDD+ les plus avancés au monde, situé dans la région de Mai Ndombe en République Démocratique du Congo. Le constat, publié fin 2020, est inquiétant. La plupart des projets n’ont pas obtenu le consentement des communautés. Conséquence d’une faible implication des populations, les plans de gestion n’ont pas correctement pris en compte les systèmes traditionnels d’utilisation des terres, entraînant des pénuries alimentaires dans certains villages où les femmes n’avaient plus accès à leur activité de subsistance.

    Quant aux revenus financiers,  « la plupart des bénéfices promis n’avaient pas encore été reçus ou les communautés n’étaient pas satisfaites de leur distribution » observe l’étude. L’organisation RRI préconise qu’avant chaque projet, les droits du carbone et partage des avantages soient définis et garantis juridiquement aux populations locales, et qu’un suivi soit effectué. Et le temps presse. Selon l’association All4trees, le volume des transactions de crédits carbone sur le marché volontaire issus de projets forestiers a augmenté de plus de 250 % entre 2016 et 2018.

    Pauline Fricot, @PaulineFricot

    ARTICLES SEMBLABLES

    Le plan national de lutte contre les sargasses annoncé le 30 juillet 2026 par la présidente du Mexique

    août 4, 2026

    Près de 6 millions d’hectares ravagés par les flammes en Europe et en Amérique du Nord, selon l’ONU

    juillet 30, 2026

    Pourquoi les incendies se multiplient-ils en Europe durant l’été 2026 ?

    juillet 25, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    St Lucia Times PaKherim Nelson À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, les jeunes des Caraïbes ont pu exprimer à la CARICOM ce…

    Les centres de formation technique et professionnelle de Sainte-Lucie se font l’écho de l’appel régional aux compétences

    août 14, 2026

    Sainte-Lucie lance officiellement une allocation de 1 000 EC$ pour les nouveau-nés

    août 4, 2026

    Les délégués de l’OECO font le point sur les stratégies de gestion des sargasses suite à leur mission dans les territoires français

    août 2, 2026

    Pierre : L’émancipation est inachevée sans liberté économique.

    août 2, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.