Close Menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Kannaval-la ja pati. Kréyolad 1110

    janvier 14, 2026

    « Le Grand Orient de France a pour vocation à changer la société »

    janvier 14, 2026

    Sécurité routière en Martinique : 39 morts en 2025, l’État annonce un tour de vis face à l’hécatombe

    janvier 14, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Art/Culture
      • Ecologie / Environnement
      • Patrimoine
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Édito de Henri PIED
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Caraïbe
    • Newsletter 
    • Publicité
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » MICHELE MAILLET : DE LA TÉLÉVISION À L’ÉCRITURE (Par Christian Boutant)
    Littérature

    MICHELE MAILLET : DE LA TÉLÉVISION À L’ÉCRITURE (Par Christian Boutant)

    août 6, 2025Mise à jouraoût 6, 2025Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

     

    Beaucoup de gens de ma génération gardent probablement en mémoire l’histoire de cette jeune Martiniquaise, speakerine à la télévision nationale au seuil des années 1980. Elle fut la première femme dite « de couleur » à occuper ce poste. De nombreux compatriotes s’en réjouirent, d’autres estimèrent que son parcours tenait à son éclat, sa beauté, voire à des compromissions, ou pire… à des appuis.

    Quoi qu’il en soit, c’est avec brio, constance et efficacité qu’elle sut se frayer un chemin, déployant ses talents et franchissant les obstacles pour se faire un nom et une personnalité remarquée, dans un environnement pas du tout conçu pour les Noirs.

    Comme tous les Noirs à l’époque

    Inévitablement, mes pensées me ramènent à des périodes plus anciennes, évoquant Joséphine Baker et Henri Salvador, qui durent avoir recours à des artifices pour se faire une place : nudité et ceinture de bananes pour la première ; grimaces et pitreries pour le second, avant de pouvoir imposer et faire reconnaître leur véritable talent.

    Comme eux, Michèle Maillet eut à subir la discrimination en raison de ses différences évidentes, mais aussi la méfiance, parfois même l’intolérance de certains de ses compatriotes.

    Arrêtons-nous là pour parler de sa plume. Car, au-delà de la speakerine, Michèle Maillet nous offre une plume incroyablement efficace, captivante et nourrie de savoirs.

    La découverte d’une autrice

    Elle retint d’abord mon attention lors d’une interview sur la télévision Zitata. Puis ce fut notre rencontre au Salon du livre, à l’Habitation Clément. Porté par ses propos et leur profondeur, c’est sans hésitation que j’acquis l’un de ses livres, L’Étoile noire, dont je débutai la lecture le soir même.

    L’Étoile noire

    Difficile de m’en détacher. Chaque pause était suivie d’une reprise exaltée.

    J’y découvris une histoire originale et poignante : celle d’une famille noire martiniquaise — une mère, Sidonie, et deux enfants, Désiré et Nicaise — arrêtés par des Allemands lors de rafles antijuives, capturés, déportés, assimilés aux « anormaux », juifs, Noirs, différents des Aryens, subissant toutes formes d’outrages et d’inhumanités.

    Qui peut imaginer que des Noirs, seulement en raison de leur teint, aient subi de telles atrocités ? Oui, on parle des juifs, mais il y avait aussi des Noirs martiniquais.

    Plus je lisais, plus je mesurais l’intensité et le caractère vraisemblable de cette histoire.

    Mais au-delà de l’histoire, il y a l’écriture : du talent, de la sensibilité, des connaissances, des anecdotes. L’œuvre est puissante. Les images, les descriptions, la chronologie, le suspense, la douleur… Le récit est extraordinairement bien écrit.

    Comment cette œuvre, publiée en 1990, récompensée la même année par le prix Bernard-Lecache de la Licra, rééditée en 2006, n’est-elle pas plus connue ? À quand le film ?

    Le roman explore en profondeur la déportation des Noirs pendant la Seconde Guerre mondiale, un aspect tragique trop rarement évoqué. Michèle Maillet décrit ces moments de la Shoah et de la traite esclavagiste sans hiérarchie, dans un style cru, poétique et émouvant.

    Une autrice au verbe clair

    Je découvre une autrice au verbe clair, poignant, créatif dans ses descriptions, ses métaphores, sa subtilité.

    Que n’a-t-on pas dit de négatif sur Michèle Maillet, sans la connaître, sans imaginer sa profondeur et ses épreuves ? Et la voilà : la vraie Michèle, avec un savoir immense, un ancrage culturel d’une richesse inouïe, des descriptions de nos mœurs, de nos traditions, une connaissance aiguisée du pays, de sa flore, de ses pratiques, et une connaissance du monde enrichie par ses multiples expériences.

    Elle est aussi dans ces trains de l’exil qui puent la mort, saturés par la décomposition des corps et les excréments. Je suis ébloui, surpris, bouleversé et émerveillé.

    Je mesure sa douleur, comme celle d’Ernest Léardée qui, dans son manuscrit La Biguine de l’oncle Ben, évoque la souffrance de l’oubli : « Mon pays m’a oublié alors que j’ai tant fait pour la biguine. »

     

    Il me tarde de lire ses autres livres : Bonsoir faites de doux rêves (autobiographie) et Le Jour où j’ai rencontré Benoît, récit consacré à un esclave devenu premier saint noir canonisé, et Michèle Obama.

     

     

    Pour l’instant, je conseille de lire ce chef-d’œuvre L’Étoile noire, qui, porté à l’écran, devrait être un succès planétaire.

    Il existe semble-t-il un bureau du film à la CTM. Attendons… à moins qu’un producteur privé ?

    Christian Boutant-

    Share this:

    • Facebook
    • X

    Articles similaires

    ARTICLES SEMBLABLES

    VIENT DE SORTIR. Au-delà des limites : remettre de la structure là où tout s’est dispersé

    janvier 14, 2026

    LITTÉRATURE. « Guerrière de Christ » : un cri d’amour, d’espoir et de puissance pour les femmes d’aujourd’hui

    janvier 14, 2026

    LA MUTINE, un roman de Michel Herland

    janvier 8, 2026
    Ajouter un commentaire
    ECRIVEZ UN COMMENTAIRE Cancel Reply

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

    TÉLÉCHARGEZ LE MAGAZINE SPÉCIAL D’ANTILLA
    OFFERT CE MOIS-CI ! EXCELLENTE ANNÉE 2026
    ABONNEZ-VOUS GRATUITEMENT À NOTRE CHAÎNE !
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Danser pour le plaisir et la culture : Apprendre la quadrille traditionnelle des îles Caïmans

    Caraïbe janvier 13, 2026

    Par -Par Christopher Tobutt, collaborateur de Cayman Compass La cour du Musée national des îles…

    Share this:

    • Facebook
    • X

    L’augmentation de plus de 30 % du nombre de visiteurs en 2025 confirme le statut de Mas Domnik comme l’un des événements les plus attendus de la Dominique, selon les autorités.

    janvier 12, 2026

    Peur et fictions contre faits et preuves

    janvier 12, 2026

    Le plus grand atout des Caraïbes, c’est son talent. Il est temps d’arrêter de le gaspiller.

    janvier 12, 2026
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACTEZ-NOUS
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • CONSULTEZ LES ANNONCES LÉGALES

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.