Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Transports : l’unité et la responsabilité pour réussir la rentrée scolaire

    août 14, 2026

    Diversification agricole : la Martinique doit obtenir une réforme structurelle du POSEI

    août 14, 2026

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    août 14, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    • Changer la langue en English
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Hydrocarbures en Guyane : un débat relancé au Sénat
    Actualité

    Hydrocarbures en Guyane : un débat relancé au Sénat

    janvier 24, 2026Mise à jourjanvier 24, 2026Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp
    Le sénateur de Guyane Georges Patient (RDPI) a déposé une proposition de loi visant à lever, dans les territoires d’outre-mer, l’interdiction de recherche, d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures instaurée en 2017 par la loi dite « Hulot ». Soutenu par plusieurs sénateurs ultramarins, le texte doit être débattu le 29 janvier, dans un contexte énergétique et géopolitique tendu.
    Un projet soutenu par les élus Cosignée par plus d’une quinzaine de sénateurs issus de la Guadeloupe, de la Martinique, de Guyane, Mayotte, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, La Réunion, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française, la proposition défend « la possibilité d’un développement contrôlé et encadré » d’activités extractives en Outre-mer, sous réserve d’un plafonnement lié à la consommation nationale.

    Pour Georges Patient, le contexte a changé depuis 2017 : « le contexte international et la situation interne à la France […] permettent d’envisager d’obtenir une majorité parlementaire ». Il rappelle que dès l’origine, il s’était opposé à l’inclusion des Outre-mer dans la loi

    Les auteurs du texte avancent plusieurs arguments : sécuriser l’approvisionnement énergétique, réduire la dépendance extérieure de la France, diminuer le coût des importations, mais aussi stimuler un développement économique local.

    Selon le sénateur, il ne s’agit pas de renoncer à la transition énergétique mais de la « rendre juste, cohérente et respectueuse des réalités ultramarines ». Le texte met en avant une question récurrente dans les Outre-mer : la place des territoires dans la souveraineté nationale.

    « Les Outre-mer, victimes de la bonne conscience Pour le sénateur, la loi Hulot fut « symbolique », prise pour faire de la France un exemple, mais « peu suivie » dans le monde. Il cite notamment les voisins de la Guyane le Brésil, Venezuela, Suriname et Guyana qui ont massivement investi dans le pétrole.

    Le parallèle avec le Guyana est central : découvert après la Guyane, le pétrole guyanais est aujourd’hui exploité, exporté et vendu en majorité… aux Européens, dont la France, qui en a importé pour plus de 500 millions d’euros en 2023. Cette situation est décrite comme « ironique » par le sénateur, alors que la Guyane française demeure sous régime d’interdiction.

    Les sénateurs évoquent aussi Mayotte et les îles Éparses dans le canal du Mozambique, considérées comme zones à fort potentiel gazier.

    Un enjeu stratégique pour la France

    À l’heure où la France importe 99 % de son pétrole, une production nationale couvrant la consommation actuelle pourrait, selon le texte, rapporter entre 4 et 8 milliards d’euros par an à l’État et améliorer la balance commerciale de 50 à 60 milliards d’euros. Pour la Guyane, les collectivités percevraient 400 à 500 millions d’euros annuels.

    Pour le sénateur Patient, l’enjeu est aussi institutionnel : depuis août 2025, les régions d’outre-mer sont compétentes en matière de droit minier off-shore. Sa PPL repose sur un principe : « faire confiance aux territoires », en leur laissant le choix d’engager ou non des projets extractifs.

    Un débat qui dépasse les Outre-mer

    Le sujet n’est pas isolé. En février 2025, Manuel Valls s’était dit favorable à revenir sur la loi Hulot, rappelant que « tous les pays autour » de la Guyane investissent dans ce secteur. Pour lui, « le seul territoire où on ne pourrait pas poser la question, ce serait la France ». Il appelait toutefois à une exploitation « avec précaution ».

    Forte opposition du monde associatif et 

    Sur le terrain, la proposition de loi suscite de vives réactions. À Mayotte, l’association Mayotte Nature Environnement dénonce un « retour en arrière », et alerte sur les impacts écologiques durables de l’exploration off-shore : destruction des fonds marins, perturbations acoustiques pour les espèces, pollution chimique et risques d’accidents majeurs.

    Elle insiste aussi sur les risques économiques : faible emploi local, infrastructures insuffisantes, dépendance à des multinationales et spécialisation dans une filière non durable.

    Un débat révélateur d’un tournant 

    Il intervient au moment où :

    • l’Europe cherche à diversifier ses approvisionnements énergétiques,
    • les Outre-mer questionnent leur place dans la souveraineté nationale,
    • les États voisins exploiteurs (Guyana, Suriname) bouleversent les équilibres régionaux,
    • la France fait face à un contexte géopolitique mouvant (instabilité au Venezuela, tensions USA-Chine, transition énergétique mondiale)

    ARTICLES SEMBLABLES

    BBS (LA MAUNY/TROIS-RIVIÈRES) : derrière la reprise par Les Bienheureux, un lourd défi industriel et financier

    août 14, 2026

    Sécheresse : quand les filières agricoles se serrent les coudes face à l’urgence

    août 13, 2026

    André Prosper : « Aujourd’hui, nous sommes dans la sauvegarde de l’élevage bovin martiniquais »

    août 13, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    St Lucia Times PaKherim Nelson À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, les jeunes des Caraïbes ont pu exprimer à la CARICOM ce…

    Les centres de formation technique et professionnelle de Sainte-Lucie se font l’écho de l’appel régional aux compétences

    août 14, 2026

    Sainte-Lucie lance officiellement une allocation de 1 000 EC$ pour les nouveau-nés

    août 4, 2026

    Les délégués de l’OECO font le point sur les stratégies de gestion des sargasses suite à leur mission dans les territoires français

    août 2, 2026

    Pierre : L’émancipation est inachevée sans liberté économique.

    août 2, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.