Du 17 au 19 avril, le Grand Palais accueille le Festival du livre de Paris avec une programmation qui met en lumière les écrivains et éditeurs des Outre-mer, dont plusieurs voix martiniquaises.
Depuis plusieurs années, l’ancien Salon du livre a quitté la Porte de Versailles pour s’installer sous la verrière du Grand Palais. Rebaptisé Festival du livre de Paris et désormais piloté par le Syndicat national de l’édition (SNE), l’événement conserve sa vocation première : célébrer la diversité des cultures et des récits à travers une programmation ouverte à tous. Pour cette édition 2026, placée sous le signe de la bande dessinée et du voyage, trois journées de rencontres, lectures et dédicaces réuniront auteurs des Antilles et d’ailleurs.
La Martinique sera représentée par plusieurs plumes : Suzanne Dracius, Jean-Marc Terrine et Charles-Henri Fargues, tous trois publiés chez Desnel éditions, ainsi que Jade Amory en littérature jeunesse pour Caribéditions. L’éditeur martiniquais
Jean-Benoît Desnel salue le soutien renouvelé du ministère des Outre-mer, qui permet de rendre visibles des ouvrages et des auteurs locaux. Il rappelle que ceux-ci comptent autant de lecteurs en Île-de-France qu’en Martinique, ce qui rend leur présence à Paris indispensable.
Le Pavillon des Outre-mer, installé dans la zone centrale du Grand Palais (stand NC 33), réunira sur un même espace plusieurs maisons d’édition : Au Vent des îles (Polynésie française), les Presses universitaires des Antilles (Guadeloupe), Mon autre France (Saint-Pierre-et-Miquelon) et Jean-Benoît Desnel éditions. La librairie Calypso sera également présente pour représenter cinq éditeurs supplémentaires, dont Caraïéditions, Nèg Mawon, Projec’îles, Atlantiques déchaînés et Orphie.
Dès le vendredi 17 avril en matinée scolaire, un débat réunira Suzanne Dracius et le plasticien guadeloupéen Richard-Viktor Sainsily Cayol autour de deux ouvrages publiés chez Desnel éditions : Guillaume Guillon-Lethière, l’enfant lumière, illustré par Sainsily Cayol, et Les Fables de La Fontaine adaptées en créoles avec des sources de l’Antiquité, signées Suzanne Dracius. Une classe du collège Blaise Pascal de Massy, dans l’Essonne, échangera à bâtons rompus avec les deux auteurs.
Jean-Benoît Desnel résume l’enjeu en citant Aimé Césaire : pour ne pas être
« le jouet sombre au Carnaval des autres »,
il faut se battre afin d’inscrire les écrivains ultramarins dans la programmation de ces grandes manifestations littéraires nationales, qui bénéficient d’une large couverture médiatique et, de fait, d’un public considérable.









